C’est par un reportage intitulé « Beirut’s river of trash » ou une rivière de poubelles à Beyrouth, que la célèbre chaine américaine d’information en continue aborde le sujet de la crise des ordures qui se poursuit actuellement au Liban.

Le correspondant de CNN, Nick Paton Walsh, ne fait cependant que reprendre différents reportages, dont ceux en photos de l’agence d’information Reuters qui est en fait à l’origine de la photographie prise à Jdeideh, dans la banlieue de la capitale, le 23 février 2013 par Hassan Chaaban et qui circule de manière virale sur les réseaux sociaux. Enfin des blogs, à la vue de cette photographie, ont abordé la chose de manière humoristique comme le fameux BlogBaladi (en anglais).

Cette décharge dont le statut est entre légalité et illégalité, le gouvernement libanais n’ayant pas réussi prendre une quelconque décision concernant le devenir des ordures depuis la fin du contrat liant l’état à la société de ramassage des ordures Sukleen le 15 juillet dernier puis la fermeture sans trouver d’alternative, de la déchetterie de Naameh le 17 juillet dernier, s’étend désormais sur plus d’une centaine de mètres. En attendant un hypothétique transport à l’étranger, les déchets étaient empaquetés dans des sacs de toile blancs. C’était peine perdue, puisqu’après le Sierra Leone, la Russie a fait savoir que le projet en question, conduit par une entreprise qu’on dit britannique, n’avait pas obtenu les autorisations nécessaires de Moscou Pire encore, on a fini par savoir que les papiers présentés aux autorités libanaises étaient des faux.

Après les protestations initiales de l’été comme le rappelle bien CNN, protestations contre le système administratif et les mafias économiques qui ont amené à la situation actuelle, les choses semblent par ailleurs être rentrées dans l’ordre pour la classe politique qui y a survécu. Cependant, cela n’est pas le cas pour l’immense partie de la population qui continue à survivre dans un environnement pollué.

Mais en parlant de rivière, vue que la situation est presque à en pleurer, on aurait préféré aborder Beyrouth sous l’angle plutôt culturel qu’elle doit porter haut dans le Monde Arabe à l’image de ce grand classique du Jazz présent dans le répertoire d’Ella Fitzgerald, Cry me a River… une chanson tragique mais qui sied tellement bien à ce Pays qu’on aime mais qui ne nous rend pas cet amour.