Une cellule de la prison de Roumieh au Liban.
Une cellule de la prison de Roumieh au Liban.

Le Ministre de la Justice, Ashraf Rifi a dévoilé ce vendredi 7 août un plan de réforme du système judiciaire. Ce dernier viserait à améliorer l’égalité judiciaire entre libanais et à mettre fin à l’influence des partis politiques via l’adoption de nouvelles lois. Au menu, 14 points dont la création d’organes judiciaires distincts chacun en charge de différentes catégories d’infractions et de crimes, comme la menace à la sécurité nationale, comprenant entre autre les questions liées au terrorisme et à l’incitation à la haine inter-confessionelle. D’autres organismes seront en charge des crimes liés aux trafics de drogue ou encore de contrebande d’armes. Ces mesures, selon le Ministre de la Justice, permettront le renforcement du système judiciaire et la protection des intérêts du citoyen libanais.

Cette annonce intervient alors que le système judiciaire libanais peine à organiser les procédures visant notamment les suspects impliqués dans les affaires terroristes comme les islamistes de Nahr Bared et alors que le procès concernant l’assassinat de l’ex premier ministre libanais Rafic Hariri a été exilé à La Hague au Pays Bas, via la formation du Tribunal Spécial pour le Liban. Le blocage du système judiciaire a également pour conséquence une surpopulation du milieu carcérale comme à la prison de Roumieh, conçue à l’origine pour l’incarcération de 2000 personnes et qui compterait 5500 détenus dans ses murs. Des mutineries, notamment des islamistes des mouvements terroristes Fatah Al Islam, détenus suite aux combats de Nahr Bared, éclatent sporadiquement en ce lieu.