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Un incident entre manifestants et forces de l’ordre a eu lieu devant le Sérail de Jounieh, avec un membre des FSI blessé à la tête par un jet de pierre.

Cette manifestation se déroule pour exiger la libération d’un activiste, Michel Chamoun, arrêté pour avoir posté une vidéo sur les réseaux sociaux insultant le chef de l’état.

Cet incident se serait déroulé lors du transfert de ce dernier vers un autre lieu de détention. Les manifestants exigent sa libération immédiate alors que la procureur du Mont Liban Ghada Aoun appelle à la fin du mouvement avant sa libération.

Ce dernier avait posté une vidéo sur les réseaux sociaux, en réponse à l’initiative du Procureur Général de la République, le juge Ghassan Oweidat, qui avait décidé de poursuivre en justice toute personne insultant le chef de l’état.

Ainsi, “au lieu de trouver ceux qui vous insulte”, avait-il déclaré dans un enregistrement en s’adressant au Général Aoun, il s’agirait d’aller voir “pourquoi ils vous insultent, et poursuivant indiquant qu’à chaque fois que quelqu’un se rendra dans une banque ou encore à chaque fois que l’électricité se coupe, il s’agira d’insulter le chef de l’état.

Cette manifestation fait suite à une autre manifestation déjà hier devant le tribunal de Beyrouth, quand une activiste, Pascale Tarraf avait été convoquée pour des motifs similaires par l’agence de la Sûreté de l’Etat.

Les protestataires entendent dénoncer les lois criminalisant les propos insultant la Présidence de la République, estimant qu’elles contreviennent à la liberté d’expression.

Ces lois permettent l’emprisonnement pour une durée allant jusqu’à 2 ans les personnes qui seraient les auteurs de propos diffamatoires contre le chef de l’état, notamment sur les réseaux sociaux.

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1 COMMENTAIRE

  1. Si l’entourage de la présidence a le temps de fouiller sur le net pour punir les voix qui s’élèvent en dénonçant certaines décisions de la-haut , c’est bien le manque de liberté d’expression qui en subit les conséquences ! Le Liban n’a pas la liberté de dire ce qu’on pense et on n’a pas le droit de critiquer qui que ce soit au pouvoir présent ou passé .
    C’est la liberté de voler , de tuer , d’affamer etc…qui prime ! Je ne cautionne pas les casseurs commandités par certaines factions politiques , mais je ne cautionne pas non plus les dirigeants qui dérivent et qui imposent leurs décisions et leur volonté à tout le peuple .
    Le pluralisme libanais est l’exemple de vivre ensemble et le droit de s’exprimer pour critiquer les élus qui jouent le jeu dangereux des ennemis de la république .
    Libanais réveillez- vous et exiger vos droits de vivre et de vous exprimer dans le pays de liberté étouffée !

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