Beyrouth-Téhéran : jusqu’où peut aller la crise ?

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La présence au Liban de Mohammad Reza Rauf Sheibani, diplomate iranien déclaré persona non grata par Beyrouth, place Youssef Rajji face à un test institutionnel majeur. À l’approche de l’expiration annoncée de son visa le 24 août, le ministre des Affaires étrangères affirme que son maintien serait contraire à une décision souveraine et définitive. Sans constituer à ce stade une rupture avec l’Iran, l’affaire mesure désormais la capacité de l’État libanais à faire appliquer ses décisions face à un partenaire régional influent.

Ali al-Taher, la hauteur qui menace le Sud

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Ali al-Taher n’est plus seulement une hauteur disputée à l’est de Nabatiyeh. Les frappes israéliennes, le refus du Hezbollah d’une évacuation imposée et l’hypothèse d’un déploiement de l’armée libanaise ont transformé le secteur en test pour l’avenir du Liban-Sud. Derrière la bataille militaire se pose une question de souveraineté : Israël peut-il obtenir sous pression une modification du dispositif intérieur libanais, et jusqu’où ce précédent pourrait-il ensuite être étendu ?

Washington cible le réseau financier du Hezbollah

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Le Trésor américain a annoncé une nouvelle offensive contre les réseaux financiers liés à l’Iran et au Hezbollah. Le volet spécifiquement consacré au mouvement libanais identifie dix personnes accusées d’avoir transporté clandestinement des espèces sur des vols commerciaux entre la Turquie, les Émirats arabes unis, l’Iran et le Liban. Washington désigne Yunus Alper Yilmaz comme l’organisateur du réseau et affirme que celui-ci pouvait déplacer jusqu’à plusieurs centaines de millions de dollars. L’OFAC redésigne parallèlement le Hezbollah au titre de ses liens avec la Force Al-Qods iranienne.

Banques : le FMI salue une étape, mais attend la suite

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Le Fonds monétaire international a félicité le ministre des Finances Yassine Jaber après l’adoption des amendements à la loi sur la restructuration bancaire, qualifiée de « très bonne étape » par Ernesto Ramirez Rigo. Cette réaction marque une amélioration après plusieurs mois de critiques du FMI concernant l’indépendance des autorités de résolution, leur gouvernance et la protection des déposants. Elle ne règle cependant pas le principal contentieux : la reconnaissance et le partage des pertes accumulées entre l’État, la Banque du Liban, les banques, leurs actionnaires et les déposants.

Ormuz redessine déjà l’économie politique du Golfe

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La crise d’Ormuz dépasse désormais la seule question du prix et des volumes de pétrole. L’Irak accélère ses recherches de routes vers la Méditerranée, les Émirats arabes unis suspendent leurs relations économiques avec l’Iran et les armateurs répercutent directement le risque militaire dans leurs tarifs. Les États du Golfe doivent aussi arbitrer entre leur alliance sécuritaire avec Washington et le risque de représailles iraniennes. Si la crise se prolonge, les investissements dans les oléoducs et terminaux capables de contourner Ormuz pourraient modifier durablement la géographie énergétique régionale.

Aéroport de Qlayaat : ouverture partielle fin octobre

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L’aéroport René-Moawad de Qlayaat, dans le Akkar, vise une première exploitation partielle à la fin d’octobre 2026. Sky Lounge Services annonce avoir porté la superficie du terminal de 2 000 à 4 700 mètres carrés et achevé sa structure principale. Les travaux intérieurs et électromécaniques doivent se poursuivre tandis que commencent les préparatifs concernant la piste. La date d’ouverture complète n’est pas encore annoncée et les premières compagnies aériennes ainsi que les destinations restent à préciser.

Tyr : l’Unesco engage 100 000 dollars pour Al-Bass

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Khaled El-Enany a achevé sa visite au Liban par une inspection du site archéologique d’Al-Bass à Tyr, où l’Unesco doit apporter 100 000 dollars pour lancer des travaux de restauration. Le ministre de la Culture Ghassan Salamé a parallèlement demandé à l’organisation d’aider à envoyer une mission neutre à la forteresse de Beaufort. Les spécialistes libanais ne peuvent actuellement pas y accéder en raison de la présence israélienne et cherchent à déterminer si des explosions survenues à proximité ont provoqué des dommages internes.

Sud-Liban : Salam accélère le retour dans six villages

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Le Premier ministre Nawaf Salam a demandé d’accélérer l’achat de logements préfabriqués et les réparations des maisons partiellement endommagées dans six villages du Liban-Sud : Froun, Qallawiyé, Srifa, Borj Qallawiyé, Zawtar al-Gharbiyé et Ghandouriyé. Le gouvernement prévoit également une coordination avec le ministère des Affaires sociales pour financer une partie des loyers des familles concernées. Ces mesures doivent faciliter les premiers retours, alors que la reconstruction durable reste conditionnée par les financements disponibles et l’évolution de la situation sécuritaire.

À Rome, Joseph Aoun sollicite l’appui du Vatican

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Joseph Aoun a demandé au pape Léon XIV et aux principaux responsables diplomatiques du Vatican de soutenir les revendications libanaises face à Israël. Reçu le 20 août au Palais apostolique, le président libanais a réclamé l’application de l’accord-cadre du 26 juin, l’arrêt des attaques israéliennes et un retrait complet des territoires libanais occupés. Il a parallèlement réaffirmé que l’État devait étendre son autorité sur l’ensemble du territoire et disposer seul de la décision de guerre et de paix.

Le Liban peut-il redevenir une porte énergétique ?

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La crise du détroit d’Ormuz pousse l’Irak à rechercher des routes d’exportation vers la Méditerranée et redonne une valeur stratégique aux installations pétrolières de Tripoli. Le Liban prépare déjà une première phase reposant sur le transport terrestre, le stockage et la réexportation de produits irakiens. Mais redevenir une porte énergétique régionale nécessiterait bien davantage : des volumes réguliers, des investissements dans les installations du nord, un corridor sécurisé à travers la Syrie et, à plus long terme, une connexion aux nouvelles infrastructures étudiées entre l’Irak et la Méditerranée.

67 dirigeants émiratis attendus à Beyrouth

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Une délégation économique émiratie de 67 dirigeants et hommes d’affaires est attendue à Beyrouth les 26 et 27 août, sous la conduite du ministre du Commerce extérieur Thani ben Ahmed Al Zeyoudi. La visite marque une nouvelle étape du rapprochement entre le Liban et les Émirats arabes unis. Elle constitue un signal important pour le secteur privé libanais, sans garantir encore un retour massif des investissements. Sécurité, réforme bancaire et stabilité institutionnelle resteront les principaux critères avant tout engagement durable de capitaux.

Iran : Trump choisit l’étouffement économique

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Donald Trump affirme qu’aucune négociation avec l’Iran n’est actuellement en cours ou programmée. Cette suspension du dialogue officiel ne signifie pourtant pas la disparition de tous les contacts : Oman, le Qatar et d’autres intermédiaires régionaux peuvent encore transmettre des messages. Washington semble parallèlement privilégier une stratégie plus longue, fondée sur les sanctions, la pression sur les revenus pétroliers et la présence militaire. Téhéran répond en utilisant le détroit d’Ormuz pour tenter d’obtenir un allègement des contraintes économiques et militaires américaines.

Sud-Liban : la formule Berri peut-elle débloquer le retrait ?

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Nabih Berri propose une séquence précise pour tenter de débloquer le Sud-Liban : arrêt des opérations israéliennes, retrait jusqu’à la frontière internationale, puis déploiement immédiat de l’armée libanaise, qui deviendrait la seule force armée au sud du Litani. Cette formule place Donald Trump et Washington au centre de l’équation. Elle se heurte cependant au refus de plusieurs ministres israéliens d’envisager un retrait avant le désarmement du Hezbollah, alors que les élections du 27 octobre favorisent la surenchère sécuritaire en Israël.

À la Une : le Liban entre pression militaire israélienne et recherche d’une issue...

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La presse libanaise du 20 août 2026 place le Sud au cœur de l’actualité, entre opérations israéliennes, négociations bloquées et efforts diplomatiques. Joseph Aoun mise sur Rome et le soutien international à l’armée, tandis que les tensions en Syrie et entre Washington et Téhéran renforcent les incertitudes régionales.