A l’occasion d’une cérémonie de soutien au mouvement démocratique en Egypte, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a annoncé le soutien du mouvement chiite à la révolution contre le président Hosni Moubarak.

Hassan Nasrallah s’est excusé « pour ce soutien tardif » à l’égard du peuple tunisien et égyptien, estimant qu’il ne peut rester silencieux dans la lutte de l’oppresseur contre l’opprimé, avant d’évoquer les accusations –sans fondement selon – de l’existence d’une cellule Hezbollah en Egypte, accusée de vouloir convertir les égyptiens au chiisme.

Indiquant que le mouvement chiite a remis sa réponse face à ces accusations,  Hassan Nasrallah  a déclaré vouloir éclaircir différents points,, se déclarant favorable à une révolution nationale égyptienne dans laquelle musulmans, chrétiens et autres puissent prendre une large part.

« Cette révolution est le produit de la volonté et de la détermination de la population », note-t-il, estimant que ceux qui protestent et qui tombent en martyrs sont ceux qui doivent décider quel système (politique) sera appliqué.

Il note également la place prise par la jeunesse dans ces mouvements.

« Nous sommes devant une révolution complète en faveur des pauvres, pour la liberté » », poursuit le responsable du Hezbollah, indiquant que le mouvement égyptien vise particulièrement les politiques suivies par le Président Hosni Moubarak dans le conflit israélo-arabe.

Hassan Nasrallah a également réfuté toute ingérence américaine dans ces révolutions, notant que les dirigeants arabes visés demeurent des alliés loyaux des USA, dont des études notent que le Moyen Orient est à l’aube de grands changements, les régimes soutenus par les Etats Unis ne pouvant plus supporter la pression populaire à leur encontre.

« Khomeini était loyal aux aspirations des nations et non en faveur d’un alliance américaine, » déclare Hassan Nasrallah, notant qu’il s’agit également du cas des peuples tunisiens et égyptiens. Il accuse ensuite les USA – décrite comme consciente du changement des rapports de force – de vouloir contenir les mouvements révolutionnaires pour améliorer leur image dans le monde arabe et pour soutenir leurs alliés et en particulier Israël.

« Nous observons la grande inquiétude israélienne et leur appel pour reconsidérer la stratégie de défense nationale », pursuit Hassan Nasrallah et de déclarer qu’il existe un consensus israélien pour protéger le régime du Président Hosni Moubarak. « Israël a annoncé que des dictatures et non des démocraties la protège. ».

S’adressant aux égyptiens dont les manifestations ne sont pas moins décrites comme « moins importantes que la victoire de la résistance en juillet 2006, le secrétaire général du Hezbollah  a déclaré que ces derniers dirigent une bataille pour la restauration de la dignité arabe, humiliée par certains dirigeants,  concluant en déclarant «  ne pas vouloir s’ingérer dans les affaires internes égyptiennes » mais souhaitant leur dire que le succès du mouvement révolutionnaire changera complètement les équilibres régionaux.

1 COMMENTAIRE

  1. Le Caire brisé
    Qui peut confisquer la révolution égyptienne ?

    La plupart d’entre nous étaient à peine des hommes qui ont décidé du jour au lendemain de se donner la peine de rompre toutes les chaînes…
    d’un pouvoir aux abois, parce qu’il ne tient plus personne en laisse… à part… les CHIENS.
    Contre les cyniques il n’y a qu’une solution chimique à base d’acide sulfurique… que nous jetions dans les yeux de l’opinion publique…
    pour réclamer de tous, le droit à un minimum de dignité… à un maximum de liberté…
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/le-caire-brise/

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