Source : Tol3it Rihetkoum / FB
Source : Tol3it Rihetkoum / FB

Le ministre de l’Environnement Mohammed Machnouk a annoncé ce matin sa démission du comité interministériel en charge de gérer le dossier des ordures qui empoisonne la scène politique depuis la fermeture de la décharge de Naameh, le 17 juillet dernier. Cette fermeture avait provoqué l’accumulation des ordures dans les rues de la capitale libanaise et du Mont-Liban, révélant une véritable crise sociale et économique et un rejet de la classe politique. Le mouvement issu de ce malaise est désormais incarné par l’irruption du collectif #YouStink.

Outre la demande de démission du Ministre de l’Environnement Mohammed Machnouk accusé d’avoir favorisé des entreprises liées à des hommes politiques et certains intérêts économiques lors de l’appel d’offre concernant le ramassage des ordures et qui a été depuis annulé en raison des prix importants proposés, , la coalition civile désormais conduite par le collectif #YouStink exige également la démission des responsables sécuritaires à l’origine des incidents qui sont déroulés la semaine dernière et une amélioration générale des services publics, eau, électricité, services de santé, etc… et des élections parlementaires préalables à l’élection présidentielle.

Selon les informations circulant dans la presse locale, le comité interministériel en charge de la question des ordures a depuis été élargi à 10 membres au lieu des 4 membres à l’origine et attendrait le rapport que doit lui remettre le Ministre de l’Intérieur et des Municipalité sur les localités acceptant de mettre en place des décharges provisoires. Ces dernières pourraient se trouver au Sud Liban comme évoqué mardi dernier lors de la réunion extraordinaire du Conseil des Ministres. A l’époque le Ministre de l’Environnement évoquait une possible réouverture de la déchetterie de Naameh en attendant la mise en place d’autres solutions.

Cependant, en dépit de ce qui pourrait être considéré comme une nouvelle victoire, cette annonce ne pourrait pas satisfaire les exigences des manifestants qui ont été nombreux à protester ce samedi – certaines sources sécuritaires annoncent officieusement la participation de 100 000 personnes, alors que d’autres parmi les organisateurs évoquent la présence de 200 000 manifestants – qui avaient posé un ultimatum de 72 heures pour satisfaire leurs demandes.