l'aéroport de Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.
L’aéroport de Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Dans une interview accordée au journal arabophone As Safir, le Ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, a révélé que la France et l’Angleterre pourraient prochainement interdire les vols à destination de l’Aéroport International de Beyrouth en raison d’un rapport critique effectué par l’Union Européenne au sujet des mesures sécuritaires en place.

L’Union Européenne aurait ainsi informé les autorités libanaises de la décision d’arrêter le transport de marchandises depuis l’Aéroport International de Beyrouth (AIB) ou Aéroport International Rafic Hariri, il y a de cela 1 mois. On ignore pour le moment si cette décision pourrait également concerner le transport des passagers.

Selon le Ministre, cette décision « serait sérieusement étudiée » mais elle ne serait pour l’heure pas finale, la France et la Grande Bretagne étant dans l’attente de décisions du gouvernement libanais afin de réduire les problèmes sécuritaires de cette institution. Selon Nouhad Machnouk, les efforts conjugués du Ministère de l’Intérieur et du Président de la Chambre des Députés, Nabih Berry se poursuivent alors que son homologue des Transports Ghazi Zeaiter serait mis en cause. Nouhad Machnouk accuse en effet ce dernier de ne pas avoir mis en place les mesures nécessaires pour améliorer la sécurité de cette institution sans toutefois donner plus de détails.

Toujours dans les colonnes du As Safir,le Ministre des Transport Ghazi Zeaiter a de son coté estimé nécessaire d’assurer le bien-être des passagers en accord avec les standards internationaux dans le domaine et indiquant qu’un audit se déroule actuellement afin de réviser les procédures en conformité à celles actuellement en place en Europe.

Pour l’heure, seule la Grande Bretagne a interdit depuis le premier mars le transport de marchandise depuis Beyrouth.

Cette information intervient alors que les services de sécurité de l’Aéroport avaient renforcé leur contrôle, les compagnies aériennes ayant demandé à leurs clients de se rendre sur les lieux 4 heures avant l’embarquement contre 2 heures seulement précédemment fin décembre. Cette mesure avait ensuite été allégée à seulement 3 heures d’attente.

François el Bacha

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