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Pour la cinquième journée consécutive, le peuple libanais crie son ras-le-bol contre la classe politique actuelle, et du Nord au Sud, les gens sont descendus à la rue manifester. La ville qui a attiré les regards vers elle par excellence est la capitale du Nord : Tripoli.

Vendredi, une fusillade a eu lieu et a fait 2 morts et 4 blessés, en raison de l’ingérence des gardes du corps du député Misbah el Ahdab parmi les manifestants. Tout le monde a pensé que cet incident, avec la genèse du mouvement de révolte, allait épouvanter les Tripolitains et avoir un certain impact négatif sur les rassemblements de cette cité. Le contraire a été merveilleusement prouvé.

Depuis samedi, les citoyens se sont rassemblés par centaines, puis par milliers, et par dizaines de milliers. Seuls les drapeaux libanais étaient au rendez-vous. Dimanche, un énorme drapeau a encerclé les manifestants pour montrer que c’est sous cette bannière que désormais les Tripolitains ont choisi de s’exprimer. Les natifs de cette cité ont démontré qu’ils veulent à tout prix se débarrasser de leurs vieux démons imposés par le système politique, féodal et confessionnel, à savoir la pauvreté et le terrorisme.

Tripoli a brillé de mille feux dans la nuit du samedi et du dimanche, donnant à juste titre à la Place Al-Nour son réel sens, la place de la Lumière. Durant deux nuits consécutives, les manifestants tous âges confondus, toutes confessions confondues, ont crié leurs peines contre la situation économique désastreuse, contre leurs droits bafoués, contre la corruption de la classe politique, de la meilleure manière qui soit.

La chorale Al-Fayha’ a chanté l’hymne national et une chanson patriotique de Feyrouz pour délivrer un message pacifique et civilisé. Un DJ a animé la soirée, Marcel Khalifé est venu chanter une de ses chansons, empreinte d’un esprit de révolte, dans l’air du temps.

Les Tripolitains ont lancé des slogans avec les Beyrouthins de Dahyé, avec les gens de Tyr, de Jounieh, de la Beqaa, et de toutes les villes au Liban, assurant que les barrières confessionnelles n’existent plus et que seul le Liban nous unit. De belles images, de belles paroles, qui donnent chaud au cœur, à la vue de ce Liban qui s’unit et se révolte contre le système corrompu.

Et pour la cinquième journée consécutive, l’image n’a aucunement changé, une foule immense est toujours au rendez-vous, avec la même belle ambiance. Avec l’hymne national scandé presque toutes les heures, ce soir, le rassemblement a commencé avec le serment national de feu Gebran Tueni : « Nous jurons par Dieu tout-puissant, musulmans et chrétiens, de rester unis jusqu’à la fin des temps en défense du Liban bien-aimé. ».

 

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