Des manifestations ont actuellement lieu dans différentes régions libanaises.

Les manifestations ont débuté au centre ville de Beyrouth, dans une ambiance plutôt bon enfant avant le passage du convoi du Ministre de l’éducation. Les gardes du corps ont alors fait usage de leurs armes en l’air et le ministre lui-même se serait bagarré avec plusieurs personnes.

Selon le Ministre, dans un premier temps, les manifestants s’en seraient pris à son véhicule. Cependant, les vidéos de l’incident circulant sur les réseaux sociaux semblent plutôt démontrer le contraire.

Il se serait ensuite excusé pour l’attitude de ces gardes du corps, à la demande de Walid Joumblatt. Ces derniers, a ajouté Akram Chehayeb seront remis aux autorités judiciaires compétentes pour être jugés.

Des manifestations du Nord au Sud Liban

Les manifestations se sont étendues depuis à différentes régions libanaises, avec des routes coupées, notamment au Nord Liban, à Tripoli ou Zgharta, à Khalale dans le caza d’Aley, à Ghazir et Kaslik dans le Kesrouan, ou encore au niveau de la route de l’aéroport ou de Dora de Beyrouth et à Tyr au Sud du Liban.

L’étincelle a été la mesure prise par le Ministre des Télécommunications, Mohammed Choucair qui a décidé d’imposer une taxe de 6 dollars sur l’usage du VOIP au Liban. Cette mesure était sensée permettre à l’état d’empocher 216 millions de dollars par an, en dépit de l’assurance faite par le gouvernement à ne pas adopter de nouvelles taxes dans le cadre du budget 2020 actuellement devant le Conseil des Ministres.
Cependant, face à la pression populaire, le Ministre des Télécoms a décidé de retirer cette mesure pourtant déjà adoptée par le Conseil des Ministres qui s’est déroulé aujourd’hui au Grand Sérail.

Il n’est ce soir pas certain que cette décision puisse calmer les choses ce soir.

La population manifeste surtout contre les conditions socio-économiques que traverse le Liban et la crise qui touche le Pays.

La situation sur place était déjà tendue depuis quelques mois suite à l’adoption par le gouvernement de mesures d’austérité et la crainte de voir la Livre Libanaise être dévaluée. En cause, le fort taux d’endettement du Liban, atteignant 150% du PIB. Face à la crise provoquée par la pénurie de dollars sur le marché, des secteurs économiques ont été paralysés, dégradant encore plus les conditions sociales et le taux de chômage a encore augmenté, en l’absence de statistiques officielles. Certains évoquent de 23% à 43% de la population active libanaise comme au chômage.

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