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Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle

Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle

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La Banque du Liban est de nouveau au cœur des critiques pour son autonomie excessive dans un contexte de crise monétaire aiguë. L’absence de coordination avec le ministère des Finances et les autres régulateurs alimente un climat de désorganisation institutionnelle. Le taux de change s’effondre, les mesures ponctuelles restent inefficaces, et la transparence fait défaut. Des experts dénoncent une gouvernance opaque masquant un effondrement monétaire progressif par des artifices comptables.
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle

Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle

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Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Middle East Airlines assure 51 % du trafic passager à l’aéroport de Beyrouth entre janvier et avril 2025, en situation quasi-monopolistique

Middle East Airlines assure 51 % du trafic passager à l’aéroport de Beyrouth entre...

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Middle East Airlines (MEA) a transporté 51 % des passagers à l’aéroport de Beyrouth entre janvier et avril 2025, consolidant sa position dominante. Avec plus de 744 000 passagers sur quatre mois, la compagnie nationale opère dans un marché peu concurrentiel, affaibli par les retraits de plusieurs compagnies internationales. Ce quasi-monopole traduit autant la résilience de MEA que la vulnérabilité du transport aérien libanais à l’absence de concurrence et à l’instabilité géopolitique.
Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et inquiétudes sur la confiance

Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et...

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La semaine du 8 mai 2025 a vu une contraction brutale des dépôts bancaires résidents au Liban, de plus de 17 000 milliards LL. Les retraits massifs en devises et en livres traduisent une défiance persistante envers le secteur bancaire. Ce phénomène alimente une baisse de l’agrégat M4 et un renchérissement du taux interbancaire à 100 %, dans un climat de liquidité extrêmement tendu. Les banques libanaises restent piégées dans une spirale de survie.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations sur les réformes structurelles

Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...

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Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.
Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur bancaire

Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur...

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Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en "dollars frais" ont progressé de 500 millions USD, malgré une stabilité globale des dépôts en devises. Ce mouvement reflète un regain de confiance partiel dans certaines banques, tandis que les anciens "lollars" continuent d’être réglés. Dans un contexte de liquidité étrangère en hausse mais de fonds propres en déclin, le secteur bancaire libanais reste structurellement affaibli et toujours en attente d’une restructuration complète.
Le nombre de cartes de paiement au Liban tombe à 1,8 million en septembre 2024, marquant un effondrement de la bancarisation active

Le nombre de cartes de paiement au Liban tombe à 1,8 million en septembre...

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Le Liban comptait seulement 1,8 million de cartes de paiement actives en septembre 2024, contre 3,1 millions en 2019. Cette chute résulte de la contraction du crédit, de la perte de confiance dans les banques, et du recul des paiements électroniques. Les cartes de crédit ne représentent plus que 104 000 unités. L’économie se recentre sur le cash, avec des conséquences négatives sur la traçabilité, la fiscalité et l’innovation financière.
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?

L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?

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L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Les dépôts du secteur privé atteignent 88,7 milliards USD à fin mars 2025

Les dépôts du secteur privé atteignent 88,7 milliards USD à fin mars 2025

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Les dépôts du secteur privé au Liban ont atteint 88,7 milliards USD à fin mars 2025, en légère hausse de 1,6 % sur un an. La dollarisation reste très élevée (74,5 %), traduisant une défiance persistante envers la livre libanaise. Malgré cette stabilité apparente, le crédit bancaire reste gelé, les banques limitant leurs activités à la gestion de liquidités. L’absence de réforme structurelle empêche tout retour d’un cycle financier normal.
Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA

Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA

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Le Liban se classe 13ᵉ sur 16 pays arabes en matière d’inclusion financière selon l’ESCWA, avec un score de 32,5 sur 100. Ce recul s’explique par l’effondrement du secteur bancaire, la disparition des instruments de paiement, et l’absence de régulation pour les services financiers numériques. Moins de 25 % de la population dispose aujourd’hui d’un compte bancaire, et l’infrastructure reste inadaptée aux besoins des populations vulnérables ou rurales.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des liquidités et blocage du crédit

Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...

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En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
close up of one us dollar

Liban : la dollarisation, solution d’urgence ou piège à long terme ?

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Au Liban, la dollarisation s’est imposée comme un fait accompli. Alors que la livre libanaise s’effondre, les transactions en dollars se généralisent. Ce phénomène, qui s’étend à tous les secteurs de l’économie, reflète autant une tentative de survie face à la dépréciation monétaire qu’un révélateur profond des failles structurelles du pays. Enquête sur une économie de plus en plus dollarisée, entre remède temporaire et risque d’enlisement.
Budget 2025 : austérité sans vision et fracture politique au Parlement

Budget 2025 : austérité sans vision et fracture politique au Parlement

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Le projet de budget 2025 libanais repose sur une hausse des impôts indirects sans stratégie de croissance. Le Parlement débat d’un texte accusé de reconduire l’austérité, sans réforme de l’administration ni redéploiement des dépenses vers les services essentiels. L’investissement public reste historiquement bas, et aucun plan ne traite la dette de la CNSS ou les pertes de la Banque du Liban. Les marges budgétaires sont limitées, faute d’accords internationaux ou de financements extérieurs.
La masse monétaire M2 au Liban progresse de 20,5 % au premier trimestre 2025, portée par les dépôts en devises et l’expansion de la liquidité bancaire

La masse monétaire M2 au Liban progresse de 20,5 % au premier trimestre 2025,...

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La masse monétaire M2 a progressé de 20,5 % au Liban au premier trimestre 2025, atteignant 308 742 milliards LBP. Cette hausse s’explique par l’augmentation des dépôts à terme et à vue en livres. Les agrégats M1 à M4 révèlent une liquidité croissante, mais sans transmission vers le crédit. La dollarisation persistante, l’atonie du système bancaire et l’absence de crédit limitent l’effet économique de cette expansion monétaire.