Appel annoncé entre Netanyahou et Joseph Aoun
Après Trump, une ministre israélienne a affirmé ce jeudi 16 avril que Benyamin Netanyahou devait parler avec Joseph Aoun, dans ce qui serait un échange inédit entre les deux pays à ce niveau depuis des décennies. Mais Beyrouth a rapidement opposé un démenti, affirmant n’avoir aucune information sur un tel contact. L’épisode éclaire la phase actuelle : des canaux diplomatiques existent, mais chaque geste reste pris dans une bataille de communication, de souveraineté et de rapport de force.
Revue de presse: une trêve encore suspendue entre la pression américaine et la bataille...
La revue de presse du 16 avril montre une trêve encore suspendue entre diplomatie et bataille de Bint Jbeil. Washington pousse vers un cessez-le-feu, Beyrouth tente d’imposer ses conditions, mais le terrain reste décisif. Entre pression américaine, fractures internes et coût humain croissant, la guerre demeure sans véritable bascule politique.
Tyr : l’État tient encore sur le terrain
À Tyr, l’arrestation rapide d’un suspect de meurtre par les Forces de sécurité intérieure ne relève pas seulement de la chronique judiciaire. Dans une ville éprouvée par les bombardements israéliens, les déplacements et la pression sur les secours, cette affaire éclaire la continuité fragile de l’action publique. Elle montre que, malgré la guerre, la police, l’enquête et la justice ordinaire n’ont pas totalement disparu du terrain, ce qui pèse lourd dans la confiance des habitants.
Négociations israélo-libanaises : les lignes de fracture
Les négociations israélo-libanaises ouvertes à Washington ont provoqué au Liban des réactions révélatrices des lignes de fracture internes. La Ligue maronite, Ibrahim Kanaan et Gebran Bassil soutiennent tous, à des degrés divers, la voie diplomatique, mais en lui assignant des limites différentes. Entre appel au cessez-le-feu, refus d’une paix imposée, défense de la souveraineté, place de l’Etat et dossier sensible des armes du Hezbollah, ces prises de position éclairent un moment politique où la diplomatie progresse sans dissiper les tensions de fond.
Liban-Israël: Trump annonce, Beyrouth dément
Contact Liban Israël : Beyrouth dit n’être au courant de rien après l’annonce de Donald Trump sur un échange prévu jeudi.
Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth
La présence d’Antoun Sehnaoui au musée de l’Holocauste à Washington a ravivé une vive controverse au Liban. Son geste philanthropique, affiché aux côtés de Morgan Ortagus, est relu à travers la crise bancaire, les dépôts gelés, les bombardements israéliens et le rejet croissant des élites financières dans l’opinion libanaise.
Bombardements israéliens: le bilan grimpe
Les bombardements israéliens au Liban continuent de faire grimper le bilan humain. Selon le ministère de la Santé publique, 2 167 personnes ont été tuées et 7 061 blessées entre le 2 mars et le 15 avril. Les dernières dépêches de la NNA font état de nouvelles frappes israéliennes à Harouf, Qadmous, Qlaila et dans le caza de Bint Jbeil. L’article revient sur l’accumulation quotidienne des pertes, la pression sur les hôpitaux, les critiques des Nations unies et la nécessité de nommer clairement Israël lorsque les frappes lui sont attribuées.
8 avril et plus de 300 morts plus tard, le Liban dépose plainte à...
Le Liban a déposé une plainte urgente auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’ONU après les frappes israéliennes du 8 avril 2026, qui ont visé plusieurs régions du pays, notamment Beyrouth. Plus qu’un geste de protestation, Beyrouth cherche à faire reconnaître juridiquement la gravité des bombardements, à documenter le bilan humain et à empêcher que cette journée ne soit absorbée par le récit plus large de la guerre. La plainte s’inscrit dans une stratégie de pression diplomatique autant que de mémoire officielle.
Iran : négocier sans renoncer à enrichir
En répétant que son droit à enrichir l’uranium est « incontestable » tout en assurant que le niveau de cet enrichissement reste négociable, l’Iran a clarifié sa ligne pour la suite des échanges avec Washington. Téhéran ne cherche pas à fermer la porte, mais à empêcher que la reprise du dialogue soit lue comme un renoncement imposé par la guerre et la pression américaine. Le Pakistan sert désormais de canal de survie diplomatique, tandis que les États-Unis continuent d’exiger un encadrement beaucoup plus dur et durable du programme iranien.
Loi Yadan: la pétition stoppée à l’Assemblée
La pétition contre la loi Yadan a dépassé les 700 000 signatures, un niveau rarement atteint sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Pourtant, la commission des Lois a décidé de la classer, écartant l’hypothèse d’un débat spécifique dans l’Hémicycle. La décision repose sur un argument procédural : la proposition de loi sera examinée dès le lendemain en séance publique. Mais l’épisode dépasse la technique parlementaire. Il pose de nouveau la question de la place réelle accordée aux pétitions citoyennes et ravive la controverse sur un texte accusé par ses opposants de menacer la liberté d’expression.
Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.
Netanyahou piégé par la guerre iranienne
La guerre contre l’Iran devait replacer Benyamin Netanyahou au centre du jeu politique israélien. Elle a surtout révélé les limites de sa stratégie. Les derniers sondages montrent un premier ministre affaibli, incapable de convertir la dureté de l’opinion en majorité stable. Entre cessez-le-feu contesté, front libanais toujours actif, coût économique élevé et reprise du procès pour corruption, la campagne législative d’octobre s’annonce moins comme un plébiscite sécuritaire que comme un test de crédibilité sur sa capacité à gouverner un pays sous tension permanente.
CMA CGM mise sur Fattal pour l’aval
L’acquisition du groupe Fattal par CMA CGM marque une nouvelle étape dans la transformation du groupe de Rodolphe Saadé en acteur intégré de la chaîne d’approvisionnement. Au-delà du transport maritime et de la logistique classique, l’opération lui ouvre l’accès à une plateforme régionale de distribution implantée dans huit pays. Elle renforce son ancrage dans la région MENA, rapproche le groupe des marchés finaux et donne au Liban une place explicite dans une stratégie industrielle de long terme.
Liban : le retrait israélien d’abord
Joseph Aoun a placé le retrait israélien au cœur de la position libanaise avant l’ouverture des discussions à Washington. Pour Beyrouth, aucune stabilité durable n’est possible tant qu’Israël occupe des territoires au Sud-Liban. Le président veut que l’armée libanaise se redéploie jusqu’aux frontières reconnues et devienne seule responsable de la sécurité de la zone. Cette ligne entre directement en collision avec l’agenda israélien, centré sur le Hezbollah, la pression militaire et une future architecture de sécurité favorable à Israël.





















