On peut être opposé aux quotas, qu’ils soient des quotas de personnes handicapées, femmes ou autres minorités ethniques ou religieuses, parce que cela a abouti notamment au Liban, à la confessionalisation des instances publiques au lieu de considérer les compétences intrinsèques de chaque personne.

Imposer un quota pour les femmes ou pour quiconque avec des paramètres propres revient encore à complexifier une situation déjà rendue difficile par les quotas en terme religieux, que cela soit dans les administrations publiques, les concours d’entrée de la fonction publique aussi mais aussi dans les instances politiques ou judiciaires.

La solution est différente, il convient d’examiner un seul critère, celui de capacité de la personne à pouvoir de la meilleure manière de gérer ou de faire face à des situations différentes pour lesquelles elle est mieux apte que d’autres.

Mieux vaut une personne habile dans ses fonctions qu’une personne nommée, non pas en fonction de ses compétences, mais en raison de ses caractéristiques personnelles propres.

Il existe des femmes compétentes dans nos administrations publiques ou politiques et leurs réussites est d’autant plus admirable qu’elles y sont présentes sans quota. Imposer des quotas aurait pu au contraire ne pas leur permettre d’y parvenir.

Le quota que certains veulent imposer concernant les femmes au parlement est du même acabit que le quota qui impose telle religion à tel poste ou telle religion à telle place au sein du Parlement.
Il s’agit d’autant plus d’un déni démocratique qu’il s’agit d’un choix imposé et non d’un choix rationnel du fait des électeurs seuls.

Il existe des femmes compétentes, il existe des personnes de telle ou telle religion compétente, il existe des personnes handicapées compétentes. La rationalité de la Démocratie doit permettre aux électeurs de les choisir et non que ce choix soit effectué par « défaut ». Il y aura d’autant plus de grandeur à ce moment là à arriver à ces postes que d’y être nommé – directement ou indirectement – et d’en devenir redevable à d’autres.