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Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise

Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise

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La masse monétaire M2 au Liban a augmenté de 20,5 % au premier trimestre 2025, dans un contexte de stagnation du crédit et d’inefficacité monétaire. Les agrégats M1 à M4 montrent une expansion nominale sans effet sur l’activité réelle. La dollarisation massive, l’absence de politique monétaire fonctionnelle et la paralysie bancaire contribuent à un déséquilibre structurel de la liquidité. La circulation informelle de devises échappe aux canaux classiques, affaiblissant les instruments de régulation.
Les dépôts bancaires en devises atteignent 88 milliards USD malgré le règlement soutenu des lollars

Les dépôts bancaires en devises atteignent 88 milliards USD malgré le règlement soutenu des...

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Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en devises au Liban ont atteint 88 milliards USD malgré la poursuite du règlement des lollars. En parallèle, les dépôts en livres progressent à 870 millions USD. La dollarisation reste extrême et les fonds propres poursuivent leur recul. Toutefois, la liquidité en devises s’améliore à 5,7 milliards USD et les euro-obligations bancaires atteignent 2,3 milliards USD. La balance des paiements affiche un excédent réel de 1,2 milliard USD.
Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans sa balance des paiements, malgré un solde nominal gonflé par la revalorisation de l’or

Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans...

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La balance des paiements libanaise affiche un excédent nominal de 5,4 milliards USD au T1 2025, mais 4,2 milliards proviennent de la revalorisation comptable de l’or. Le solde réel s’établit à 1,2 milliard USD, principalement alimenté par les transferts privés. Ce chiffre masque une économie toujours fragile, sans redressement structurel. Le besoin d’un cadre macroéconomique crédible reste urgent pour consolider les équilibres extérieurs.
Les transferts de fonds vers le Liban atteignent 6,9 milliards USD en 2024, en hausse de 6 %

Les transferts de fonds vers le Liban atteignent 6,9 milliards USD en 2024, en...

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Les transferts de fonds vers le Liban ont atteint 6,9 milliards USD en 2024, en hausse de 6 % sur un an. Ce flux, qui représente près de 30 % du PIB, est vital pour l’économie. Il soutient la consommation, compense la faiblesse des exportations et stabilise temporairement la monnaie. Mais sa bancarisation reste limitée, et son effet macroéconomique faible. Sans réformes, cette manne pourrait se tarir, aggravant la fragilité structurelle du pays.
Les crédits documentaires pour les importations chutent de 86 % à seulement 6,7 millions USD

Les crédits documentaires pour les importations chutent de 86 % à seulement 6,7 millions...

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Le financement des importations au Liban s’est effondré en début 2025, avec une chute de 86 % des crédits documentaires ouverts à seulement 6,7 millions USD sur deux mois. Les crédits utilisés suivent la même tendance, tout comme les effets à encaisser. Cette situation reflète la paralysie croissante des circuits bancaires traditionnels et accentue la dépendance aux paiements en cash et aux devises informelles, menaçant l’approvisionnement des secteurs clés de l’économie.
L’isolement politique de Nawaf Salam : entre pressions bancaires, revers institutionnels et alliance tactique avec les partis chiites

L’isolement politique de Nawaf Salam : entre pressions bancaires, revers institutionnels et alliance tactique...

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Face aux blocages internes et à la pression du parti des banques, Nawaf Salam tente de briser son isolement politique. Écarté des nominations clés et impuissant sur la restructuration bancaire, il se rapproche du Hezbollah et d’Amal, dans un effort tactique pour débloquer l’aide internationale. Une urgence vitale, alors que le Liban risque une crise de liquidité d’ici un an, marquant la phase terminale de son effondrement économique.
La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une politique monétaire numérique cohérente

La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une...

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En mars 2025, la Banque du Liban a publié une circulaire encadrant les portefeuilles électroniques, désormais omniprésents dans les paiements quotidiens. Mais cette régulation tardive reste symbolique : la BDL ne contrôle ni les flux, ni les opérateurs, ni l’impact macroéconomique de ces instruments. Dans un État sans stratégie monétaire numérique, la croissance de ces outils consacre une économie dollarisée, fragmentée, et hors du champ d’action institutionnel.
Fractures au Parlement : Nawaf Salam confronté à la colère des députés sur les finances publiques

Fractures au Parlement : Nawaf Salam confronté à la colère des députés sur les...

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Le Parlement libanais connaît une intensification des critiques contre Nawaf Salam, accusé d’absence de vision stratégique. Al Akhbar (02/06/2025) rapporte des tensions sur la Banque du Liban, les allocations budgétaires et les retraites. Les lignes de fracture se multiplient, certains députés évoquant un manque de transparence et de justice sociale. Le budget 2025 cristallise les oppositions dans un contexte de rigueur imposée par les négociations avec le FMI et de perte de légitimité du pouvoir exécutif.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec le FMI

Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...

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Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle

Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle

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La Banque du Liban est de nouveau au cœur des critiques pour son autonomie excessive dans un contexte de crise monétaire aiguë. L’absence de coordination avec le ministère des Finances et les autres régulateurs alimente un climat de désorganisation institutionnelle. Le taux de change s’effondre, les mesures ponctuelles restent inefficaces, et la transparence fait défaut. Des experts dénoncent une gouvernance opaque masquant un effondrement monétaire progressif par des artifices comptables.
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle

Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle

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Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Middle East Airlines assure 51 % du trafic passager à l’aéroport de Beyrouth entre janvier et avril 2025, en situation quasi-monopolistique

Middle East Airlines assure 51 % du trafic passager à l’aéroport de Beyrouth entre...

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Middle East Airlines (MEA) a transporté 51 % des passagers à l’aéroport de Beyrouth entre janvier et avril 2025, consolidant sa position dominante. Avec plus de 744 000 passagers sur quatre mois, la compagnie nationale opère dans un marché peu concurrentiel, affaibli par les retraits de plusieurs compagnies internationales. Ce quasi-monopole traduit autant la résilience de MEA que la vulnérabilité du transport aérien libanais à l’absence de concurrence et à l’instabilité géopolitique.
Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et inquiétudes sur la confiance

Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et...

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La semaine du 8 mai 2025 a vu une contraction brutale des dépôts bancaires résidents au Liban, de plus de 17 000 milliards LL. Les retraits massifs en devises et en livres traduisent une défiance persistante envers le secteur bancaire. Ce phénomène alimente une baisse de l’agrégat M4 et un renchérissement du taux interbancaire à 100 %, dans un climat de liquidité extrêmement tendu. Les banques libanaises restent piégées dans une spirale de survie.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations sur les réformes structurelles

Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...

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Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.