La plaine du Akkar. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
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Ces dernières semaines des djihadistes affiliés à Daech ont tué trois civils à Kaftoun, quatre soldats à Beddaoui, deux soldats à Minié et blessé des policiers (de la Force de sécurité intérieure) à Wadi Khaled. Ces djihadistes étaient en prison mais avaient été libérés…  

Demain et après-demain, le Président du Parlement Nabih Berri a prévu une session législative (au Palais de l’UNESCO dans les circonstances sanitaires actuelles) pour examiner 40 projets de lois, y compris une amnistie générale pour les djihadistes et les trafiquants de drogue. 

Ce projet de loi est soutenu d’une part par le « club » des anciens Premiers ministres (Fouad Siniora et Saad Hariri, respectivement chef et leader du Courant du Futur, Tammam Salam leur allié et Najib Mikati qui est à la tête du Courant Al-Azem) qui réclament la libération de ces djihadistes et par le « duo » chiite (le mouvement Amal de Nabih Berri et le Hezbollah) qui réclament quant à eux la libération des trafiquants de drogue. 

Rappelons qu’après avoir été libérés en 2005 dans le cadre déjà d’une loi d’amnistie incluant la libération de Samir Geagea le chef du Parti des Forces libanaises, des djihadistes (qui avaient déjà combattu l’armée libanaise dans le nord du pays à l’aube de l’an 2000) avaient mis le feu au quartier d’Achrafieh à Beyrouth (en 2006) et combattu l’armée libanaise dans le camp palestinien de Nahr el-Bared (en 2007). 

Les djihadistes et les anciens Premiers ministres appartiennent à la communauté sunnite et la plupart des trafiquants de drogue emprisonnés appartiennent à la communauté chiite tout comme le duo Amal-Hezbollah. 

Les blocs parlementaires chrétiens (qui demandent l’amnistie pour les personnes ayant collaboré avec Israël) et la plupart des manifestants s’opposent depuis un an à ce projet car ces djihadistes sont impliqués dans l’assassinat de soldats, de policiers et de civils. 

Le projet d’amnistie pourrait être étendu à des personnes impliquées dans des détournements de fonds publics alors qu’un audit juri-comptable (« forensic audit ») a commencé à la Banque Centrale. 

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