Un petit rappel s’impose à Monsieur Mohammed Choucair. Une étude publiée en 2018 montrait que 1,5 million de Libanais vivent avec moins de 3,84 dollars soit 5 760 livres par jour. C’est le seuil de pauvreté aujourd’hui à laquelle la politique menée depuis 25 ans nous ont amené.

Evidemment, 20 cents par jours, 6 dollars par mois, 72 dollars par an peuvent changer beaucoup de choses dans leur quotidien ou les priver du peu dont ils disposent.
Evidemment pour Monsieur Choucair, 6 dollars par mois, c’est rien, peut-être même le prix d’un chocolat chez Patchi puisqu’il en serait l’un des propriétaires. Cependant, pour d’autres c’est beaucoup, cela peut être 2 jours de nourritures pour les plus démunis. 

Ce n’est pas en retirant aujourd’hui cette proposition après l’avoir annoncé que la situation de la population ira en s’améliorant subitement comme d’un coup de baguette magique et celle des finances publiques.

Au lieu de taxer les catégories les plus défavorisées de la population, il serait préférable de taxer ceux qui ont profité de la dette publique. Une des grandes banques de ce pays a posté un profit de 1 milliards de dollars en 2018, évidemment avec les gains induits par les obligations libanaises, c’est à dire l’argent de la population, ce que les banques libanaises refusent de faire puisqu’elles ont déjà répondu par la négative à cette question, il y a quelques mois.

Peut-être que l’ordre des priorités dans l’instauration de nouvelles taxes pour permettre la réduction du déficit public est quelque peu différent quand on met en évidence ces chiffres.

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