Le littoral de Beyrouth, la nuit. Crédit Photo : Marie-Josée Rizkallah
Le littoral de Beyrouth, la nuit. Crédit Photo : Marie-Josée Rizkallah

La déception est un espoir brisé. L’espoir est le propre de tout être humain. Chacun de nous rêve de pouvoir transformer une situation plus ou moins déplorable pour la rendre meilleure.

Cette situation pourrait être individuelle. Tout individu aspire à occuper une position sociale toujours plus élevée. Il mène son combat pour améliorer sa situation personnelle. Des gens se liguent contre lui pour l’empêcher d’aller de l’avant. Il passe de déceptions en déceptions. Soit il lâche prise soit il continue la lutte dans l’espoir de pouvoir changer un état stagnant.

On peut aussi être déçus par des personnes en qui on a placé notre confiance. Celles-ci nous font des promesses presque impossibles à tenir. Elles nous font espérer en des jours meilleurs. On les croit sur paroles. Elles ne peuvent tenir leurs promesses soit parce qu’il y a des circonstances plus fortes qu’elles soit parce qu’elles considèrent peu importante la déception qu’elles nous causent.

On peut enfin être déçus par des groupes de gens ou par des partis politiques. En cette période d’élections municipales, je passe de déceptions en déceptions. Je suis déçu à cause d’un obstacle créé de toutes pièces par des féodaux pour m’empêcher de servir les gens de mon village et d’améliorer leur condition sociale. Ils ne savent pas que je serai toujours au service des gens que je sois membre du conseil municipal de mon village ou que je sois interdit de porter ma candidature à un poste de ce conseil. Je peux servir les gens là où je suis et quand ils me le demandent.

Je suis déçu par des maires qui se comportent en dictateurs envers les membres de leurs conseils municipaux et envers les gens qui les ont élus. Les membres ne discutent pas les décisions de ces maires de peur de perdre leurs postes ou de se voir refuser par ces maires leurs droits de figurer sur leurs listes lors de prochaines élections. Ces mêmes maires menacent les gens de leur foudre si jamais ils ne votent pas pour les membres de leurs listes.

Je suis déçu par des partis politiques qui se disent défenseurs des libertés et qui s’allient à des féodaux qui ont occupé durant des années des postes de responsabilités en conseils municipaux sans rien faire pour le développement de leurs villages. Bien plus ces partis politiques s’allient à une mouvance politique quelque part et s’opposent à la même mouvance politique ailleurs. Où sont les principes? Où sont les programmes sur base desquels ils sont censés mener ces élections? Où est le peuple qui a pour obligation de leur demander des comptes et de les sanctionner parce qu’ils passent leur temps à le mépriser et à lui mentir. Ce peuple, dans sa grande partie, me déçoit à en mourir.

Tant que nous avons des partis politiques où la démocratie est inexistante, il est impossible de voir s’instaurer la démocratie au sein de conseils municipaux aidés par ces mêmes partis à arriver aux postes de responsabilités. Je suis déçu par toute cette atmosphère dégueulasse où il est interdit au changement et au progrès de voir le jour. Je suis déçu mais je continue la lutte. Je ne perds pas espoir de voir la liste de Chbebiyeh, présidée par Myriam Jabr, remporter les élections municipales à Beit Chabab, Chawieh, Koneitra. Tout dépend de vous, chers concitoyens. Votez pour le changement. Jetez aux orties les dictateurs et leurs acolytes.

Par Samy Chaiban

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