Des gens prétendent que c’est le moment d’acheter des biens immobiliers pour se prémunir de la crise économique en achetant de la pub sur Facebook ou encore via des articles rédigés par une presse qui semble être également achetée.

On dirait qu’aujourd’hui, on assiste à une course de vitesse pour conserver le peu d’argent que les gens possèdent désormais, en fonction des limitations actuelles.

Mais comment est-il logique de proposer d’acheter des appartements ou des terrains alors que l’on vit une crise de liquidité majeure avec le refus des banques à permettre de transférer de l’argent à l’étranger?
Et quand bien même, si la détention d’un bien immobilier était aussi bénéfique que cela aujourd’hui, qui vendrait alors que le système bancaire fait face à certains risques, sans pouvoir transférer ces sommes hors du système?

La problématique est très simple: les banques aujourd’hui ne permettent plus de retirer des sommes, ni le transfert à l’étranger, hors situation d’urgence qui restent encore à préciser. Du côté de la clientèle des banques, il y a sentiment de panique d’une part en souhaitant pouvoir se prémunir de la crise qui se déroule en ce moment et une question de confiance:
Les clients des banques semblent avoir l’impression d’avoir été bernés par les mauvais conseils que leurs fournissaient depuis des années leurs banques au sujet d’investissements à fond bloqué au bénéfice de l’endettement public et aujourd’hui d’avoir leur argent comme captif d’un système qui coule à vau-l’eau.

Face à cette situation qui parait catastrophique, si elle ne l’est pas, certains semblent vouloir profiter pour donner le conseil d’acheter des biens immobiliers alors qu’on est aujourd’hui dans un marché bloqué, sans demande.

Evidemment que l’idée pourrait paraitre assez bonne aux personnes qui n’y connaissent rien. On a toujours 26% des appartements construits après 1996, vides à Beyrouth, en l’absence aujourd’hui de demande justement et les prix n’ont pas encore eu de correction majeure, parce que les banques justement, dans une grande majorité, ont fini par posséder ces biens et refusent d’en abaisser les prix. Il suffit de se promener au centre-ville de Beyrouth pour constater, qu’en dépit des évènements actuels, le tissu socio-économique est lui totalement absent.
Une politique d’achat de ces biens ne peut donc que profiter aux banques qui ont besoin par ailleurs de liquidité.

Il s’agit donc d’une mauvaise idée et de toute manière, qui aujourd’hui possède du cash à jeter à la fenêtre alors que la correction des prix de l’immobilier n’a pas encore été effectuée.
On n’est pas au creux de la vague de la crise économique encore pour justifier une politique d’achat.

De plus, pour l’heure, en l’absence de pouvoir obtenir des dollars des banques, il existe d’autres types de produits comme, non pas les bijoux en or qui perdent dès leurs achats 30% de la valeur, mais des pièces en or, souverains, napoléon, ou dollars en or, peu importe du mouvement où les établissements bancaires refusent les services normalement indues à leurs clientèles. Et évidemment, une pièce en or est plus facilement transportable à l’étranger au pire des cas qu’un appartement.

PS: je n’ai aucun lien avec un quelconque vendeur de bijoux ou de pièces en or.

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