Les ordures à proximité immédiate du Fleuve de Beyrouth, source Facebook
La photographie des ordures à proximité immédiate du Fleuve de Beyrouth, source Executive Magazine, circulant de manière virale sur Facebook et les autres réseaux sociaux.
Photo Satellite Google Earth ou l'on voit à proximité immédiate des lieux, l'usine de traitement de Sukomi, filiale de Sukleen.
Photo Satellite Google Earth ou l’on voit à proximité immédiate des lieux, l’usine de traitement de Sukomi, filiale de Sukleen.

Sur une photographie circulant sur les réseaux sociaux, on peut découvrir à proximité immédiate de l’embouchure du Fleuve de Beyrouth, le tas d’ordures que les autorités locales entassent. Le contexte des lieux cependant serait incomplet, si on ne constate pas, qu’à seulement quelques mètres de là, un grand bâtiment blanc, qui est en réalité, une usine de triage et par conséquent, permettant le recyclage des déchets de la capitale libanaise et notamment le compostage des déchets organiques sur d’autres lieux.

Confronté à la structure elle-même de nos déchets, on apprend (source Sweepnet) que nos poubelles dans nos quartiers urbains sont constituées de

  • 50% de déchets organiques,17% de papiers et d’emballages,13% de plastiques, 6% de métaux (aluminum et autre), 4% de verre, 3% de textiles, 2% de bois
  • et 5% de matières – en réalité – ultimes.
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Source Sweepnet

Ne serait-il pas souhaitable déjà, que l’Etat fort de ses prérogatives souveraines, déclare un état d’urgence sanitaire, lui accordant le droit, non pas d’exproprier mais de réquisitionner les infrastructures nécessaires, ces usines étant déjà construites sur les biens de l’Etat et non sur les biens d’une entreprise privée. Le terrain appartient déjà à l’Etat, il suffit donc de réquisitionner la main-d’oeuvre. Le cadre légal existe donc, pourquoi ne pas alors l’utiliser?

On ne peut que s’interroger sur les raisons empêchant les autorités libanaise de jouir et de faire profiter leurs concitoyens de ses services pourtant immédiatement disponibles même sans décharge stocker les déchets ultimes équivalent à seulement 5% du volume total pour la capitale. S’agit-il de ne pas froisser certains intérêts financiers ou au contraire de permettre à d’autres de récupérer ces biens pourtant publics? S’agit-il d’une incapacité des responsables à même connaitre le dossier? S’agit-il d’un défaut de bonne volonté?

Ne peut-on déjà pas penser à séparer les ordures transformables et recyclables des autres déchets ultimes avant la mise en place de nouvelles déchetteries? Ne devrait-on pas optimiser le système actuel même imparfait en attendant la mise en place d’une solution définitive? Mais surtout, ne devrait-on pas penser que ces infrastructures, dont certaines sont déjà pré-existantes, constituent un point de départ à une politique de valorisation des déchets, politique qui réclame des délais importants à mettre en place parce qu’il faut réfléchir d’un point de vue industriel et construire une filière?

A ces questions, les autorités libanaises semblent ne pas vouloir y répondre, comme à leurs habitudes, perdant un temps précieux alors qu’on n’en dispose malheureusement pas avant la saison des pluies qui s’annonce toute proche…

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