Aujourd’hui, qui donc combat réellement la corruption à part ces blogueurs, facebookeurs, youtubeurs et Paula Yacoubian ? Que comprendre de cette photo pleine des sourires du ministre des affaires étrangères, du président de la chambre et de M. Ferzli ? Où sont passées les insultes, les accusations et les mobylettes ? Où sont passées les promesses d’électricité 24/24 en 2015 ? De lutte contre la corruption ? De révolutions économiques basées sur le rapport McKinsey et sur la conférence CEDRE? À quand cet acharnement maniaque à piller ce navire qui prend l’eau de partout? Dans quel pays, dans quelle île lointaine allez-vous dépensez nos derniers sous lorsque ce pays ne sera plus que la gueule béante d’une carrière transformée en dépotoir?

Pire que tout, ces applaudisseurs béats, vos supporters, étouffés par les gaz toxiques des ordures et des navires turcs, qui continuent à vénérer ces dieux de l’Olympe que sont leurs bourreaux, et qui ne savent pas que la légalisation des générateurs de quartier consacre la double facturation ad- aeternam (plus TVA à 11%, bien sûr), et que la désintégration thermique n’est qu’un terme-cache sexe utilisé par nos politiciens-experts pour parler de l’incinération pure et simple avec tous les malheurs qu’elle transporte par maux et par vents?

Peut-être que le malheur des moutons que nous sommes, sur le chemin de l’abattoir, est de savoir que certains dégâts sont irréversibles et que si Beyrouth a été reconstruite neuf fois, les montagnes libanaises, le littoral, les déchets toxiques dans l’air, la terre et la mer, eux, ne pourront pas être réparés par les dons de Qatar (merci), de l’Arabie Saoudite, de la France, ou de tout autre pays ami.

Le lapsus du président à la fête de l’armée était peut-être prémonitoire: fatalement, comme dans la «Planète des singes», nos concitoyens, ces singes-applaudisseurs, saignés à blanc, dépecés, décortiqués vivants, cobayes d’expériences chimiques, maltraités et martyrisés par ceux qu’ils croient leurs maîtres et amis, se réveilleront, comme le singe Caesar, de nouveau un jour. Espérons seulement qu’ils le feront assez tôt pour sauver le peu qui reste…

1 COMMENTAIRE

  1. Ce singe est bien fort aise, comme entablé sur un éléphant mais où est-il cet état-éléphant qui par les secousses de la terre entend les singes grimacer d’horreur.
    Il n’y aura jamais d’éléphant la noblesse n’est pas au goût de l’argent chez les politiciens.

Comments are closed.