Tirs en l’air : l’armée arrête neuf personnes
À peine le cessez-le-feu entré en vigueur, la nuit libanaise n’a pas seulement été marquée par le soulagement ou les feux d’artifice. À Beyrouth et dans la banlieue sud, des tirs en l’air ont aussi accompagné l’événement, poussant l’armée à intervenir rapidement. Neuf personnes ont été arrêtées, tandis que le commandement rappelait que ces pratiques mettent directement en danger les habitants et causent des dommages aux biens. L’épisode éclaire une contradiction libanaise persistante : au moment même où la guerre ralentit, l’arme continue d’occuper l’espace public.
Une trêve sous conditions : ce que disent vraiment les journaux libanais et arabes...
La trêve de dix jours entre le Liban et Israël apparaît moins comme un accord clair que comme une bataille d’interprétations. Entre retour de l’État, pression américaine, lecture régionale, résistance et territoire brisé, les journaux libanais et arabes décrivent un cessez-le-feu utile mais profondément disputé, fragile et conditionnel aujourd’hui encore.
Dès minuit, les déplacés reprennent la route du Sud
Dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à minuit, des déplacés ont recommencé à prendre la route du Sud. Le point le plus visible de ce retour s’est formé autour du pont de Qasmiyé, partiellement rouvert et déjà saturé par les voitures, tandis que l’armée organisait la circulation et élargissait l’accès. Ce mouvement intervient après des semaines de guerre ayant provoqué au moins 1,2 million de déplacés selon des estimations onusiennes récentes, plus de 2 000 morts et plus de 7 000 blessés. Le retour a donc commencé avant même que le terrain ne soit totalement stabilisé.
Revue de presse : cessez-le-feu de dix jours, entre impulsion américaine, refus libanais d’un...
Le cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël domine les unes libanaises. Washington pousse l’annonce, Beyrouth refuse toute normalisation directe, et la presse décrit une trêve disputée par des récits concurrents, des calculs régionaux et un terrain encore décisif. Revue de presse d’une séquence déjà instable ce matin.
Trêve au Liban : violations israéliennes dès minuit
Au Liban-Sud, la trêve annoncée à minuit a déjà été violée par Israël. Bombardements à Debbine et Khiam, survols de drones, tirs contre des secours à Kounine : l’armée libanaise parle de violations israéliennes et demande de retarder le retour des habitants. Le cessez-le-feu existe diplomatiquement, mais pas réellement sur le terrain.
Retour au Sud : l’armée libanaise demande de patienter
L’armée libanaise a demandé aux habitants du Sud de ne pas rentrer chez eux avant l’entrée en vigueur effective du cessez-le-feu au Liban, prévue à minuit heure locale. Le commandement met en garde contre la présence de troupes israéliennes dans plusieurs secteurs, contre les munitions non explosées et contre les risques liés à un retour trop rapide. Alors que les frappes et les combats se poursuivaient encore dans plusieurs zones avant l’horaire annoncé de la trêve, ce message rappelle qu’un cessez-le-feu proclamé ne transforme pas instantanément un territoire bombardé en espace sûr.
Cessez-le-feu : Washington charge Beyrouth
Le département d’État américain affirme que le gouvernement libanais prendra des « mesures concrètes » pour empêcher le Hezbollah et tout autre groupe armé non étatique de mener des attaques contre Israël dans le cadre du cessez-le-feu au Liban. Le texte place aussi les forces de sécurité libanaises au centre de la souveraineté nationale, tout en laissant à Israël un droit revendiqué à la légitime défense. Cette architecture redéfinit le rôle attendu de Beyrouth, mais elle entre en vigueur alors que le Hezbollah pose ses propres conditions et que Benyamin Netanyahou refuse déjà un simple « calme contre calme ».
Aoun et Netanyahu invités à la Maison-Blanche dans 4 à 6 jours
Donald Trump affirme vouloir réunir Joseph Aoun et Benyamin Netanyahou à la Maison-Blanche dans quatre ou cinq jours. Cette annonce, faite après le cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël, ouvre une perspective diplomatique spectaculaire, mais Beyrouth n’a encore confirmé ni le format ni l’acceptation politique d’un tel sommet.
Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah pose sa condition
Le Hezbollah affirme qu’il respectera le cessez-le-feu au Liban, mais sous une condition claire : qu’Israël mette fin à toutes ses hostilités, y compris les frappes ciblées contre ses membres. Cette prudence renvoie directement à l’expérience de la trêve de novembre 2024, vécue au Liban comme largement unilatérale après des mois de frappes israéliennes ayant continué malgré l’accord. Alors que le terrain est resté en feu jusqu’aux dernières heures, notamment autour de Bint Jbeil, Tebnine et Qasmiyeh, la première nuit dira si la nouvelle trêve existe vraiment.
Comment la livre tient encore malgré la guerre
La livre libanaise tient encore malgré la guerre, non grâce à la confiance, mais à un dispositif monétaire défensif. Contrôle de la liquidité, réserves en devises, recettes fiscales en livres et dépenses contenues retardent l’effondrement. Cette stabilité reste fragile, suspendue à la durée du conflit et à la discipline monétaire.
Aoun-Rubio : l’appel sans Netanyahu
L’appel Aoun-Rubio a bien eu lieu, mais aucun contact officiel entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu n’a été confirmé.
Cessez-le-feu : Aoun salue Washington et botte en touche au sujet du coup de...
Le président libanais Joseph Aoun a remercié Marco Rubio pour les efforts américains en vue d’un cessez-le-feu avec Israël. Mais le communiqué de la présidence n’a pas repris l’annonce de Donald Trump sur un possible échange entre dirigeants libanais et israéliens. Ce décalage éclaire la stratégie de Baabda : soutenir la médiation américaine sans valider trop vite une séquence diplomatique explosive sur le plan intérieur. Entre prudence institutionnelle, calcul politique et urgence militaire, le pouvoir libanais tente d’imposer le cessez-le-feu comme seule priorité légitime.
Cessez-le-feu au Liban : Téhéran insiste
Téhéran affirme qu’un cessez-le-feu au Liban est aussi important qu’en Iran, replaçant le front libanais au centre de la désescalade régionale. La déclaration de Mohammad Bagher Ghalibaf, après un échange avec Nabih Berri, souligne les divergences entre Washington, Israël, l’Iran et Beyrouth sur la portée réelle de la trêve.
Joseph Aoun et Nawaf Salam face au procès politique intérieur
Joseph Aoun et Nawaf Salam se retrouvent au centre d’un procès politique intérieur au Liban. Alors que la négociation avec Israël avance sous pression américaine, leurs adversaires soupçonnent une reconfiguration du pouvoir au détriment du Hezbollah. Entre souveraineté, cessez-le-feu et débat sur les armes, l’exécutif affronte une crise de légitimité.





















