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La masse monétaire au Liban progresse de 25 % sur un an
La masse monétaire au Liban a progressé de 25 % sur un an pour atteindre 1 108 134 milliards de livres libanaises fin mai 2025, selon la Banque du Liban. Cette augmentation reflète une expansion monétaire incontrôlée dans un pays sans politique monétaire active, où le financement du déficit public passe par la création monétaire. L’économie reste désintermédiée, dominée par le cash, et largement hors des circuits bancaires officiels.
Les réserves de change de la Banque du Liban atteignent 11,1 milliards de dollars...
La Banque du Liban a annoncé que ses réserves de change liquides ont atteint 11,1 milliards de dollars à fin mai 2025, en hausse de 974,6 millions depuis janvier. La valorisation des réserves d’or dépasse les 30 milliards USD. Cette progression s’inscrit dans une stratégie de reconstitution des actifs extérieurs de l’institution centrale dans un contexte de crise prolongée, de dollarisation massive et de restructuration bancaire progressive.
Les recettes du tourisme au Liban tombent à leur plus bas niveau depuis 2021,...
Les recettes touristiques du Liban ont chuté de 16,3 % en 2024 pour atteindre 4,65 milliards USD, selon les données officielles de la Banque du Liban. Cette baisse marque leur plus faible niveau depuis 2021 et s'accompagne d'une forte diminution du solde net du tourisme. Le recul affecte directement les équilibres macroéconomiques du pays et met en évidence l'absence d'une politique de soutien efficace pour ce secteur stratégique.
Le Liban perd un million de cartes bancaires en quatre ans, signe d’une débancarisation...
Le nombre de cartes bancaires au Liban a chuté de 2,8 à 1,8 million entre 2020 et 2024. Cette baisse de 36 % reflète une débancarisation rapide dans un contexte de crise financière, de perte de confiance dans les banques et de retrait des infrastructures de paiement. La chute concerne toutes les catégories de cartes. Ce phénomène affaiblit la capacité de l’État à collecter des recettes, contrôler l’activité économique et maintenir un minimum de structure financière nationale.
Electricité du Liban affiche 55,2 millions USD de pertes opérationnelles en février 2025, avec...
Electricité du Liban a affiché 55,2 millions USD de pertes en février 2025. Sa production a chuté de 17 %, et son taux de recouvrement est tombé à 17,1 %. Subventionnée par le Trésor, EDL ne couvre qu’une part marginale des besoins électriques du pays. Faute de réforme, elle pèse lourdement sur les finances publiques. Les institutions internationales pointent son inefficacité comme un obstacle majeur à toute relance économique viable.
Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise
La masse monétaire M2 au Liban a augmenté de 20,5 % au premier trimestre 2025, dans un contexte de stagnation du crédit et d’inefficacité monétaire. Les agrégats M1 à M4 montrent une expansion nominale sans effet sur l’activité réelle. La dollarisation massive, l’absence de politique monétaire fonctionnelle et la paralysie bancaire contribuent à un déséquilibre structurel de la liquidité. La circulation informelle de devises échappe aux canaux classiques, affaiblissant les instruments de régulation.
Les dépôts bancaires en devises atteignent 88 milliards USD malgré le règlement soutenu des...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en devises au Liban ont atteint 88 milliards USD malgré la poursuite du règlement des lollars. En parallèle, les dépôts en livres progressent à 870 millions USD. La dollarisation reste extrême et les fonds propres poursuivent leur recul. Toutefois, la liquidité en devises s’améliore à 5,7 milliards USD et les euro-obligations bancaires atteignent 2,3 milliards USD. La balance des paiements affiche un excédent réel de 1,2 milliard USD.
Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans...
La balance des paiements libanaise affiche un excédent nominal de 5,4 milliards USD au T1 2025, mais 4,2 milliards proviennent de la revalorisation comptable de l’or. Le solde réel s’établit à 1,2 milliard USD, principalement alimenté par les transferts privés. Ce chiffre masque une économie toujours fragile, sans redressement structurel. Le besoin d’un cadre macroéconomique crédible reste urgent pour consolider les équilibres extérieurs.
Les transferts de fonds vers le Liban atteignent 6,9 milliards USD en 2024, en...
Les transferts de fonds vers le Liban ont atteint 6,9 milliards USD en 2024, en hausse de 6 % sur un an. Ce flux, qui représente près de 30 % du PIB, est vital pour l’économie. Il soutient la consommation, compense la faiblesse des exportations et stabilise temporairement la monnaie. Mais sa bancarisation reste limitée, et son effet macroéconomique faible. Sans réformes, cette manne pourrait se tarir, aggravant la fragilité structurelle du pays.
Les crédits documentaires pour les importations chutent de 86 % à seulement 6,7 millions...
Le financement des importations au Liban s’est effondré en début 2025, avec une chute de 86 % des crédits documentaires ouverts à seulement 6,7 millions USD sur deux mois. Les crédits utilisés suivent la même tendance, tout comme les effets à encaisser. Cette situation reflète la paralysie croissante des circuits bancaires traditionnels et accentue la dépendance aux paiements en cash et aux devises informelles, menaçant l’approvisionnement des secteurs clés de l’économie.
L’isolement politique de Nawaf Salam : entre pressions bancaires, revers institutionnels et alliance tactique...
Face aux blocages internes et à la pression du parti des banques, Nawaf Salam tente de briser son isolement politique. Écarté des nominations clés et impuissant sur la restructuration bancaire, il se rapproche du Hezbollah et d’Amal, dans un effort tactique pour débloquer l’aide internationale. Une urgence vitale, alors que le Liban risque une crise de liquidité d’ici un an, marquant la phase terminale de son effondrement économique.
La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une...
En mars 2025, la Banque du Liban a publié une circulaire encadrant les portefeuilles électroniques, désormais omniprésents dans les paiements quotidiens. Mais cette régulation tardive reste symbolique : la BDL ne contrôle ni les flux, ni les opérateurs, ni l’impact macroéconomique de ces instruments. Dans un État sans stratégie monétaire numérique, la croissance de ces outils consacre une économie dollarisée, fragmentée, et hors du champ d’action institutionnel.
Fractures au Parlement : Nawaf Salam confronté à la colère des députés sur les...
Le Parlement libanais connaît une intensification des critiques contre Nawaf Salam, accusé d’absence de vision stratégique. Al Akhbar (02/06/2025) rapporte des tensions sur la Banque du Liban, les allocations budgétaires et les retraites. Les lignes de fracture se multiplient, certains députés évoquant un manque de transparence et de justice sociale. Le budget 2025 cristallise les oppositions dans un contexte de rigueur imposée par les négociations avec le FMI et de perte de légitimité du pouvoir exécutif.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.















