Les Libanais se démènent pour subsister décemment avec des rentrées et un pouvoir d’achat qui se réduisent considérablement. Les réponses aux déséquilibres démographique et socio-économique, privilégient les perspectives structurées sans un plan d’urgence au présent. La crédibilité fonctionnelle des tendances politiques, des commissions diverses, des appels religieux est mise à l’épreuve.

De  nouvelles réassurances sont inefficaces quand elles ne correspondent pas à aider ou à décharger substantiellement le citoyen. L’état est fragilisé par de nouvelles passes conflictuelles, du report de décisions majeures et d’un tournant juridique grave au sujet des libertés d’expressions. Certains se dispensent même de commenter l’état  des choses et se résignent tristement  à reconnaître cette gérance chaotique « à la libanaise ».

D’autre part, la chrétienté représente essentiellement la tradition du service et de la gratuité envers quiconque. Néanmoins, parmi tant de vies délaissées, humiliés ou brisées, la célébration de la naissance de Jésus se passe chez nous dans la tradition des solennels discours, des actes valeureux de quelques bénévoles et des rôles circonstanciels de plusieurs associations de bienfaisances.

La dimension christique s’exprime par un espace compassionnel. Là où la foi concerne le croyant, civil ou religieux pour servir le bien et plaire ainsi à Dieu. Évidemment, on peut laisser tomber ces évidences, se convaincre que tout va quand même, rester dans le traditionnellement correct, convenir aux choix proposés, à l’ignorance du savoir, au suivisme ou à la mort psychologique lente car, après Noël et la Nouvelle année, la manne du forage  ravivera un optimisme béat !

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