Des familles cernées par le feu crient au secours. Les angoisses répétées du citoyen passent du rituel frustrant au patrimoine des ravages. Des promesses de jours meilleurs s’évaporent car les moyens disponibles depuis longtemps stagnent faute d’entretien.

Les colères et les cris dans le noir conduisent finalement à ce terrible présent. Là où l’imprévu incendiaire prévaut lors des absences multiples. Un ratage de plus pour tout responsable qui reste étranger aux mesures à prendre pour la préservation des espaces propres et verts. Il s’agit ici d’une culture prévisionnelle dont le but essentiel est d’éviter et de contenir des risques éventuels ou demi graves dérapages.

Cependant, nous sommes presque toujours servi par un manque effarant de prévention et de logistiques tardives qui ne consistent qu’à répondre maladroitement à de riches terroirs. Cependant, la remarquable bonne volonté du libanais perpétue les générosités d’esprit et de cœur. C’est justement là où la tutelle des uns ne s’immisce plus car la solidarité qui vient des tripes prévaut sur toute autre influence. Les élans délibérés permettent aux femmes et aux hommes de convier quiconque afin de bénéficier de tout accueil en ces temps de détresse. 

Néanmoins, nous reste t-il à prendre en charge le désarroi intime et à chasser la discordance pour exercer pleinement nos appartenances citoyennes vers la nation?  Devrait-on frôler de si prêt la mort des lieux pour saisir qu’une vie vécue pleinement mérite de ne pas convenir aux intolérances exacerbées et sournoises ou à des opportunités promises mais au précieux mieux être entre nous ?

Les faits accomplis peuvent se composer d’actes magnanimes malgré tant de fardeaux, générés par de nombreux irresponsables prédécesseurs. S’agirait-il de secourir en soi l’élément vital pour composer la bienveillance sans réticences? Le libanais commence t-il à devenir plus solidaire, à ne plus tolérer ses propres incohérences, à assumer son rôle et à convenir enfin à un consensus non déclaré mais vécu ? 

De nombreuses incendies aux causes multiples ont ravagé de larges superficies du pays des Cèdres. De terribles destructions matérielles, d’arbres et de forêts, nous mènent d’un coup, du vert au noir. Est-ce ce dernier temps pour agir ensemble, préserver l’utile geste humain et non pas seulement constater nos ruines ? La mémoire demeure une marque du passé quand le beau souvenir persiste bien plus que l’obscurité en flammes. 

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