SESSION DU GOUVERNEMENT: DU SUD DU LITANI VERS LE NORD
À Beyrouth, la séance du Conseil des ministres du jeudi 8 janvier 2026 concentre les attentes, car elle doit acter le passage de la première à la deuxième étape du plan de mise sous contrôle des armes. Annahar du 8 janvier 2026 explique que la réunion intervient à la veille du 9 janvier et qu’elle est appelée à confirmer une décision «souveraine» sur l’usage exclusif de la force par l’État.
Annahar du 8 janvier 2026 rappelle que la séance tombe un jour avant le premier anniversaire de l’élection de Joseph Aoun. Cette coïncidence donne au rendez-vous une portée politique. Le gouvernement doit clarifier ce qui a été réalisé et ce qui reste à faire.
Le même quotidien précise que le commandant en chef de l’armée, Rudolf Haykal, présente un quatrième rapport à l’exécutif. Ce document porte sur l’application de la première phase au Sud du Litani, et sur la préparation de la deuxième phase au Nord du fleuve.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Dans cette lecture, l’enjeu est double. D’abord, valider que l’étape au Sud est achevée. Ensuite, décider d’un calendrier pour l’extension du dispositif vers les zones situées entre le Litani et le cours de l’Awali. Annahar du 8 janvier 2026 note que cinq points frontaliers restent occupés par Israël, ce qui pèse sur la suite.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 insiste sur la dimension «pivot» de la séance. Le journal écrit que Washington et Israël attendent la formulation de la phase 2 et la question d’un échéancier.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 décrit un cadrage proche. Il est question d’un rapport final sur la fin de la phase 1. Une décision politique est attendue pour enclencher la phase 2 au Nord du Litani.
Dans ses colonnes, Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 ajoute un élément de méthode. Le ministre des Affaires étrangères, Youssef Rajji, y propose que la Finul supervise le plan au Nord du Litani.
Le terme de «mécanisme» revient aussi comme indicateur de pression. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 rapporte une réunion de cette commission dans un contexte de raids israéliens et à la veille de la séance gouvernementale.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 écrit que cette commission s’est réunie sans civils, ce qui renforce l’impression d’un cadrage avant tout sécuritaire.
RAIDS, LIGNES ROUGES ET MENACE D’ÉLARGISSEMENT
Sur le terrain, la journée du 8 janvier 2026 est marquée par des frappes israéliennes décrites, dans plusieurs titres, comme des messages politiques. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 souligne que les raids précédant la réunion gouvernementale renforcent la crainte d’intentions israéliennes d’élargir l’escalade si l’État tarde à trancher la question des armes.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 rapporte que ces frappes ne sont pas vues à Beyrouth comme un changement des règles du jeu. Elles sont plutôt présentées comme une poursuite des violations d’un cessez-le-feu, selon des sources ministérielles citées par le journal.
Al Sharq du 8 janvier 2026 évoque un lourd bilan humain et matériel. Le quotidien mentionne des centaines de milliers de déplacés et des destructions au Sud du Litani, dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa. Le journal relie ce constat à l’idée que la question des armes est devenue, pour une partie du débat public, un passage obligé vers la paix.
Dans Al Akhbar du 8 janvier 2026, la même thématique apparaît sous la forme d’un avertissement. Le quotidien écrit qu’Israël et les États-Unis «attendent» la décision du gouvernement. Il affirme aussi que Youssef Rajji «hausse le plafond» en disant que l’armée peut combattre le Hezbollah.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 reprend cette confrontation verbale. Il rapporte que Rajji dit que l’armée est capable d’affronter le Hezbollah militairement et que le désarmement est une priorité. Le journal mentionne aussi une réponse du député Hassan Fadlallah.
Annahar du 8 janvier 2026 présente, dans un autre registre, la remise des armes à l’État comme un test. Le quotidien relie ce débat aux signaux venus de l’étranger et à la crainte d’une opération militaire plus large si le dossier n’avance pas.
DIPLOMATIE EN MOUVEMENT: NICOSIE, BRUXELLES, RIYAD, TÉHÉRAN
La séquence politique se déroule sur fond d’activité diplomatique. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que le président Joseph Aoun s’est rendu à Nicosie, à l’invitation du président chypriote Nikos Christodoulides. Le déplacement est lié à une cérémonie marquant la prise de la présidence de l’Union européenne par Chypre.
Le journal précise que la première dame, Nehmat Aoun, accompagne le chef de l’État et que le voyage doit permettre des rencontres avec des délégations présentes.
Al Binaa du 8 janvier 2026 confirme le voyage. Le quotidien ajoute que Joseph Aoun doit aussi s’exprimer dans un entretien sur Télé Liban le dimanche suivant.
Dans le même numéro, Al Binaa du 8 janvier 2026 revient sur un échange à Baabda avec Jean-Pierre Lacroix, responsable onusien des opérations de paix. Le président y réaffirme l’accueil du Liban à toute force qui souhaiterait rester au Sud après un retrait annoncé de la Finul à la fin de 2027. Il annonce aussi une hausse des effectifs de l’armée dans les semaines à venir.
Du côté européen, Al Liwaa du 8 janvier 2026 et Al Sharq du 8 janvier 2026 reprennent une note annonçant un déplacement au Moyen-Orient, les 8 et 9 janvier 2026, d’Ursula von der Leyen et d’Antonio Costa. Les deux responsables doivent rencontrer Joseph Aoun à Beyrouth le 9 janvier, selon ces publications.
Dans le même temps, Al Sharq du 8 janvier 2026 indique que l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Walid Bukhari, a rencontré le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail. Le journal précise que la discussion a porté sur la souveraineté de l’État et sur la baisse des tensions au Sud.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 souligne le caractère symbolique de cette visite. Le journal situe l’échange dans un contexte de polémique autour d’un prétendu «Abou Omar», présenté par certains comme l’auteur d’une ingérence imaginaire dans la désignation de Nawaf Salam.
Sur le front iranien, Annahar du 8 janvier 2026 place au premier plan l’arrivée à Beyrouth d’Abbas Araghchi. Le quotidien décrit une visite qui intervient, selon ses termes, au rythme de l’affaiblissement de l’axe de la résistance.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 parle aussi d’une arrivée d’Araghchi dans un moment délicat. Le journal met en parallèle le déplacement de Joseph Aoun à Chypre et des discussions liées à la prévention d’une guerre plus large.
SÉCURITÉ INTÉRIEURE ET ÉCONOMIE DE GUERRE: LA BÉKAA ET LE CAPTAGON
Annahar du 8 janvier 2026 met en avant le dossier du Captagon dans la Békaa. Le quotidien parle d’une guerre ouverte et évoque un soulagement saoudien, ce qui suggère une amélioration du climat bilatéral lorsque le dossier de la drogue progresse.
Cette mise en avant renvoie à un autre sujet de souveraineté. Il s’agit du contrôle des frontières et des réseaux criminels. Elle montre aussi comment les dossiers sécuritaires se télescopent, entre le Sud et l’intérieur, au moment où l’État cherche à prouver qu’il peut agir sur plusieurs fronts.
Dans Al Sharq du 8 janvier 2026, un passage évoque l’idée qu’un moyen de subsistance de centaines de familles est touché quand une installation économique est frappée. Le journal présente ces attaques comme un coup porté à la volonté de vivre des habitants du Sud.
Cette dimension économique apparaît aussi dans Al Akhbar du 8 janvier 2026. Le quotidien interroge un projet gouvernemental de reconstruction. Il craint qu’il ne consacre une zone frontalière vidée, selon sa formulation.
ARGENT, DÉPÔTS ET CRÉDIBILITÉ DE L’ÉTAT
Le débat sur la souveraineté se prolonge dans la bataille financière. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 met en avant la question des dépôts. Le journal évoque des déposants qualifiés de «rebelles» et interroge l’intérêt du projet de loi sur la «fossé financier» pour les épargnants.
Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun a reçu le bâtonnier de Beyrouth, Amédée Mertinoss. Celui-ci a transmis la position des ordres des professions libérales sur le projet de loi de la «fossé financier» envoyé par le gouvernement au Parlement, ainsi que leurs remarques.
Al Binaa du 8 janvier 2026 relaie un argument proche. Le quotidien appelle la Chambre à corriger le texte afin de protéger les droits constitutionnels et financiers des déposants. Il insiste aussi sur la nécessité de définir les pertes et d’établir les responsabilités.
Al Liwaa du 8 janvier 2026 annonce une conférence de presse du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, au siège de la banque centrale à Hamra. Le journal indique que le gouverneur doit présenter des mesures juridiques et judiciaires.
Dans Annahar du 8 janvier 2026, un autre élément est mis en avant. Le quotidien écrit qu’après les fêtes, plus d’un émissaire occidental et du Golfe est attendu à Beyrouth pour suivre les contacts autour de la résolution 1701.
POLITIQUE LOCALE: UN GOUVERNEMENT SOMMÉ DE TRANCHER ET DE TENIR
CONSEIL DES MINISTRES: UNE DÉCISION ATTENDUE SUR LA SUITE DU PLAN
Le Conseil des ministres du 8 janvier 2026 est présenté comme une séance de clarification. Annahar du 8 janvier 2026 rappelle qu’elle se tient la veille de l’anniversaire de l’élection de Joseph Aoun. Le journal y voit un moment de vérité. Le gouvernement doit dire si la deuxième étape du plan démarre.
Annahar du 8 janvier 2026 évoque un quatrième rapport de l’armée. Il doit être présenté par Rudolf Haykal. Le texte porte sur l’achèvement de la première étape au Sud du Litani. Il traite aussi des préparatifs au Nord du fleuve. Le quotidien rappelle que cinq points frontaliers restent occupés par Israël.
Al Joumhouria du 8 janvier 2026 place la réunion sous tension. Le journal relie la séance à une montée des menaces et à des raids. Il cite aussi la réunion d’une commission de suivi. Il insiste sur la difficulté de décider sous la pression.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 insiste sur la question du calendrier. Le quotidien écrit que Washington et Israël attendent une décision sur la deuxième étape. Il ajoute que des frappes ont précédé la séance. Il les décrit comme des messages adressés à Beyrouth.
Dans Al Akhbar du 8 janvier 2026, la pression est décrite en termes politiques. Le journal écrit que les États-Unis et Israël «attendent» le choix du gouvernement. Il présente cette attente comme un levier sur l’exécutif.
Annahar du 8 janvier 2026 revient aussi sur la séance du 5 août, décrite comme historique. Elle aurait consacré la «décision» de réserver les armes à l’État sur tout le territoire. Le quotidien pose une question simple. La séance du 8 janvier 2026 peut-elle atteindre le même niveau, avec un passage clair de la première à la deuxième étape.
Al Joumhouria du 8 janvier 2026 insiste sur le fonctionnement du «mécanisme» lié au cessez-le-feu. Le journal évoque un mécanisme réuni «sans civils». Il parle d’une pression renforcée par les raids. Cette mention alimente le débat sur la place des institutions. Elle suggère une gestion dominée par le sécuritaire.
JOSEPH AOUN: DÉPLACEMENT À NICOSIE ET GESTION DES DOSSIERS INTERNES
Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun se rend à Nicosie. Il répond à l’invitation de Nikos Christodoulides. La cérémonie marque la prise de la présidence de l’Union européenne par Chypre pour six mois. Le journal précise que Nehmat Aoun accompagne le chef de l’État.
Toujours selon Al Sharq du 8 janvier 2026, Joseph Aoun reçoit aussi une délégation de la sécurité de l’aéroport. Le groupe est conduit par le général de brigade Fadi Kfouri. Le journal parle d’un «développement important» à l’aéroport de Beyrouth, présenté comme une vitrine du pays. La rencontre est l’occasion de vœux pour la nouvelle année. Elle place la sécurité des infrastructures au rang des priorités.
Al Sharq du 8 janvier 2026 souligne aussi les rencontres avant le départ. Joseph Aoun reçoit le bâtonnier de Beyrouth, Amédée Mertinoss. Le bâtonnier transmet la position des ordres des professions libérales. Elle vise le projet de loi de la «fossé financier». Le texte a été envoyé au Parlement, selon le quotidien.
Al Binaa du 8 janvier 2026 met en avant le dossier du Sud avec l’Organisation des Nations unies. Le journal écrit que Joseph Aoun reçoit Jean-Pierre Lacroix. Le président réaffirme l’accueil du Liban à toute force qui souhaiterait rester au Sud après un retrait annoncé de la Finul fin 2027. Il annonce une hausse des effectifs de l’armée dans les semaines à venir.
Al Sharq du 8 janvier 2026 cite Jean-Pierre Lacroix sur l’après-2027. Il dit vouloir connaître la vision du Liban. Il demande une formule claire dans les mois, autour de la résolution 1701.
Al Binaa du 8 janvier 2026 indique aussi que Nabih Berri a rencontré Jean-Pierre Lacroix à Aïn el-Tiné. Le détail montre un suivi de la présidence de la Chambre. Il confirme le poids du dossier sécuritaire dans l’agenda interne.
Annahar du 8 janvier 2026 évoque enfin une séquence américaine encore floue. Le journal écrit qu’aucune décision officielle n’est prise sur Morgan Ortagus. Il précise que ses échanges ont porté sur la négociation, le mécanisme et l’armée. Il ajoute qu’aucun dossier économique n’a été discuté.
NAWAF SALAM ET LA RELATION AVEC RIYAD: SOUVERAINETÉ ET DÉSESCALADE
Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte une visite au Grand Sérail. Walid Bukhari y rencontre Nawaf Salam. Le journal dit que la discussion porte sur la situation politique au Liban et dans la région. Il évoque les efforts du gouvernement pour appliquer des décisions liées à la souveraineté sur tout le territoire. Il cite aussi les efforts de désescalade au Sud.
Ce passage traduit une attente de résultats. Le gouvernement est jugé sur sa capacité à imposer sa décision. Il est aussi attendu sur la réduction des risques de guerre.
Dans un autre registre, Annahar du 8 janvier 2026 met en Une le dossier du Captagon dans la Békaa. Le journal parle d’une «guerre ouverte». Il cite un responsable sécuritaire. Il affirme qu’il n’y aura pas de recul dans les poursuites. Il ajoute que la coopération est ouverte avec les autorités syriennes.
Le thème rejoint la question de l’autorité de l’État. Il touche le contrôle des frontières et des réseaux. Il pèse aussi sur la relation avec des pays du Golfe, selon la présentation d’Annahar du 8 janvier 2026.
YOUSSEF RAJJI: UN DISCOURS QUI POLARISE ET RÉORGANISE LE DÉBAT
La controverse la plus vive porte sur les armes. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte des propos de Youssef Rajji. Le ministre dit que l’armée peut affronter le Hezbollah si nécessaire. Il présente le désarmement comme une priorité du gouvernement. Il parle d’un plan par étapes.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 attribue à Rajji une thèse plus large. Il affirme qu’il existe un accord entre gouvernement et population sur le caractère militaire illégal du Hezbollah. Il dit qu’il faut désarmer et démanteler. Il insiste sur la possibilité d’un rôle politique sans armes.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 détaille aussi les limites de l’armée. Le ministre évoque un manque d’effectifs et de moyens. Il affirme que l’armée ne peut pas désarmer au Sud et au Nord en même temps. Il ajoute que l’encadrement n’est qu’une mesure provisoire.
Le même quotidien du 8 janvier 2026 rapporte une feuille de route en quatre zones. La première couvre le Sud du Litani. La deuxième vise l’espace entre Litani et Awali. La troisième concerne Beyrouth et sa périphérie. La quatrième englobe le reste du pays.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 estime que ces propos «rehaussent le plafond». Le journal les relie à l’attente américaine et israélienne. Il présente l’épisode comme une tentative de fixer le cadre de la décision gouvernementale.
La réplique vient du camp du Hezbollah. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 rapporte une réponse de Hassan Fadlallah. Le député critique Rajji et conteste sa légitimité politique. L’échange expose une bataille de mots. Il annonce aussi un affrontement narratif sur la souveraineté.
Des voix religieuses et sociales interviennent aussi. Al Binaa du 8 janvier 2026 cite le mufti jaafarite Ahmad Qabalan. Il met en garde contre la discorde. Il refuse un rôle réduit pour l’armée. Il estime que la sécurité nationale ne peut pas reposer sur un modèle de simple maintien de l’ordre.
LE PARLEMENT EN ARRIÈRE-PLAN: FINANCES, BUDGETS ET GESTION DES PERTES
La Chambre est sollicitée sur plusieurs fronts. Al Sharq du 8 janvier 2026 écrit que Nabih Berri a reçu Karim Souaid à Aïn el-Tiné. Le journal parle d’un échange sur la situation financière. Il indique aussi une rencontre avec Jihad Azour, responsable au Fonds monétaire international.
Le même quotidien du 8 janvier 2026 décrit une séance de la commission des Finances et du Budget. Elle est présidée par Ibrahim Kanaan. Elle réunit Ghassan Salameh et Rima Karami. Le journal cite une longue liste de députés présents, dont Ali Hassan Khalil, Fouad Makhzoumi, Mark Daou et Najat Aoun Saliba.
Al Sharq du 8 janvier 2026 attribue à Ibrahim Kanaan une critique des recrutements illégaux. Il parle d’un système qui «a tout gâché». Cette formule sert à lier dérive administrative et crise budgétaire.
LA «FOSSÉ FINANCIER»: DÉPÔTS, DROITS ET DISPUTE SUR LA MÉTHODE
La loi sur la «fossé financier» devient une scène politique. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 publie une analyse sur les dépôts. Le journal oppose la restitution à une logique de découpe des pertes. Il affirme que le déposant n’est pas responsable. Il renvoie la responsabilité à la Banque du Liban, aux banques et à l’État.
Al Binaa du 8 janvier 2026 critique frontalement le projet. Il parle d’une violation constitutionnelle. Il estime que l’adoption au gouvernement aurait exigé une majorité des deux tiers. Le quotidien reproche aussi l’absence de mesures pour les déposants en livres. Il dit que cela revient à annoncer la disparition de ces dépôts.
Al Sharq du 8 janvier 2026 relie le débat à l’intervention des ordres professionnels. Le bâtonnier Amédée Mertinoss transmet des remarques à Joseph Aoun. Cette démarche vise à peser sur l’examen parlementaire. Elle cherche à encadrer la distribution des pertes.
Al Liwaa du 8 janvier 2026 annonce enfin une conférence de presse de Karim Souaid. Elle doit se tenir à la Banque du Liban à Hamra à douze heures trente. Le gouverneur doit y présenter des mesures juridiques et judiciaires.
CITATION ET DISCOURS DES PERSONNALITÉS POLITIQUES: PAROLES DE FERMETÉ, RIPOSTES ET LIGNES ROUGES
YOUSSEF RAJJI: «NÉGOCIATION», «PHASES» ET MENACE D’AFFRONTEMENT
Le ministre des Affaires étrangères, Youssef Rajji, place le débat sur un terrain direct. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte qu’il affirme que l’armée peut affronter le Hezbollah «si nécessaire». Il présente le désarmement comme une priorité du gouvernement, dans une démarche par étapes.
Dans le même article, Al Sharq du 8 janvier 2026 décrit une logique graduelle. Le journal évoque un découpage territorial en plusieurs zones. Il cite une trajectoire allant du Sud vers d’autres régions.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 approfondit cet argumentaire. Le quotidien attribue à Rajji l’idée que l’armée porte l’entière responsabilité du dossier. Il insiste aussi sur les limites de moyens et d’effectifs. Le ministre y explique que l’armée ne peut pas agir au Sud et au Nord au même moment.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 ajoute une nuance de vocabulaire qui compte. Le ministre y distingue un «encadrement» provisoire d’un désarmement effectif. Il présente ce premier niveau comme une étape transitoire, et non comme un remplacement durable.
Toujours selon Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026, Rajji décrit une feuille de route en quatre espaces. Il cite le Sud du Litani, puis la zone entre Litani et Awali. Il mentionne ensuite Beyrouth et sa périphérie. Il élargit enfin au reste du pays.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 reprend ces propos en Une et les présente comme une escalade verbale. Le quotidien souligne la formule selon laquelle l’armée serait capable de «combattre» le Hezbollah, et relie cette posture au contexte des attentes étrangères.
Sur le même registre, Al Akhbar du 8 janvier 2026 attribue à Rajji des affirmations plus globales. Le journal écrit qu’il évoque un «consensus» entre gouvernement et population sur le statut militaire illégal du Hezbollah, et qu’il appelle à un désarmement et à un démantèlement.
HASSAN FADLALLAH: RIPOSTE ET CONTESTATION DE LÉGITIMITÉ
La réponse politique la plus nette, dans les sources, vient du député Hassan Fadlallah. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 présente la réplique comme une attaque frontale contre la posture ministérielle. Le quotidien rapporte que Fadlallah qualifie Rajji d’«élément milicien», et l’accuse de ne pas distinguer son appartenance partisane de sa fonction de ministre.
Dans le même ensemble, Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 insiste sur l’enjeu de la phrase. Le débat ne porte plus seulement sur le calendrier. Il porte sur la définition même du rôle d’un ministre, et sur la frontière entre discours partisan et parole d’État.
Ce choc verbal occupe une place centrale car il met en scène deux récits concurrents. D’un côté, une parole qui promet une capacité de l’État à imposer une décision. De l’autre, une parole qui conteste l’autorité morale et politique de celui qui la porte.
JOSEPH AOUN: PAROLE PRÉSIDENTIELLE SUR L’ARMÉE, LA FINUL ET L’APRÈS-2027
Le président Joseph Aoun adopte un ton institutionnel. Al Binaa du 8 janvier 2026 rapporte qu’il assure Jean-Pierre Lacroix, responsable onusien des opérations de paix, que le Liban accueille toute initiative visant à maintenir une présence internationale au Sud après la fin prévue du mandat de la Finul à la fin de 2027.
Dans la même séquence, Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun indique que les effectifs de l’armée doivent augmenter dans les semaines à venir. Le message vise à montrer une montée en puissance graduelle.
Al Joumhouria du 8 janvier 2026 détaille davantage le discours présidentiel. Le journal rapporte que Joseph Aoun affirme que l’armée «fait pleinement son devoir» au Sud du Litani, en application d’une décision du Conseil des ministres. Il conteste aussi des récits attribués à Israël et à des relais locaux, qui mettraient en cause l’action de l’armée.
Al Joumhouria du 8 janvier 2026 décrit enfin la tonalité des échanges institutionnels. Le journal évoque un entretien à Aïn el-Tiné entre le même responsable onusien et le président de la Chambre, décrit comme «bon» et «franc». Il rapporte que Nabih Berri y fait un exposé détaillé sur la situation, surtout au Sud, et sur la poursuite des attaques israéliennes.
Al Binaa du 8 janvier 2026 ajoute un élément de communication politique. Le quotidien annonce que Joseph Aoun doit apparaître dans un entretien sur Télé Liban le dimanche suivant. L’annonce renforce l’idée d’une séquence où la parole officielle cherche à reprendre la main.
NABIH BERRI: LE DISCOURS PAR LA PROCÉDURE ET PAR LE DOSSIER SUD
Le discours de Nabih Berri, dans les sources du jour, passe par le compte rendu de rencontres. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 rapporte qu’il reçoit le responsable onusien à Aïn el-Tiné et qu’il développe une lecture de la situation, en l’absence de «règles» limitant les attaques israéliennes, selon les sources citées par le quotidien.
De son côté, Al Sharq du 8 janvier 2026 signale que Nabih Berri reçoit le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid. Le journal rapporte aussi une rencontre avec Jihad Azour, responsable au Fonds monétaire international. La parole politique se déplace alors vers le terrain financier et institutionnel.
NAWAF SALAM ET WALID BUKHARI: SOUTIEN, SOUVERAINETÉ ET DÉSESCALADE
Le Premier ministre Nawaf Salam apparaît surtout dans un échange diplomatique à forte valeur politique. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Walid Bukhari, le rencontre au Grand Sérail. Le journal dit que l’entretien porte sur les développements politiques au Liban et dans la région. Il mentionne aussi les efforts du gouvernement pour imposer la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire.
Al Sharq du 8 janvier 2026 relie cet entretien aux efforts pour réduire la tension au Sud. Le message qui ressort est celui d’un soutien conditionné par des actes. La discussion est décrite comme un examen de la capacité de l’exécutif à tenir une ligne.
Al Binaa du 8 janvier 2026 donne à la visite une coloration politique plus nette. Le quotidien présente le déplacement comme un signe de soutien saoudien à Nawaf Salam après la polémique liée à la figure d’un «Abou Omar» présenté comme un «prince saoudien» imaginaire.
VOIX RELIGIEUSES: AHMAD QABALAN ET L’ALERTE SUR LA DISCORDE
Une prise de parole religieuse se démarque dans les sources. Al Binaa du 8 janvier 2026 cite le mufti jaafarite Ahmad Qabalan, qui met en garde contre la discorde. Il affirme que le Liban ne peut pas accepter une réduction de l’armée à un rôle de simple police. Il lie cette idée à la souveraineté aux frontières.
Le même passage, rapporté par Al Binaa du 8 janvier 2026, utilise une comparaison historique forte. Qabalan y rejette un modèle d’État qu’il associe à une logique de soumission. Cette rhétorique vise à délégitimer toute approche qui limiterait l’armée à une fonction minimale.
«MÉCANISME», 1701 ET SURVEILLANCE: LE DISCOURS PAR LES DISPOSITIFS
Le débat public se structure aussi autour des dispositifs, et pas seulement autour des slogans. Annahar du 8 janvier 2026 rapporte que, selon des informations citées par le journal, les discussions avec des interlocuteurs américains ont porté sur la négociation, le «mécanisme» et l’armée, sans volet économique ni financier.
Al Liwaa du 8 janvier 2026 met l’accent sur la réunion gouvernementale en annonçant des contacts politiques de la veille. Le quotidien cite des sources politiques qui affirment que le rapport du commandant de l’armée sur la mise en œuvre du plan doit suivre son cours, malgré des obstacles, et que la décision prise n’est pas réversible.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 apporte un élément de discours technique attribué à Youssef Rajji. Le journal rapporte qu’il propose d’utiliser la Finul, durant la période restante de son mandat, pour surveiller la mise en œuvre de la résolution 1701 au Nord du Litani, en rappelant que le texte ne se limite pas au Sud.
Dans le même passage, Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 dit que Rajji évoque aussi l’option de renforcer un organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve, afin d’appuyer un suivi international après la fin de mission de la Finul, selon les informations attribuées au ministère.
ANNIVERSAIRE DU 9 JANVIER ET RHÉTORIQUE DU «TEST»
Enfin, Annahar du 8 janvier 2026 met en scène un langage du test politique. Le journal souligne que la séance du Conseil des ministres intervient à la veille du premier anniversaire de l’élection de Joseph Aoun. Il présente l’enjeu comme une confirmation de la décision de réserver les armes à l’État, avec un passage clair vers une seconde étape.
Dans un autre registre, Annahar du 8 janvier 2026 publie une grille de lecture sur le risque de reprise de la guerre. Le quotidien écrit que la guerre pourrait revenir si des mesures sérieuses ne sont pas prises pour affaiblir les fondements de la force du Hezbollah, et souligne le rôle central du désarmement dans ce scénario.
DIPLOMATIE: ENTRE EUROPE, ONU, RIYAD ET TÉHÉRAN, LE LIBAN SOUS EXAMEN
NICOSIE ET LE SIGNAL EUROPÉEN: JOSEPH AOUN À CHYPRE, L’UNION EUROPÉENNE EN TOURNÉE
Le déplacement de Joseph Aoun à Chypre s’inscrit dans une séquence diplomatique dense. Al Binaa du 8 janvier 2026 rapporte que le président quitte l’aéroport de Beyrouth vers Chypre, à l’invitation de Nikos Christodoulides. Il participe à une cérémonie à Nicosie à l’occasion de la prise de la présidence de l’Union européenne par Chypre pour les six mois à venir.
Al Sharq du 8 janvier 2026 reprend cette information et la relie à une inflexion plus large. Le journal cite un communiqué européen annonçant une visite régionale de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil européen, Antonio Costa. Le communiqué précise une tournée en Jordanie, en Syrie et au Liban les 8 et 9 janvier 2026. Le même texte annonce une rencontre, le 9 janvier 2026, avec Joseph Aoun à Beyrouth.
Annahar du 8 janvier 2026 publie également les éléments de calendrier sur cette visite européenne. Le quotidien insiste sur le fait que la rencontre de Beyrouth est annoncée pour le 9 janvier 2026.
Dans ce contexte, Nicosie devient plus qu’une étape protocolaire. Le déplacement de Joseph Aoun se place au croisement de deux dynamiques. La première est institutionnelle, avec la présidence tournante de l’Union européenne. La seconde est politique, avec l’arrivée de responsables européens au Liban au moment où l’État est pressé de prouver sa capacité d’action sur le Sud et sur les dossiers internes.
ONU ET FINUL: LE COMPTE À REBOURS DE 2027 ET LA QUÊTE D’UNE «FORMULE CLAIRE»
Le dossier onusien occupe une place centrale dans les échanges diplomatiques du jour. Annahar du 8 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun dit à Jean-Pierre Lacroix, responsable des opérations de paix des Nations unies, que le Liban accueille toute initiative d’un État qui souhaiterait maintenir une présence au Sud après le retrait prévu de la Finul à la fin de 2027. Le président ajoute que les effectifs de l’armée doivent augmenter dans les semaines à venir.
Al Binaa du 8 janvier 2026 formule la même idée en termes de continuité sécuritaire. Le journal écrit que Joseph Aoun réaffirme ce «bienvenu» à une présence alternative, tout en annonçant une hausse des effectifs de l’armée.
Al Sharq du 8 janvier 2026 insiste sur la logique de transition. Le journal mentionne l’échange avec Lacroix et cite la nécessité d’une vision libanaise sur «l’après-Finul». Il écrit aussi que Lacroix veut connaître la lecture du Liban et ses attentes, afin de garantir l’application de la résolution 1701.
Annahar du 8 janvier 2026 ajoute des détails sur l’itinéraire de Lacroix à Beyrouth. Le quotidien précise qu’il rencontre Nabih Berri, Youssef Rajji et le commandant de l’armée, Rudolf Haykal. Il rapporte aussi la formulation attribuée à Lacroix, selon laquelle la visite vise à entendre la vision libanaise et à parvenir à une formule claire dans les prochains mois.
Al Joumhouria du 8 janvier 2026 développe une argumentation plus large sur l’avenir de la Finul. Le journal relie le futur dispositif à la volonté du Liban et rappelle que le maintien ou non de la mission dépend, dans cette lecture, d’une décision politique libanaise.
Dans le même numéro, Al Joumhouria du 8 janvier 2026 rapporte un passage jugé essentiel par les autorités. Joseph Aoun y affirme que l’armée «fait pleinement son devoir» au Sud du Litani, en application d’une décision du Conseil des ministres. Il réfute aussi, selon le journal, des récits attribués à Israël et à des relais internes, qui mettraient en doute l’action de l’armée.
Le quotidien rapporte enfin une rencontre à Aïn el-Tiné, décrite comme «bonne» et «franche», entre Lacroix et Nabih Berri. Le président de la Chambre y présente, selon des sources citées, un exposé détaillé sur la situation, surtout au Sud, dans un contexte d’attaques israéliennes continues et de manque de «garde-fous».
1701 COMME LANGAGE COMMUN: DIPLOMATIE DE LA SURVEILLANCE ET DIPLOMATIE DU TEMPS
La résolution 1701 apparaît comme un langage commun entre Beyrouth et ses interlocuteurs. Al Sharq du 8 janvier 2026 cite Lacroix sur la nécessité d’une formule claire dans les mois à venir, afin d’encadrer l’après-2027 et de garantir l’application de la résolution.
Annahar du 8 janvier 2026 élargit ce cadre en parlant d’une reprise des visites de responsables étrangers. Le quotidien écrit qu’après les fêtes, plus d’un émissaire occidental et du Golfe est attendu à Beyrouth pour suivre les contacts autour de la résolution 1701.
Dans ce jeu diplomatique, le temps est un facteur stratégique. Le compte à rebours vers fin 2027 impose un rythme. Il oblige le Liban à présenter un plan crédible. Il pousse aussi les partenaires à demander des garanties écrites, ou au moins un schéma lisible. Le pays doit, dans le même temps, montrer que l’armée peut tenir le terrain, et que l’État peut prendre des décisions difficiles.
RIYAD ET LE GRAND SÉRAIL: SOUTIEN POLITIQUE ET CONDITIONNALITÉ PAR LA SOUVERAINETÉ
La relation avec l’Arabie saoudite est décrite comme un autre axe diplomatique de la journée. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que l’ambassadeur Walid Bukhari rencontre le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail. Le journal précise que la discussion porte sur les développements politiques au Liban et dans la région. Il mentionne les efforts du gouvernement pour appliquer les décisions liées à la souveraineté sur l’ensemble du territoire, ainsi que les efforts visant à réduire l’escalade au Sud.
Al Binaa du 8 janvier 2026 met l’accent sur la dimension de soutien. Le quotidien présente la visite comme un signal politique adressé à Nawaf Salam, après une polémique liée à un «Abou Omar» décrit comme un «prince saoudien» imaginaire.
Ce cadrage montre une diplomatie du symbole. La visite ne se limite pas à un échange de courtoisie. Elle se situe dans un contexte où l’exécutif cherche à consolider sa légitimité régionale. Elle intervient aussi au moment où la question de la souveraineté, au Sud et ailleurs, devient un critère d’évaluation. Le message rapporté par Al Sharq du 8 janvier 2026 lie explicitement la relation bilatérale à la capacité de l’État à imposer ses décisions.
TÉHÉRAN À BEYROUTH: ABBAS ARAGHCHI ET L’ANGLE ÉCONOMIQUE
L’axe iranien se place lui aussi dans une logique diplomatique très visible. Annahar du 8 janvier 2026 annonce la visite à Beyrouth du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Le quotidien précise qu’il est accompagné d’une délégation économique. Il rapporte qu’Araghchi présente la visite comme intervenant à un moment «précis» pour la région. Il affirme, selon Annahar, que Téhéran cherche à renforcer les canaux de communication et de coopération avec le Liban, surtout sur le plan économique, face aux défis régionaux.
Le même passage attribue à Araghchi une insistance sur la nature des relations. Il dit, selon Annahar du 8 janvier 2026, que les relations sont «solides» avec toutes les composantes de l’État libanais, et qu’il souhaite les renforcer.
Al Sharq du 8 janvier 2026 complète ce tableau en mentionnant un programme de rencontres. Le journal écrit qu’Araghchi doit rencontrer Youssef Rajji le vendredi matin à neuf heures. Il ajoute que la visite devrait inclure des rencontres officielles avec plusieurs responsables, et des discussions sur la coopération économique et l’investissement.
Cette séquence montre une diplomatie à deux niveaux. Le premier est politique, car la visite intervient dans une période de tension régionale et de débats internes sur la souveraineté. Le second est économique, car l’accent mis sur une délégation économique vise à inscrire la relation dans des dossiers concrets, au-delà des symboles.
WASHINGTON EN ARRIÈRE-PLAN: DOSSIER ORTAGUS ET DIPLOMATIE DU «MÉCANISME»
Les États-Unis apparaissent surtout sous la forme d’un arrière-plan, mais un arrière-plan structurant. Annahar du 8 janvier 2026 rapporte qu’aucune décision officielle n’est prise, côté américain, sur la situation de Morgan Ortagus, malgré de nombreux articles. Le quotidien précise que les échanges avec les responsables libanais ont porté sur la négociation, le mécanisme et l’armée. Il ajoute qu’aucun sujet économique ou financier n’a été abordé.
Cette précision éclaire une hiérarchie des priorités telle qu’elle est décrite par Annahar du 8 janvier 2026. Le cœur des échanges reste sécuritaire et institutionnel. La diplomatie se concentre sur les modalités de supervision, sur le rôle de l’armée, et sur la mise en œuvre des engagements. La dimension économique, au moins dans cette séquence, est reléguée.
LE LIBAN FACE À UNE DÉMULTIPLICATION DES CANAUX: COORDINATION, RÉCITS ET CRÉDIBILITÉ
Le même jour, plusieurs canaux se superposent. Il y a le canal européen, avec une tournée régionale annoncée et une rencontre prévue le 9 janvier 2026 à Beyrouth, selon Al Sharq et Annahar du 8 janvier 2026.
Il y a le canal onusien, avec la visite de Jean-Pierre Lacroix et la question de l’après-2027, telle que décrite par Annahar, Al Sharq, Al Binaa et Al Joumhouria du 8 janvier 2026.
Il y a le canal saoudien, avec la visite de Walid Bukhari à Nawaf Salam, rapportée par Al Sharq et lue comme un signal de soutien dans Al Binaa du 8 janvier 2026.
Il y a enfin le canal iranien, avec la visite d’Abbas Araghchi, annoncée par Annahar et détaillée sur son volet économique par Al Sharq du 8 janvier 2026.
Dans cet enchevêtrement, la crédibilité de l’État se joue sur deux scènes. Elle se joue d’abord sur la scène internationale, où chaque partenaire demande des signes de stabilité et de capacité d’exécution. Elle se joue aussi sur la scène interne, car les décisions attendues sur la souveraineté et la sécurité conditionnent la confiance externe. Al Sharq du 8 janvier 2026 lie explicitement la discussion avec l’ambassadeur saoudien à l’application des décisions de souveraineté.
La diplomatie du jour repose donc sur une logique de preuve. Chaque visite, chaque annonce, chaque rendez-vous, vient tester la cohérence des institutions. Le Liban doit montrer qu’il peut parler d’une seule voix. Il doit aussi présenter un plan lisible sur le Sud, sur la résolution 1701 et sur l’après-2027, comme le demandent les interlocuteurs onusiens cités par Al Sharq et Annahar du 8 janvier 2026.
POLITIQUE INTERNATIONALE: GAZA ET CISJORDANIE, BRAS DE FER AMÉRICAIN AUTOUR DU PÉTROLE, CRISES ARABES EN MIROIR
GAZA: REPRISE DES FRAPPES, PÉNURIE DE MÉDICAMENTS ET RECHERCHE D’UN OTAGE
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 décrit une intensification des opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Le journal mentionne des destructions de bâtiments, des bombes lancées sur des maisons et des frappes aériennes. Il souligne aussi que le ministère de la Santé alerte sur un danger direct pour les malades et les blessés, à cause du manque de médicaments et de soins.
Le même article rapporte un élément précis sur le terrain. Les brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, auraient repris des opérations de recherche liées au corps d’un otage israélien, présenté comme le dernier encore concerné dans Gaza. Le nom cité est Ran Gvili, et la recherche reprend après plusieurs semaines d’arrêt, selon Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 complète ce tableau par un autre détail de terrain. Le quotidien évoque la reprise de la recherche du corps du dernier otage dans le quartier de Zeitoun. Il place cette information dans un flux d’actualité où la guerre à Gaza et les effets humanitaires restent au centre.
Dans Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026, la guerre apparaît aussi par le prisme économique et diplomatique. Le journal écrit que, malgré les appels croissants à demander des comptes à Israël pour la guerre, les marchés internationaux ont absorbé une émission de dette israélienne. Il précise qu’Israël a levé environ six milliards de dollars lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux depuis le cessez-le-feu à Gaza, indiqué comme remontant à environ trois mois.
Ces éléments construisent une séquence contradictoire. D’un côté, la dégradation humanitaire et la pénurie de médicaments, rapportées par Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026. De l’autre, la capacité d’Israël à mobiliser des financements, telle que décrite par Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026.
L’UNRWA: LICENCIEMENTS, BAISSE DES SALAIRES ET COLÈRE DES FACTIONS
La crise de l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, occupe une place importante dans les sources du jour. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 rapporte une vague de réactions après des décisions de licenciement signées par le commissaire général Philippe Lazzarini. Le journal écrit que des centaines de salariés sont concernés et que l’affaire suscite une crainte d’autres décisions encore plus dures.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 cite un «haut fonctionnaire» de l’agence, qui s’attend à des décisions «plus douloureuses» et présente les dernières mesures comme un test de réaction. Cette lecture fait de la crise sociale un outil de gestion politique, où l’UNRWA mesurerait l’impact avant d’aller plus loin.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 donne un chiffrage. Le quotidien évoque une décision visant 622 salariés, dont une majorité issue du secteur de l’éducation. Il précise que beaucoup ont quitté Gaza avec leurs familles, contraints par la guerre, et qu’une grande partie se trouve en Égypte.
Sur le volet social, Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 rapporte le vocabulaire des réactions locales. Une instance commune de réfugiés qualifie la décision d’arbitraire et d’inhumaine. Elle insiste sur le fait que les employés n’ont pas quitté Gaza par choix, mais pour fuir la guerre, les bombardements, la faim, la maladie.
Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 met l’accent sur des mesures complémentaires. Le journal affirme qu’il y a une baisse de 20% des salaires des employés de Gaza et de Cisjordanie. Il évoque aussi la fin de contrats de 570 employés de Gaza se trouvant à l’étranger. Le texte cite en plus l’arrêt du travail des gardes d’un siège de l’UNRWA à Amman, remplacés par une société privée.
Dans Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026, les réactions partisanes sont détaillées. Le quotidien rapporte que des organisations et factions palestiniennes dénoncent une mesure jugée dangereuse, et parlent d’un mouvement vers un démantèlement progressif. La pression de Washington et d’Israël est présentée comme un facteur, dans les arguments cités par le journal.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 rapporte aussi une menace de mobilisation. Des instances parlent d’actions qui commenceraient par des sit-in et pourraient aller jusqu’à une grève ouverte, si les décisions ne sont pas annulées.
Dans le même dossier, Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 évoque des données humanitaires liées aux déplacements. Le journal mentionne des sites de refuge inondés et un soutien à environ 80.000 familles au cours du mois précédent. Il cite des volumes d’aide, dont plus de 40.000 tentes et plus de 135.000 bâches plastiques, ainsi que des matelas et des couvertures.
CISJORDANIE: «ANNÉE DE DÉCISION» POUR LA COLONISATION ET PROJET «E1» AUTOUR DE JÉRUSALEM
La Cisjordanie est décrite comme un autre front politique, avec une accélération de la colonisation. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 parle d’un plan porté par des responsables de colonies, avec un objectif affiché de torpiller l’idée d’un État palestinien. Le journal décrit 2026 comme une année de bascule pour l’agenda colonial, dans une logique de souveraineté imposée sur le terrain.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 rapporte des réactions d’une organisation israélienne critique de la colonisation. Le quotidien cite l’association «Peace Now», qui affirme que les faits ne laissent pas place au doute et que cela revient à une annexion. Elle alerte aussi sur un prix sécuritaire et économique, et appelle à stopper ce mouvement.
Dans Al Sharq du 8 janvier 2026, un autre angle apparaît, plus statistique. Le quotidien affirme que l’année 2025 a connu une hausse marquée du rythme des appels d’offres pour des unités dans les colonies. Il donne un total de 10.098 unités, avec une part majeure attribuée à Maale Adumim, annoncée à plus de 7.000 unités. Il cite aussi des projets à Efrat, et 700 unités à Ariel.
Le même Al Sharq du 8 janvier 2026 cite un cas précis autour de Jérusalem. Il évoque des appels d’offres pour 3.401 unités dans la zone «E1», à l’est de Jérusalem. Le journal présente cette zone comme sensible, car elle touche à la continuité territoriale palestinienne.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 détaille aussi le contenu d’un projet présenté comme stratégique. Le journal décrit un plan qui ne se limite pas à des logements, mais vise à séparer le nord de la Cisjordanie du sud, à isoler Jérusalem-Est de son environnement palestinien, et à fragmenter l’espace en cantons. Il évoque une extension au profit de Maale Adumim, et des risques de déplacement forcé pour des communautés bédouines.
Dans Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026, la Cisjordanie apparaît également par une image de coercition. Le journal mentionne une pelleteuse militaire israélienne détruisant un bâtiment dans le camp de Nur Shams. Ce type de scène sert de rappel, dans les récits médiatiques du jour, que l’occupation s’exprime aussi par la démolition.
ÉTATS-UNIS ET VENEZUELA: PÉTROLE SAISI, BLOQUEUR MARITIME ET BRAS DE FER AVEC LA CHINE
La politique internationale, dans plusieurs titres, est dominée par un récit de force américaine autour du pétrole vénézuélien. Al Liwaa du 8 janvier 2026 écrit que les garde-côtes américains ont intercepté des pétroliers liés à des circuits sanctionnés. Le journal rapporte une opération qui concerne un navire qui avait tenté d’échapper au blocus maritime et refusé l’arraisonnement. Il présente aussi la saisie d’un autre pétrolier associé au Venezuela dans des eaux américaines.
Al Sharq du 8 janvier 2026 ajoute des détails de cadrage. Le quotidien affirme que l’opération intervient après que le pétrolier, auparavant connu sous un autre nom, a franchi un blocus américain visant des pétroliers sanctionnés dans la zone caraïbe. Il cite aussi une saisie d’un navire battant pavillon russe, signalée près de l’Islande, puis une autre saisie dans les Caraïbes.
Dans le même récit, Al Sharq du 8 janvier 2026 mentionne un contexte diplomatique plus large. Le journal cite Marco Rubio, présenté comme menaçant et parlant de coordination avec une autorité provisoire au Venezuela. Il évoque aussi une pression américaine pour expulser des personnes soupçonnées d’espionnage ou de liens de renseignement, liées à la Chine, à la Russie, à Cuba et à l’Iran, en se référant à des médias américains cités par le journal.
Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 complète ce tableau par un élément attribué à Reuters. Le journal écrit que des responsables à Caracas et à Washington discutent d’exportations de pétrole vénézuélien vers des raffineries aux États-Unis. L’objectif, dans cette présentation, serait de détourner une partie des flux loin de la Chine.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 traite la même séquence sous un angle géopolitique et critique. Le quotidien titre sur une logique de puissance où Donald Trump impose, selon cette lecture, un rapport de force direct. Il lie la crise à un test existentiel pour l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, qu’il dit inédit depuis la création en 1949.
TRUMP, GROENLAND ET «LOGIQUE DE PUISSANCE»: L’ALLIANCE ATLANTIQUE MISE À L’ÉPREUVE
Le dossier du Groenland apparaît comme un prolongement de ce récit de puissance. Al Akhbar du 8 janvier 2026 présente un discours où l’avenir du Groenland serait traité comme un enjeu réglé par la force. Le journal attribue à Trump une phrase martiale, traduite comme une certitude qu’aucun acteur ne combattra militairement les États-Unis sur ce dossier.
Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 reprend aussi cette séquence. Le journal affirme que Trump a donné un délai de trois semaines pour clarifier le sort du Groenland, dans un récit où l’incertitude devient un outil de négociation.
Dans Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026, le thème est abordé par une chronique qui tire des leçons de la crise vénézuélienne. Le texte parle d’un précédent américain qui, selon l’auteur, remet en cause le droit international et l’idée de souveraineté.
Ces éléments convergent vers une même tension. Les sources décrivent une politique où l’annonce, la contrainte et le contrôle des ressources s’entremêlent. Elles montrent aussi que les alliances occidentales sont soumises à un stress politique, dès qu’un partenaire central assume une stratégie de pression publique.
IRAK: LIBÉRATIONS DE PRISONNIERS AU KURDISTAN ET TENSIONS BUDGÉTAIRES AVEC BAGDAD
L’Irak apparaît dans les sources par le prisme du Kurdistan et des équilibres institutionnels. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 rapporte la libération de plus de 7.000 prisonniers en 2025 dans la région du Kurdistan d’Irak. Le journal cite un responsable des centres de réhabilitation, Ihsan Abdulrahman Baban, qui parle de 7.152 détenus libérés après avoir purgé leur peine.
Le même article de Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 ajoute des chiffres sur la pression carcérale. Il mentionne plus de 8.500 détenus enregistrés en 2025 dans des centres pour adultes, femmes et mineurs, répartis entre Erbil, Souleimaniyeh et Duhok. Le texte évoque aussi près de 10.000 visites familiales facilitées.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 relie cet épisode à un conflit financier plus large. Le journal écrit qu’Erbil accuse Bagdad de ne pas avoir versé plus de la moitié de ses droits financiers, dans un contexte où un accord impose au Kurdistan de remettre ses recettes à Bagdad, en échange de versements fédéraux, notamment pour les salaires.
Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 mentionne aussi la politique irakienne sous un autre angle, en citant une compétition autour de la présidence de l’Irak entre Fouad Hussein et Nizar Amedi, selon le sommaire du journal.
LIBYE: CONTESTATION D’UNE «INGÉRENCE» ET FRAUDE ADMINISTRATIVE SUR LES NUMÉROS NATIONAUX
La Libye est présente dans les sources par deux angles, politique et institutionnel. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 rapporte des critiques émises par des membres du Haut Conseil d’État contre un communiqué d’une mission des Nations unies. Les critiques décrivent ce communiqué comme une ingérence inacceptable dans une question souveraine. Ils accusent aussi la mission d’aggraver la crise et d’alimenter la polarisation.
Dans le même passage, Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 cite une exigence de rôle «diplomatique», limité au rapprochement des positions, sans imposer une tutelle ni prendre parti. Le texte avertit qu’une poursuite de ce chemin pourrait saper ce qui reste de confiance dans le processus politique.
Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 traite un autre versant de la fragilité libyenne. Le journal rapporte une alerte du parquet sur une fraude liée aux numéros nationaux, utilisée pour éviter l’exécution de jugements définitifs, y compris des condamnations à mort. Le journal présente ce phénomène comme un indicateur du niveau de chaos et de corruption dans les institutions depuis plus d’une décennie.
UKRAINE ET BRÉSIL: SIGNAUX DE DIPLOMATIE ET FRAGILITÉS POLITIQUES
Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 signale une reprise de discussions entre l’Ukraine et les États-Unis sur des dossiers qualifiés d’épineux, selon le sommaire du journal.
Le même sommaire mentionne aussi le Brésil. Il indique que Jair Bolsonaro aurait subi des blessures légères, et que ses avocats demandent un transfert vers un hôpital à Brasilia pour des examens, en parlant d’un risque de blessure à la tête.
Ces informations, même brèves, ajoutent un contraste. Elles montrent une actualité où les crises se superposent, entre négociations stratégiques en Europe de l’Est et instabilités politiques en Amérique latine, dans un contexte international décrit comme volatil.
GUERRE AU YÉMEN ET RIVALITÉS DU GOLFE: INSTABILITÉ RÉGIONALE ET COMPÉTITION INTRA-ARABE
Al Akhbar du 8 janvier 2026 consacre une partie de ses pages «monde» à un dossier sur le Yémen. Dans l’extrait accessible, le journal situe l’instabilité entre enjeux internes et menaces externes. Il cite explicitement les États-Unis et Israël comme sources de menaces, en rapportant une posture iranienne de fermeté face à ce qu’il appelle des provocations.
Dans un autre article, Al Akhbar du 8 janvier 2026 évoque une rivalité entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le journal s’interroge sur les raisons qui auraient poussé Abou Dhabi à prendre des risques dans des zones orientales que Riyad considérerait comme vitales pour sa sécurité.
Ces récits rappellent que la politique internationale, vue depuis la presse du 8 janvier 2026, ne se limite pas aux conflits Israël-Palestine ou aux bras de fer américano-vénézuélien. Elle inclut aussi des tensions intra-arabes et des guerres prolongées, où les alliances et rivalités se recomposent par épisodes.
ÉCONOMIE: LOI SUR LA «FOSSÉ FINANCIER», BUDGETS SOUS TENSION ET RECONSTRUCTION EN QUESTION
DÉPÔTS ET «FOSSÉ FINANCIER»: LE CHOIX D’UN CADRE ET LA PEUR D’UN COUP DE FORCE
La question des dépôts reste le nœud de l’économie libanaise. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 présente le projet comme une réponse à une crise qui a gagné l’économie réelle. Le journal rappelle que le produit intérieur brut a perdu près de 60% de sa valeur depuis 2019. Il associe ce choc à la montée de la pauvreté et du chômage.
Sur le plan politique, le texte défend l’idée que l’adoption d’une loi sur la «fossé financier» ouvre enfin une séquence attendue. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 insiste sur le fait que le pays a «attendu six ans». Le journal lie ce délai au recul du soutien extérieur. Il renvoie à l’accord avec le Fonds monétaire international, et à l’exigence d’un cadre clair.
Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 précise les termes du débat. Le quotidien rappelle que le gouvernement a approuvé, fin décembre 2025, une loi d’«organisation financière» pour traiter la crise des dépôts et la «fossé» née de la crise de 2019. Il présente ce texte comme le premier projet global depuis le début de l’effondrement. Il le décrit comme largement aligné sur les attentes du Fonds monétaire international.
Le même article explique le mécanisme tel qu’il est présenté dans les sources. Le texte fixe une logique de partage des pertes. Il cite quatre pôles. Il s’agit de l’État, de la Banque du Liban, des banques commerciales et des déposants. Al Quds Al Arabi du 8 janvier 2026 ajoute que Joseph Aoun a signé le projet en vue de son transfert au Parlement, sans préciser de date de débat.
Dans Al Joumhouria du 8 janvier 2026, la défense du projet passe par un message de méthode. Le journal affirme que la priorité devait être ce texte, avant tout autre chantier. Il relie ce point à une reconstruction du rôle bancaire, et à une reprise graduelle de l’activité. Il évoque un retour à des fonctions «vitales» du secteur.
Mais la contestation ne disparaît pas. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 met en scène un affrontement de principes. Le journal souligne l’argument de la propriété privée, en citant la Constitution. Il insiste sur l’idée que les dépôts sont une propriété protégée. Il relève aussi un grief sur la procédure, avec un débat sur la majorité requise au Conseil des ministres.
À ce stade, l’enjeu économique devient aussi un enjeu de confiance. Si la loi est perçue comme un outil de découpe sans garanties, elle nourrit l’épargne de précaution et l’économie en cash. Si elle est crédible, elle peut, au contraire, ouvrir un début de retour aux circuits bancaires. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 fait de cette crédibilité la condition d’un nouveau cycle de reprise.
BANQUE DU LIBAN: L’ANNONCE DE MESURES JURIDIQUES ET LE SIGNAL D’AUTORITÉ
La Banque du Liban cherche à reprendre l’initiative. Al Liwaa du 8 janvier 2026 annonce une conférence de presse du gouverneur Karim Souaid. Elle doit se tenir au siège de la Banque du Liban à Hamra, au septième étage, à 12h30. Le journal indique que le gouverneur y annoncera des mesures juridiques et judiciaires que la banque centrale compte exécuter.
Dans le contexte de la loi sur la «fossé financier», cette annonce prend un sens particulier. Elle peut être lue comme un effort pour déplacer le débat. Le cadre législatif porte sur le partage des pertes. Le signal de la banque centrale, lui, renvoie à la responsabilité et aux procédures. Al Liwaa du 8 janvier 2026 insiste précisément sur le registre juridique, ce qui alimente l’attente d’un volet de redevabilité.
Dans les textes cités par Al Joumhouria du 8 janvier 2026, la question de la responsabilité reste centrale. Le journal souligne que le déposant n’est pas responsable des décisions de gestion bancaire. Il décrit des émotions de colère et de frustration. Il parle d’un choc légitime. Cette manière de cadrer le sujet met la pression sur les institutions, Banque du Liban incluse.
PARLEMENT ET BUDGETS: QUAND LA DÉPENSE PUBLIQUE RÉVÈLE LA CRISE DE GOUVERNANCE
Le débat économique ne se limite pas aux banques. Il touche aussi aux budgets. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte une séance de la commission des Finances et du Budget, présidée par le député Ibrahim Kanaan. Le journal précise la présence du ministre de la Culture Ghassan Salameh et de la ministre de l’Éducation Rima Karami. Il cite aussi une liste de députés présents, dont Ali Hassan Khalil, Fouad Makhzoumi, Mark Daou et Najat Aoun Saliba.
Le cœur du compte rendu est une phrase. Al Sharq du 8 janvier 2026 attribue à Ibrahim Kanaan une formule sur le recrutement illégal. Il dit que le «recrutement contraire» a «tout gâché». Le message vise la dépense hors contrôle. Il associe cette dérive à l’impasse budgétaire.
Le même article précise un point technique qui devient politique. Al Sharq du 8 janvier 2026 mentionne des contrats de location liés à l’Université libanaise. Kanaan dit que le président de l’université a annoncé une valeur de contrats qui n’apparaît pas intégralement dans le budget. Il annonce un examen pour éviter des poursuites contre l’université, ou un blocage de l’enseignement.
Dans cette lecture, la crise est aussi celle des écritures. Un budget qui ne reflète pas la réalité des engagements nourrit les litiges. Il fragilise les institutions. Il empêche un arbitrage transparent. Les détails cités par Al Sharq du 8 janvier 2026 illustrent la difficulté de «normaliser» la dépense.
Le calendrier parlementaire devient alors un indicateur économique. Al Sharq du 8 janvier 2026 indique que des séances ont été reportées, en raison de la réunion du Conseil des ministres. Le journal évoque la poursuite des sessions, puis la rédaction d’un rapport final et une séance générale dédiée au budget. L’économie reste suspendue à cette mécanique.
DÉPÔTS, PROCÉDURE ET «LISTE GRISE»: LE DISCOURS DE MORCOS ET LA RECHERCHE DE CONFIANCE
Le débat sur la loi dépasse l’hémicycle. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte une prise de parole de Morcos sur la loi du «fossé financier». Il la présente comme une entrée pour «revivifier» les dépôts. Il insiste sur le fait que la décision finale revient au Parlement, qui peut discuter, adopter ou rejeter.
Le même passage met en avant des zones de risque. Morcos soulève la question du sort des procès et des jugements. Il mentionne aussi les fonds des caisses de solidarité, les syndicats et la sécurité sociale. Il parle d’une protection maximale à garantir. Il évoque également les comptes en livres.
Al Sharq du 8 janvier 2026 relie enfin ce chantier à une exigence extérieure. Morcos insiste sur l’objectif de sortir le Liban de la «liste grise». Il associe cet objectif à un renforcement des réformes. Il parle de confiance à restaurer dans le secteur bancaire, et d’investissements à attirer.
Ce point est stratégique. Une économie dépendante des transferts et des flux régionaux est sensible à la réputation. La «liste grise» devient alors un coût. Elle pèse sur la correspondance bancaire. Elle alourdit les opérations. Dans cette logique, le cadre sur la «fossé financier» ne vise pas seulement les dépôts. Il vise une normalisation des relations financières. Al Sharq du 8 janvier 2026 le traduit par le lien explicite entre réforme et investissement.
RECONSTRUCTION: UN «CADRE» CONTESTÉ ET LA PEUR D’UNE FRONTIÈRE VIDÉE
L’économie libanaise se mesure aussi à la reconstruction. Al Akhbar du 8 janvier 2026 révèle un document présenté au Conseil des ministres. Il s’agit d’un «cadre de référence» pour définir la méthodologie et les mécanismes d’intervention dans la reconstruction. Le texte est attribué au ministère de l’Environnement, et le journal dit en avoir consulté une copie.
Le quotidien détaille le périmètre des dommages visés. Il parle des dégâts des attaques israéliennes après le 8 octobre 2023. Il inclut aussi les dommages liés à l’explosion du port de Beyrouth. Il évoque une méthode de priorisation et une mécanique de définition et de versement des aides pour les unités résidentielles et non résidentielles.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 insère des chiffres pour cadrer l’ampleur. Le journal cite un rapport de la Banque mondiale. Il évoque des pertes dans dix secteurs de base, jusqu’au 20 décembre 2024, évaluées à 11 milliards de dollars. Il précise toutefois que la poursuite d’attaques après cette date change fortement les chiffres.
Le texte ajoute un exemple local très concret. Dans la localité de Naqoura, le Conseil national de la recherche scientifique aurait recensé, jusqu’au 3 novembre 2025, 183 bâtiments détruits. Le journal compare avec 109 bâtiments détruits avant un arrêt des hostilités. Le contraste sert à montrer l’ampleur de l’aggravation.
Sur le modèle d’indemnisation, Al Akhbar du 8 janvier 2026 souligne une critique. Il cite un écart jugé faible entre une compensation pour démolition partielle et une compensation pour démolition totale. Le journal mentionne 50.000 dollars pour la démolition partielle et 67.000 dollars pour la démolition totale. Il présente ce point comme une source d’injustice potentielle.
Le même dossier insiste sur un autre volet économique, souvent invisible. Al Akhbar du 8 janvier 2026 évoque la gestion des gravats. Le journal dit qu’un cadre existe, avec des directives environnementales et une destination finale des débris. Il affirme que ces règles n’ont pas été respectées, avec des gravats jetés sans tri ni traitement, en dehors d’un cahier des charges.
Dans cette présentation, la reconstruction n’est pas seulement un chantier. C’est une bataille de gouvernance. Le cadre sert à répartir des ressources rares. Il fixe aussi un modèle territorial. Al Akhbar du 8 janvier 2026 met en garde contre un effet politique, celui d’une «zone frontalière vide». Il présente cette crainte comme une conséquence d’une méthodologie mal calibrée.
TOURISME ET SERVICES: UN SIGNAL DE REPRISE, MAIS FRAGILE
Les indicateurs de court terme offrent un contraste. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte un chiffre sur le tourisme. Le journal cite une déclaration de «Chit» sur l’occupation hôtelière à Beyrouth pendant le Nouvel An. Il évoque un taux entre 90% et 100%. Il associe cet indicateur à un espoir de stabilité politique, qui soutiendrait le secteur en 2026.
Ce signal est utile, car il touche une économie de services. Il indique une capacité de consommation et un flux de visiteurs. Mais il reste suspendu au contexte sécuritaire et politique. La séquence de janvier 2026 montre cette fragilité, avec des dossiers sécuritaires au Sud et des débats internes sur la souveraineté, tandis que l’économie attend des preuves de stabilité.
RECETTES ET CONTRÔLE: L’ADMINISTRATION FISCALE À LA RECHERCHE DE LIQUIDITÉS
L’État cherche aussi des ressources par la collecte. Al Liwaa du 8 janvier 2026 publie un avis fiscal de la direction des recettes dans la région de Baalbek-Hermel. Le document appelle des contribuables à régler des impôts, droits et pénalités liés à l’année 2020, dans un délai d’un mois après publication. Il précise que cet avis interrompt la prescription, en référence à la législation fiscale.
Cet élément paraît administratif, mais il dit quelque chose du moment économique. Quand les finances publiques manquent de marges, l’État se tourne vers la récupération de droits anciens. Cette logique complète le débat sur la restructuration bancaire. Elle montre que la crise des revenus n’a pas disparu, malgré les débats législatifs.
UNE ÉCONOMIE PRISE ENTRE DEUX URGENCES: NORMALISER LES BANQUES, FINANCER LA RECONSTRUCTION
Les sources du 8 janvier 2026 convergent sur un point. La reprise dépend d’un enchaînement. Il faut un cadre bancaire crédible pour relancer l’activité. Il faut aussi une gouvernance budgétaire pour éviter de nouveaux dérapages. Les articles sur les dépôts et sur la commission des Finances, dans Al Joumhouria et Al Sharq du 8 janvier 2026, placent la réforme au centre.
En parallèle, la reconstruction impose un autre calendrier. Les chiffres cités par Al Akhbar du 8 janvier 2026, avec les pertes évaluées par la Banque mondiale et l’exemple de Naqoura, montrent que la facture change au fil des attaques. Cela rend la planification plus difficile. Cela augmente les risques de mauvaises priorités.
Le même jour, la Banque du Liban annonce des mesures juridiques. Le Parlement discute des budgets. Le gouvernement écoute un cadre de reconstruction. L’économie apparaît ainsi comme un carrefour d’institutions. Chacune promet une action. Chacune est jugée sur sa capacité à produire des effets rapides, sans creuser les injustices et sans casser ce qui reste de confiance.
JUSTICE: SANCTIONS DE LA CONSOMMATION, CONTENTIEUX FONCIERS ET PRESSION SUR LE DROIT FINANCIER
CONTRÔLE DES PRIX: LA JUSTICE PÉNALE S’INVITE DANS LA CRISE DU QUOTIDIEN
La judiciarisation de la vie économique apparaît d’abord dans les condamnations liées à la protection du consommateur. Annahar du 8 janvier 2026 publie un extrait de jugement de la Cour d’appel des délits au Liban-Sud. La décision concerne le dossier 2025/735, avec le numéro de parquet 2020/5230, daté du 15 décembre 2025. Le condamné, Ali Taha Qabawi, est reconnu coupable d’une infraction liée à la tarification des générateurs, au titre de la loi de protection du consommateur. Une amende de quarante millions de livres libanaises est mentionnée, avec publication de la décision.
Le même Annahar du 8 janvier 2026 donne un second exemple, toujours dans le même registre. Un autre extrait de jugement vise le dossier 2025/760, avec le numéro de parquet 2022/1134, daté du 30 octobre 2025. Le condamné, Wissam Youssef Mazeh, est reconnu coupable d’une infraction liée au prix officiel du poulet cru, au titre de la loi de protection du consommateur. L’amende annoncée est de vingt millions de livres libanaises, avec publication du jugement.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 reprend également des extraits de décisions de la Cour d’appel des délits au Liban-Sud. Le journal cite le même dossier 2025/735, décision 2025/183, avec le même numéro de parquet 2020/5230 daté du 15 décembre 2025, et la même amende de quarante millions de livres libanaises. Le texte insiste sur la logique de sanction publique, par la publication, afin de renforcer l’effet dissuasif.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 cite aussi un jugement dans le dossier 2025/781, décision 2025/121, numéro de parquet 2022/1118, daté du 30 octobre 2025. Le condamné, Zaher Abdelkader Al Charif, est reconnu coupable d’une infraction liée au prix officiel du poulet, avec une amende de trente millions de livres libanaises, et publication.
Ces décisions montrent une tendance. La justice pénale sert d’outil de régulation quand l’État peine à faire respecter les règles par la seule administration. Dans un contexte où les prix dérivent vite, la voie judiciaire devient un moyen de marquer des limites. La référence répétée à la loi de protection du consommateur, dans Annahar du 8 janvier 2026 et Al Akhbar du 8 janvier 2026, indique une volonté de donner une base légale claire aux sanctions.
CONTENTIEUX FONCIERS ET COPROPRIÉTÉS: L’ACCUMULATION DES PROCÉDURES DE «SORTIE D’INDIVISION»
La justice civile se lit aussi dans la masse des annonces judiciaires liées à des biens immobiliers. Al Akhbar du 8 janvier 2026 publie une notification relative à une procédure de suppression d’indivision sur le bien 1321 dans la zone foncière de Habboch, dans un dossier référencé 398Ch2024. La formulation évoque un délai de vingt jours après publication pour répondre, avec une méthode de notification par affichage en cas d’absence.
Le même Al Akhbar du 8 janvier 2026 mentionne une autre procédure civile à Saïda. Le tribunal civil de première instance de Saïda, présidé par la juge Zeynab Mzeihm, avec les juges Karam Fawaz et Paula Al Jamil, appelle un défendeur, Simon Salim Al Badawi, dont le domicile est indiqué comme inconnu, afin de lui remettre une copie d’un jugement référencé 2025/230 daté du 10 juillet 2025. La décision porte sur un bien foncier, présenté comme non divisible en nature, ce qui renvoie à un contentieux classique de partage.
Dans le même esprit, Al Akhbar du 8 janvier 2026 publie une annonce de la Cour de première instance de Nabatiyé, présidée par la juge Marianna Annani, avec les juges George Hanna et Racha Harbi. Le texte vise l’application d’un cadre légal cité comme la loi 82/16, et concerne des défendeurs dont le domicile est inconnu. L’objet porte aussi sur une suppression d’indivision de biens fonciers à Chouqine, dans un dossier 317Ch2022, porté par une société identifiée comme “Mostafa Hamoud & Co”.
Annahar du 8 janvier 2026 publie également des annonces liées à des litiges fonciers et locatifs. Un exemple concerne une juge en charge des affaires de baux dans le Metn, Dina Chahrour, qui convoque Elias et Charbel Botros Saqr dans un dossier 2023/2039. La demande vise la déchéance d’un droit de prolongation de bail pour une section d’un bien à Bourj Hammoud, avec une demande d’évacuation et des montants cités pour charges et taxes. La mention d’une audience fixée au 26 février 2026 illustre le calendrier concret des procédures.
La multiplication de ces annonces, dans Al Akhbar du 8 janvier 2026 et Annahar du 8 janvier 2026, dit quelque chose de la pression sociale. Les contentieux d’indivision, de partage et de baux deviennent plus visibles quand l’économie se contracte. Les familles cherchent à liquider ou à sécuriser des droits. Les tribunaux se retrouvent face à une demande d’arbitrage sur des biens qui deviennent des actifs de survie.
JUSTICE RELIGIEUSE: DIVORCES, GARDE ET PREUVES FINANCIÈRES AU CŒUR DES DOSSIERS
Une partie du contentieux passe par les juridictions religieuses. Al Sharq du 8 janvier 2026 publie une annonce émanant du tribunal religieux sunnite de Tripoli, au nom du juge cheikh docteur Nazih Khaled. Un défendeur, Mahmoud Hassan Al Hayek, est convoqué pour une audience fixée au 24 février 2026 à huit heures, dans une affaire décrite comme une séparation pour discorde et conflit, avec un numéro de dossier 2026/1001. Le texte précise que l’absence peut entraîner une notification considérée régulière jusqu’au jugement définitif.
Le même Al Sharq du 8 janvier 2026 publie une annonce du tribunal religieux sunnite de Baabda. Une défenderesse, Layal Ahmad Taher, est invitée à retirer des documents déposés par Fadi Mouwafaq Badawi, dans une affaire de retrait de garde, avec un numéro de base cité comme 677. Le texte mentionne un délai de quinze jours pour prendre position, avec une notification par le greffe en cas d’absence.
Al Akhbar du 8 janvier 2026 publie, de son côté, une notification liée au tribunal religieux jaafarite de Tyr. Elle concerne des héritiers d’Abdel Moneem Hal, décrits comme inconnus de domicile, dans une affaire d’établissement de dot, référencée 2024/351, avec une audience fixée au 16 février 2026. L’annonce insiste sur la nécessité de se présenter ou d’envoyer un représentant au greffe pour retirer les documents.
Ces annonces rappellent un point simple. Quand l’économie s’effondre, les tensions familiales et patrimoniales augmentent souvent. Les dossiers de séparation, de garde et de dot ne sont pas seulement privés. Ils sont liés à la sécurité financière des foyers. Al Sharq du 8 janvier 2026 et Al Akhbar du 8 janvier 2026 montrent une justice religieuse sollicitée comme espace de stabilisation, au moment où les ressources se raréfient.
REGISTRES, CADASTRE ET TRANSPARENCE: LE DROIT ADMINISTRATIF AU SERVICE DE LA SÉCURITÉ DES TITRES
Le volet administratif du droit apparaît dans les annonces de registres. Al Sharq du 8 janvier 2026 publie plusieurs avis de bureaux du registre foncier dans le Chouf. Un premier concerne une demande de duplicata de titre de propriété pour un bien à Rmeilé, au nom de Bilal Haidari, avec un délai de quinze jours pour toute objection. Un second concerne une demande de certificat d’inscription hypothécaire au profit d’une banque, sur un bien à Jiyé, avec le même délai. Un troisième concerne des duplicatas de titres de propriété pour des héritiers à Damour, toujours avec un délai d’objection de quinze jours.
Ces avis, même techniques, sont un indicateur. Ils montrent le besoin de sécuriser les droits réels dans une période d’incertitude. La procédure d’objection rapide suggère aussi une recherche d’assainissement. Le registre foncier devient un outil de prévention des litiges, ou au moins un filtre avant qu’ils n’atterrissent devant un juge. Al Sharq du 8 janvier 2026 illustre cette fonction de verrou administratif.
Annahar du 8 janvier 2026 publie également une annonce du registre du commerce à Beyrouth. Elle indique une dissolution, puis une radiation, d’une société dont la décision est prise en assemblée générale le 10 novembre 2025, actée le 28 novembre 2025, avec un délai de dix jours après la dernière publication pour les objections. Cette mécanique renvoie à un autre visage de la justice. Elle est celle de la publicité légale, qui protège les tiers et clarifie la responsabilité.
BANQUE DU LIBAN ET VOLET JUDICIAIRE: L’ANNONCE D’ACTIONS ET L’ATTENTE DE RESPONSABILITÉS
Le champ judiciaire se rapproche ensuite des institutions financières. Al Liwaa du 8 janvier 2026 annonce une conférence de presse du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, prévue à 12h30 au siège de la banque centrale à Hamra. Le journal indique qu’il doit y annoncer des mesures “juridiques et judiciaires” à exécuter par la banque centrale.
Cette annonce intervient alors que le débat public porte sur la responsabilité dans la crise des dépôts. Le choix des mots compte. Parler de mesures judiciaires, dans Al Liwaa du 8 janvier 2026, revient à promettre un passage du discours à l’action. Cela vise aussi à restaurer une crédibilité institutionnelle, dans un moment où une partie du pays réclame des poursuites, ou au minimum des clarifications, sur les décisions passées.
CONSTITUTIONNALITÉ ET DROITS: LA LOI SUR LA «FOSSÉ FINANCIER» BASCULE EN DÉBAT JURIDIQUE
La justice apparaît enfin par la contestation juridique des réformes. Al Binaa du 8 janvier 2026 critique le projet de loi sur la “fossé financier” en parlant de violations et en appelant le Parlement à corriger le texte. Le journal insiste sur la nécessité de fixer les pertes, d’identifier les responsabilités, et de garantir des droits constitutionnels et financiers pour les déposants.
Même lorsque le sujet est économique, la bataille est juridique. Elle porte sur la hiérarchie des normes, sur la procédure, et sur la protection de la propriété. Dans ce cadre, la justice ne se réduit pas aux tribunaux. Elle se joue aussi au Parlement, qui devient l’arbitre du risque de contentieux massif à venir. Al Binaa du 8 janvier 2026 place clairement le débat sur le terrain du droit et de la légitimité.
UNE JUSTICE DU QUOTIDIEN, MAIS AUSSI UNE JUSTICE DU SYSTÈME
Les éléments publiés le 8 janvier 2026 montrent deux niveaux. D’un côté, une justice du quotidien. Elle sanctionne une tarification de générateurs ou un prix de denrées, comme le rapportent Annahar du 8 janvier 2026 et Al Akhbar du 8 janvier 2026, avec des amendes chiffrées et des décisions datées.
De l’autre côté, une justice du système. Elle s’exprime dans le droit financier contesté, et dans l’annonce de mesures judiciaires par la Banque du Liban, telle que rapportée par Al Liwaa du 8 janvier 2026.
Entre les deux, la même tension revient. Il s’agit de la capacité des institutions à faire respecter des règles, puis à rendre des comptes. Les annonces de procédures civiles, foncières et religieuses, visibles dans Al Akhbar du 8 janvier 2026 et Al Sharq du 8 janvier 2026, complètent le tableau. Elles montrent une société qui se tourne vers le juge pour trancher des conflits de ressources, de propriété et de famille, au moment où l’économie fragilise tous les équilibres.
SOCIÉTÉ: TRAVAIL PRÉCAIRE, SERVICES SOUS TENSION ET DÉBAT SUR LES ESPACES PUBLICS
MARCHÉ DU TRAVAIL: LA CHASSE À L’INFORMEL SUR FOND DE CHÔMAGE ÉLEVÉ
Annahar du 8 janvier 2026 décrit un marché du travail «hors contrôle» dans un pays où le chômage atteindrait environ 38%, selon une estimation non officielle citée par le journal. Le quotidien insiste sur un point de départ simple. Quand une telle proportion de la population active est sans emploi, fermer les yeux sur l’irrégularité devient une forme de participation à la crise.
Dans cette approche, le sujet dépasse la seule économie. Annahar du 8 janvier 2026 présente l’organisation du travail comme une urgence sociale. Le texte évoque une «phase de test» pour l’État. L’objectif est de reprendre un rôle de régulation, de protéger la main-d’œuvre libanaise et de réduire des déséquilibres qui auraient coûté cher au Trésor et à la sécurité sociale.
Le quotidien précise les outils mobilisés. Annahar du 8 janvier 2026 évoque une coordination entre le ministère du Travail et la Direction générale de la Sûreté générale. Il s’agit de réexaminer la situation de la main-d’œuvre étrangère, y compris les travailleurs syriens, avant de la soumettre aux cadres légaux. Le texte cite deux axes. Le premier porte sur les conditions de séjour. Le second porte sur les mécanismes de permis et de déclaration.
Annahar du 8 janvier 2026 souligne aussi l’ambiguïté de la séquence. Le journal pose une question qui traverse le débat public. Le droit sera-t-il appliqué durablement ou par étapes, selon le contexte. Cette incertitude nourrit une crainte. Une campagne courte peut créer un choc sans construire une politique.
Un autre élément ressort de la même page. Annahar du 8 janvier 2026 évoque des établissements qui auraient recours à des travailleurs étrangers non déclarés. Le journal décrit ce choix comme un facteur d’exclusion de la main-d’œuvre libanaise. Le propos vise aussi la concurrence salariale. Il renvoie à une économie où le coût devient le premier critère, au détriment des règles.
ÉDUCATION ET SECTEUR PUBLIC: LA CRISE DES PROCÉDURES MENACE LA CONTINUITÉ DES COURS
La fragilité sociale apparaît aussi dans la question éducative. Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte les propos du député Ibrahim Kanaan lors de discussions en commission. Il évoque des priorités liées au financement des fonds des enseignants. Il dit avoir demandé au ministère de l’Éducation un courrier officiel afin de trancher lors d’une prochaine séance.
Le même Al Sharq du 8 janvier 2026 mentionne un autre sujet sensible pour les étudiants. Il s’agit des équivalences. Kanaan parle de complexités et d’obstacles. Il annonce un traitement via un nouveau mécanisme, présenté comme destiné à faciliter les démarches.
Le dossier de l’Université libanaise est décrit dans un langage budgétaire, mais ses effets sont sociaux. Al Sharq du 8 janvier 2026 indique qu’une décision gouvernementale sur l’augmentation de la rémunération horaire des enseignants de l’Université libanaise n’a pas été inscrite au budget. Le montant cité est de 720 milliards. Kanaan annonce un examen du point après réception d’un courrier officiel de l’université. Il présente ce volet comme «essentiel».
Sur le même registre, Al Sharq du 8 janvier 2026 rapporte que les contrats de location liés à l’Université libanaise n’ont pas été entièrement intégrés au budget. Kanaan dit vouloir examiner le dossier pour éviter deux risques. Le premier est celui de procédures judiciaires contre l’université. Le second est celui d’une paralysie du processus éducatif.
Al Binaa du 8 janvier 2026 reprend ces éléments et élargit le cadre. Le journal parle d’une discussion sur les questions de l’enseignement, les étudiants, les professeurs et les coûts. Il met l’accent sur les personnels contractuels, dans le primaire, le secondaire et l’enseignement technique.
Al Binaa du 8 janvier 2026 attribue aussi à Kanaan une critique de gouvernance. Il rappelle l’existence d’une loi de 2017 sur la restructuration du secteur public, avec un gel de l’emploi jusqu’à sa mise en œuvre. Il affirme que ce cadre n’a pas été appliqué, et qu’il y a pourtant des nominations «contraires aux règles». Le journal rapporte une formule sévère sur le recrutement «aléatoire» et sur la transformation du secteur public en «métairie sans contrôle».
Dans cette lecture, la crise sociale ne réside pas seulement dans le manque de moyens. Elle réside aussi dans l’illisibilité des décisions. Quand les lignes budgétaires ne suivent pas les engagements, l’école et l’université deviennent des otages. Le risque évoqué par Al Sharq du 8 janvier 2026, celui d’une interruption de l’enseignement, se transforme alors en menace directe sur les familles.
SANTÉ ET POUVOIR D’ACHAT: LA GUERRE DES FACTURES ENTRE ASSUREURS ET HÔPITAUX
Les tensions sociales se lisent aussi dans la santé. Annahar du 8 janvier 2026 publie une mise au point de la Syndicate of Hospitals in Lebanon, à la suite d’un article sur une hausse de 15% qui «allume la confrontation» entre compagnies d’assurance et hôpitaux. Le syndicat dit avoir été surpris par des informations jugées éloignées de la réalité. Il reproche au traitement de s’être limité à deux points de vue, sans contact avec le président du syndicat, le professeur Pierre Yared.
Sur le fond, la réponse détaille une logique de coûts. Annahar du 8 janvier 2026 rapporte que le syndicat affirme que la hausse des factures hospitalières n’est pas «la faute» des hôpitaux. Il parle d’un phénomène mondial. Il relie l’inflation des coûts à l’augmentation des charges imposées au secteur de la santé.
Le texte aborde ensuite la question des tarifs. Annahar du 8 janvier 2026 indique que l’augmentation des tarifs pour 2026 serait un sujet «déjà convenu» avec l’association des compagnies d’assurance. Le syndicat insiste sur un contraste. Les compagnies auraient augmenté le prix des polices plus d’une fois depuis 2019, mais elles maintiendraient des tarifs hospitaliers représentant seulement 60% à 75% de ce qu’ils étaient en 2019, selon la formulation publiée.
Un autre point touche directement les patients. Annahar du 8 janvier 2026 évoque des retards de paiement jugés injustifiés. La durée citée atteint six mois, au lieu de trois. Cette mécanique a un effet en chaîne. Elle comprime la trésorerie des hôpitaux. Elle accroît aussi la pression sur les familles, car elle favorise des avances et des frais non couverts au moment du soin.
Le syndicat insiste aussi sur un principe. Annahar du 8 janvier 2026 rapporte que les hôpitaux revendiquent le droit de facturer à un niveau qui couvre leurs coûts, en appliquant le même ratio que celui que les compagnies appliquent sur les polices. Le texte ajoute un dernier argument social. La baisse du pouvoir d’achat réduit le nombre de détenteurs de polices. Le syndicat dit que ce recul ne peut pas être imputé aux hôpitaux, qui, selon lui, portent déjà seuls une partie du fardeau de la crise.
Cette confrontation décrit une société prise en étau. D’un côté, des assureurs qui défendent des plafonds. De l’autre, des établissements qui disent ne plus pouvoir absorber l’écart entre tarifs et coûts. Entre les deux, la famille devient l’arbitre forcé, au moment de l’admission ou de la sortie.
«JANVIER SANS ALCOOL»: SANTÉ MENTALE, CULPABILITÉ ET RECHERCHE DE SOUTIEN
La rubrique «Santé et alimentation» d’Al Joumhouria du 8 janvier 2026 propose un autre miroir social. Le journal note que beaucoup de personnes réévaluent leur relation à l’alcool sans se considérer «dépendantes». Il s’agit souvent d’une histoire «plus calme» et plus complexe, selon le texte.
Al Joumhouria du 8 janvier 2026 cite l’expérience de l’écrivaine Cecilie Mack. Elle dit avoir bu quotidiennement avant d’arrêter depuis huit ans. Le texte rapporte sa perception. L’alcool «adoucirait la dureté de la vie» et rendrait plus faciles les interactions sociales.
Le journal propose une méthode qui se veut accessible. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 présente «Janvier sans alcool» comme un test simple et sûr, pour comprendre sa relation à la boisson sans la pression d’une décision définitive.
Le texte insiste aussi sur des signaux. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 cite, parmi les signes frappants, la culpabilité ou une posture défensive quand on parle de consommation. Il évoque aussi l’irritation face aux remarques des autres, présentée comme un message intérieur à écouter.
Enfin, le quotidien met l’accent sur le soutien. Al Joumhouria du 8 janvier 2026 encourage à demander de l’aide, par un médecin, un thérapeute ou des groupes. Il rappelle que les options peuvent être en présence ou à distance. Il compare la recherche d’un groupe adapté à un choix progressif, jusqu’à trouver ce qui convient.
Dans le contexte libanais, cet angle résonne avec d’autres tensions décrites ailleurs. Quand le travail se précarise et que la santé coûte plus cher, la gestion du stress devient un sujet collectif, même lorsqu’il est raconté au singulier.
ESPACES PUBLICS À BEYROUTH: LA «BATAILLE DU BÉTON» DANS LA JARDIN DU MUFTI HASSAN KHALED
Le quotidien urbain se lit aussi dans la polémique sur les espaces verts. Annahar du 8 janvier 2026 consacre un article à la Jardin du mufti martyr Hassan Khaled, à Beyrouth, décrite comme passée d’une oasis à un «parc en ciment». Le journal rapporte une vague de critiques après la transformation d’une partie importante de la surface verte en structures en béton, jugées contraires à la fonction d’un espace public et d’un «poumon» pour les habitants.
Annahar du 8 janvier 2026 cite le docteur Mohammad Al Naqri, opposant au projet. Il dit que la crise n’est pas récente. Il la fait remonter à un précédent mandat municipal. Les travaux auraient été confiés à un entrepreneur dans l’idée de réhabiliter le site, avec un projet initial de quatre niveaux de parkings.
Le même passage relie ce projet à la chronologie de l’effondrement. Annahar du 8 janvier 2026 indique que le chantier a coïncidé avec le début de la crise économique et la hausse du taux de change du dollar. Cela a entraîné une interruption, puis une reprise intense. La reprise se fait, selon le texte, avec un plan modifié, qui annule le parking et conserve une rénovation centrée sur la jardin.
La critique se cristallise sur la proportion de béton. Annahar du 8 janvier 2026 rapporte que Mohammad Al Naqri juge ce taux «inexistant» dans des jardins comparables et affirme que le lieu est devenu un «parc en ciment» dépourvu du minimum d’éléments environnementaux. Il dit aussi que les promesses de planter plus tard ne suffisent pas à restaurer la confiance.
Face à cela, Annahar du 8 janvier 2026 rapporte la version officielle, présentée par le conseiller municipal Mohammad Balouza. Il explique que les travaux s’inscrivent dans le cadre d’un don non conditionnel offert par l’organisation UNOPS au précédent conseil municipal, et que le dossier inclut plusieurs projets à Beyrouth, dont cette jardin. Il ajoute que l’organisation aurait établi les plans détaillés, approuvés par l’ancien conseil.
Le même responsable explique que le conseil actuel, entré en fonctions en mai 2025, a hérité d’un projet déjà lancé. Il insiste sur le principe de continuité des projets publics. Il admet pourtant que la densité de béton a surpris, tout en rapportant que les exécutants décrivent cette phase comme temporaire.
Annahar du 8 janvier 2026 mentionne enfin la promesse d’une phase suivante. Elle porterait sur des plantations et une couverture de zones bétonnées selon des plans «approuvés». Le journal note que ces assurances ne suffisent pas à calmer les craintes. La controverse s’élargit et devient un débat sur les critères de gestion des espaces publics dans la capitale.
TECHNOLOGIE: L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ENTRE JEUX, MÉDIAS ET STRATÉGIES D’ÉTAT
«JOUETS INTELLIGENTS»: L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ENTRE DYNAMIQUE LUDIQUE ET QUESTIONS DE SÉCURITÉ
La poussée de l’intelligence artificielle se lit jusque dans l’univers du jouet. Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 annonce que Lego lance une nouvelle génération de briques de construction baptisées «briques intelligentes». Le journal décrit un dispositif qui mélange jeu traditionnel et interaction numérique, grâce au son, à la lumière et à la réponse au mouvement. L’objectif revendiqué est d’ajouter une dynamique nouvelle à l’expérience de jeu et d’élargir les formes d’interaction.
Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 précise que cette annonce intervient lors du salon de l’électronique grand public 2026 à Las Vegas. Le quotidien détaille des éléments techniques présentés comme centraux. Les briques intègrent des capteurs liés au mouvement, à la position et à la distance. Elles incluent aussi un ensemble sonore, un accéléromètre et une puce de silicium conçue spécialement. Le système est pensé comme un écosystème. Il repose sur des briques et des plaques dites intelligentes, capables de produire des réactions différentes selon les interactions entre pièces.
Le même article souligne que des tests montrent une capacité à produire des sons festifs, à simuler un mouvement et à réagir à la construction ou à la destruction. Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 présente cette évolution comme un pas supplémentaire vers l’intégration du jeu matériel et du jeu numérique, tout en citant la position de l’entreprise, qui affirme que la technologie complète l’imaginaire de l’enfant plutôt qu’elle ne le remplace.
Cependant, le débat sur ce type d’innovation reste vif. Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 rapporte que, selon la BBC citée par le journal, les réactions d’experts de l’enfance et du jeu sont partagées. Certains avertissent que l’intégration de technologie pourrait affaiblir l’essence de Lego, fondée sur l’imagination libre et l’invention sans effets préfabriqués. D’autres estiment que le jeu n’a pas besoin d’accessoires sonores pour devenir vivant et que le moteur principal demeure l’imaginaire.
Cette controverse ne porte pas seulement sur la pédagogie. Elle touche à la sécurité et à la vie privée. Asharq Al Awsat du 8 janvier 2026 mentionne que la diffusion de ces techniques pose des questions nouvelles sur la protection des données et la sécurité des jouets connectés, surtout avec la généralisation de l’intelligence artificielle. Le journal note que certains chercheurs appellent à un équilibre entre l’innovation et la préservation du cœur du jeu, conçu comme un espace d’exploration.
STRATÉGIES NATIONALES DANS LE MONDE ARABE: COURSE À L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, INFRASTRUCTURES ET CADRES LÉGAUX
À l’échelle des États, la même technologie devient un enjeu de souveraineté et de compétitivité. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 décrit une accélération des stratégies nationales dans le monde arabe, avec des investissements, des plans d’infrastructure et des efforts législatifs, afin de ne pas rester en marge d’une course mondiale menée par les grandes puissances.
Dans cet ensemble, Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 présente le cas du Qatar à travers un programme gouvernemental de l’intelligence artificielle conduit par l’État et mené en partenariat avec des entreprises technologiques locales et internationales. Le journal place ce programme dans une logique d’organisation, où la puissance publique cherche à structurer un écosystème plutôt qu’à laisser le marché seul décider.
Le quotidien évoque aussi le cas de la Jordanie. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 indique qu’une stratégie et un plan d’exécution couvrent la période 2023-2027, avec une coopération impliquant l’Union européenne et des agences des Nations unies. L’objectif affiché est de faire de la Jordanie un acteur régional dans ce domaine, en misant sur les compétences humaines, sur l’infrastructure numérique et sur un environnement réglementaire favorable, tout en visant des gains de performance dans le secteur public et dans des secteurs jugés prioritaires.
La Libye est citée comme un autre exemple, avec une trajectoire de moyen terme. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 parle d’une stratégie nationale 2025-2030, centrée sur la formation de jeunes compétences, le développement des sciences des données, et la mise en place de cadres et de lois pour garantir un usage sûr et éthique de l’intelligence artificielle. Le journal mentionne aussi des applications prévues dans des secteurs stratégiques comme la santé.
Le Maroc apparaît, lui, à travers une politique de numérisation plus large qui intègre l’intelligence artificielle. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 décrit un plan jusqu’en 2030 visant la numérisation des services publics, le soutien aux entreprises actives dans l’intelligence artificielle, l’attraction d’acteurs internationaux spécialisés, le développement de compétences et la construction d’infrastructures adaptées, avec des mécanismes d’évaluation.
Enfin, l’Arabie saoudite est présentée par le prisme des investissements. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 cite des projets liés aux données et à l’intelligence artificielle dans le cadre des objectifs de diversification économique, avec la création d’un fonds de 100 milliards de dollars pour investir dans l’intelligence artificielle et d’autres technologies, ainsi que des discussions pour injecter 40 milliards de dollars supplémentaires dans des entreprises internationales du secteur.
À travers ces exemples, un même fil se dessine. Les États cherchent à éviter une dépendance technologique totale. Ils veulent capter la valeur, attirer des talents et imposer des standards juridiques. La promesse est économique. Elle est aussi politique, car la maîtrise des infrastructures et des données devient un levier de puissance.
QUALITÉ DES RÉSEAUX ET FRUSTRATION DES USAGERS: L’INTERNET COMME NOUVEAU THERMOMÈTRE SOCIAL
L’innovation ne se mesure pas uniquement en stratégies et en fonds. Elle se mesure aussi dans l’accès quotidien aux réseaux. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 signale des plaintes en Iran autour de la dégradation de l’internet. Le journal place cette question au cœur d’une expérience utilisateur qui pèse sur la vie économique, la circulation de l’information et la confiance.
Ce type de mention rappelle que l’intelligence artificielle suppose un socle. Sans réseaux stables, sans débit, sans accès fiable, la promesse technologique reste inégale. Elle produit une fracture. Elle alimente aussi une colère sociale, car l’internet devient un service essentiel, au même titre que l’électricité ou l’eau.
PLATEFORMES NUMÉRIQUES: UN ESPACE PUBLIC INCONTOURNABLE, MAIS MINÉ PAR LA DÉFIANCE
Au-delà des infrastructures, la technologie change la politique par le biais des plateformes. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 cite une lecture issue d’un indicateur publié en 2025 par le Arab Center for Research and Policy Studies. Le texte pose une question centrale. Comment les réseaux sociaux peuvent-ils être indispensables à la vie quotidienne, tout en voyant la confiance des utilisateurs se détériorer.
Les chiffres cités dessinent une société massivement connectée. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 indique que 79% des répondants utilisent l’internet et que 90% d’entre eux s’appuient sur le téléphone mobile comme outil principal de navigation, ce qui fait du numérique une extension directe de la vie quotidienne.
Mais la défiance grandit. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 rapporte que 59% des utilisateurs disent ne pas faire confiance aux informations et aux nouvelles qui circulent sur les réseaux sociaux, contre 41% qui déclarent une confiance générale. Le journal attribue cette chute de crédibilité à l’accumulation d’expériences de désinformation, à la polarisation et au rôle des algorithmes dans l’ordonnancement des contenus.
Un autre indicateur concerne la surveillance ressentie. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 écrit que 37% des répondants pensent que leur activité sur les réseaux sociaux est surveillée. Le texte lie ce sentiment à un effet concret. Il ne modifie pas seulement les pratiques de communication. Il redessine les limites d’expression, les modes de participation et le degré d’audace politique.
Le journal ajoute enfin des éléments sur la forme du débat. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 rapporte une préférence croissante pour le contenu visuel court, cité à 47%, face au contenu textuel, cité à 27%. Le texte évoque un basculement vers un discours plus rapide et plus émotionnel, au détriment de la densité et du contexte.
Pourtant, la défiance ne signifie pas un retrait total. Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026 indique qu’environ 57% des personnes interrogées continuent d’utiliser les réseaux sociaux comme canal pour exprimer des positions sur des événements politiques, mais que la fréquence quotidienne ou شبه quotidienne de cette expression ne dépasserait pas 11%.
Cette combinaison de données décrit un espace public paradoxal. Il est massif et central. Il est aussi fragile. Il sert à parler, mais il n’est plus toujours jugé fiable. Il permet l’expression, mais il génère un sentiment de surveillance. Il multiplie les contenus, mais pousse vers le court. Ce cadre rejaillit sur les médias, sur les campagnes politiques et sur la manière dont les crises sont perçues.
ÉTHIQUE ET RESPONSABILITÉ: LA FRONTIÈRE ENTRE OUTIL ET DÉCISION
La question de la responsabilité devient alors un point de tension. Al Liwaa du 8 janvier 2026 publie un texte qui insiste sur une idée. Même très avancée, l’intelligence artificielle ne possède pas de conscience de soi ni de capacité de discernement moral. Le journal souligne qu’il s’agit d’une limite structurelle, qui rend nécessaire un pilotage humain et une imputabilité claire.
Al Liwaa du 8 janvier 2026 s’appuie sur la recommandation de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture sur l’éthique de l’intelligence artificielle. Le texte insiste sur le principe que la responsabilité doit rester humaine, qu’il s’agisse du développement, de l’usage ou de la décision finale, surtout lorsque des systèmes dits intelligents touchent aux droits et aux libertés.
Le même article avertit d’un autre risque. Des décisions dépourvues de «conscience» peuvent accroître l’injustice et l’inégalité, notamment lorsque des algorithmes manquent de transparence ou reposent sur des données biaisées. Le journal en tire une conclusion normative. Il faut utiliser l’intelligence artificielle comme un outil d’aide, tout en préservant des valeurs humaines comme l’empathie et le sens des responsabilités.
Ce débat rejoint les inquiétudes sur les jouets connectés et sur les plateformes. Dans les trois cas, la technologie promet une performance, mais déplace le risque. Le risque devient moins visible. Il se niche dans les paramètres, dans les capteurs, dans le tri de l’information et dans la décision automatisée.
MÉDIAS ET OUTILS NUMÉRIQUES: PODCASTS ET IMAGES GÉNÉRÉES, LA NOUVELLE GRAMMAIRE DE L’ACTUALITÉ
Les médias eux-mêmes s’adaptent à cette nouvelle grammaire. Annahar du 8 janvier 2026 annonce le lancement d’un podcast lié à «Souk al Tayyeb» à partir du journal. La mention montre une transformation des formats, avec un glissement vers des contenus audio pensés pour la consommation mobile et la diffusion en série.
Dans le même ensemble de Une, Annahar du 8 janvier 2026 précise qu’une image liée à Donald Trump est «conçue par l’intelligence artificielle». La mention, même brève, indique un usage désormais normalisé de visuels générés, avec une volonté d’indiquer le procédé.
Ces deux signaux, dans Annahar du 8 janvier 2026, éclairent un mouvement plus large. Les médias doivent capter l’attention dans un espace saturé et dominé par des plateformes. Ils testent donc des formats rapides et adaptables. En parallèle, ils se trouvent confrontés à une exigence de transparence, car l’usage d’images générées peut nourrir la défiance déjà mesurée par les données citées dans Al Araby Al Jadid du 8 janvier 2026.



