Jean Riachi, Pdg et fondateur de la FFA Private Bank, a annoncé sa candidature à la tête de l’Association des Banques du Liban via Twitter. Il fera face à son président actuel, le Pdg de la Beirut Bank, Salim Sfeir, dont le mandat a été marqué par la décision de mettre en place un contrôle informel des capitaux dès novembre 2019 en raison d’une crise de liquidité apparue dès le mois de mai 2019.

Il a ainsi dénoncé dans une série de Tweets, les relations incestueuses entre les responsables actuels de la Banque du Liban et le pouvoir politique.

Je suis candidat aux élections de l’Association des Banques contre la liste des membres sortants. Cette nomination n’est pas contre l’une de ces personnes, mais plutôt pour marquer une position sur la performance de l’association au cours des années avant et après l’effondrement et les relations incestueuses entre les banques et la Banque du Liban et les piliers du pouvoir

Jean Riachi

Il accuse ainsi la classe politique de ne pas avoir respecté les législations locales, amenant à la ruine du secteur bancaire et décrivant les établissement, les déposants et même l’économie locale comme en étant les victimes.

S’il faut blâmer les banquiers et leur tenir une part de responsabilité, il faut reconnaître que ces responsabilités sont différentes. Celui qui voulait maintenir une bonne performance s’est vu contraint de rejoindre la frénésie de concentration des risques souverains, notamment en déposant l’essentiel des dépôts de ses clients à la Banque du Liban et en souscrivant aux euro-obligations.

Jean Riachi

Il met ainsi en cause l’association des banques pour avoir forcé les établissements à accepter les demandes des politiques, “d’éviter de fausser la concurrence entre une banque dont le souci est de se voir confier les déposants de l’argent et qui veut faire des profits rapides”, en dépit de la situation du Liban.

Jean Riachi admet également l’existence d’un parti des banques tout comme le déni de la réalité actuelle en faveur des actionnaires des banques et non des déposants même si celui-ci lui en est contraire avant de mettre en garde contre les conséquences des procédures en cours contre les banques libanaises.

e résultat de la non-reconnaissance et de la répartition des pertes est en soi un mécanisme de répartition des pertes préjudiciables au déposant, à l’économie et au citoyen sans engager les responsables. Les banquiers se retrouveront victimes de ces politiques malveillantes car la colère du peuple va réagir et le plus grand danger est dans l’aggravation des procédures judiciaires.

Jean Riachi

Pour rappel, Jean Riachi s’était fait connaitre depuis quelques années en annonçant l’imminence de la crise économique actuelle et critiquant ouvertement l’Association des Banques du Liban et la Banque du Liban elle-même.

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