Après l’avoir interrogé durant 4h30, le juge Fadi Sawwan a mis en examen le directeur général de la douane libanaise Badri Daher.

Ce dernier se trouvait en résidence surveillée dès le lendemain de l’explosion du port de Beyrouth, explosion qui a également ravagé une grande partie de la capitale libanaise.

Pour rappel, seraient actuellement placés en détention ou encore en résidence surveillée, outre Badri Daher, son prédécesseur Chafic Merhi et le directeur du port de Beyrouth, Hassan Koreytem.

Il s’agit, selon la justice libanaise, d’établir les responsabilités de chaque responsable dans ce drame, qui a fait plus de 180 morts selon le dernier bilan disponible ainsi que 7 000 blessés.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, semble pour le moment privilégiée par les autorités libanaises même si d’autres pistes ne sont pas exclues comme celle d’un bombardement aérien ou d’un tir de missile, soulignait le Président de la République, le Général Michel Aoun. 

Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 110 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique, le dimanche 9 août, une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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