La « seule démocratie » du Moyen Orient, vient de rabaisser de 14 à 12 ans l’âge minimum de détention pour terrorisme.

Pas vraiment de quoi être surpris au regard des nombreux antécédents de l’Etat Hébreux et de son registre en matière de respect des droits de l’homme et du droit international; depuis longtemps nous avons appris à nos dépends, à l’instar de beaucoup d’autres peuples qu’avec nos encombrants voisins le pire est toujours possible et à venir. Condamner et emprisonner un enfant de 12 ans pour acte terroriste – avec toutes les ambiguïtés, l’opportunisme et les usages qui sont faits de ce concept –  quoi de plus normal dans un pays qui n’a jamais hésité à tuer des enfants à peine sorti du berceau, chez eux, dans la rue ou jouant sur une plage dont le seul tort est d’être palestiniens et d’avoir été là au mauvais endroit au mauvais moment, c’est à dire quasiment tout le temps. Des meurtres monnaie courante perpétrés en toute impunité tant par des civils du type colons enragés et hargneux que par de preux défenseurs de l’ordre public serviteurs zélés de la sécurité, et donc en toute légitimité et légalité. Des dommages collatéraux, des victimes sans défense du droit d’Israël à se défendre et à sécuriser l’occupation pour lesquels les responsables seront parfois au mieux jugés pour n’écoper que de peines dérisoires de prisons, quand elles ne sont pas avec sursis, ou de sanctions disciplinaires lorsqu’il s’agit de militaires.

Ceci dit, Israël à raison, nous ferions mieux d’en prendre de la graine en matière de lutte anti terroriste, d’écouter les nombreux conseils et mise en garde désintéressés qu’adressent ses dirigeants au « monde libre » en proie, comme Israël depuis toujours, aux affres du terrorisme. Pour ne citer qu’un exemple, l’incitation d’Israël pour une intervention en Irak, un pays où les enfants n’ont pas eu droit à un jugement même partial et où la mort en emporta des milliers de manière impartiale.

Israël est dans le vrai; face au terrorisme, ni culture, ni éducation, ni développement, ni justice, ni égalité, seuls la répression implacable, le tout sécuritaire s’avèrent payants. Les terroristes, il faut les repérer au berceau, chez les Palestiniens et les peuples de la même engeance on nait « terroriste », c’est dans les gènes, ca coule dans le sang, c’est un déterminisme culturel, une question de race et de religion ! Après tout il ne s’agit que de prévention, leurs enfants sont des « terroristes » en devenir et ceux qui ne le sont pas encore  le deviendront assurément un jour, en tout cas Israël aura réuni les conditions à même d’y contribuer !

Incarcérer des gamins de 12 ans qui ont déjà grandi dans une prison à ciel ouvert, leur ôter tout espoir et toute perspective, c’est aménager un bel avenir à la guerre, à la haine, à l’injustice, au ressentiment et favoriser une production de masse de « terroristes ».

Un bel exemple de politique anti terroriste, des méthodes dont devraient s’inspirer la France et d’autres pays européens aux dires de voix de plus en plus nombreuses en France. Des élus, des politiques, des journalistes,  des « experts » et analystes en tout genre qui appellent à s’inspirer des méthodes israéliennes nonobstant bien évidemment les conséquences d’un tel modèle sur la société israélienne et sa démocratie et occultant comme d’accoutumé la véritable nature et le contexte du conflit israélo-palestinien qui met en opposition un mouvement de libération nationale face à une puissance occupante et colonisatrice.