Le Patriarche Maronite Béchara Boutros Raï depuis le perron du Palais Présidentiel de Baabda. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Le Patriarche Maronite Béchara Boutros Raï depuis le perron du Palais Présidentiel de Baabda. Crédit Photo: Dalati & Nohra
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À l’occasion de la célébration de la fête de la Vierge ce 15 août, le patriarche maronite Bechara Boutros Rahi s’est exprimé lors de son serment en l’église patriarcale de Dimane, abordant le thème de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août dernier et de ses conséquences humaines et matérielles mais également dénonçant “le coup d’état contre les constances du Liban”.

Rappelant les célébrations de la Vierge qui ont eu lieu au siège patriarcat de Qannoubine du nom de la vallée puis de Dimane, localité qui la surplombe en la présence de ses prédécesseurs, le patriarche maronite les a décrits comme “véritables résistants et féroces combattants afin de protéger leur foi, préserver leur libre arbitre et la dignité de leur indépendance”.

Ils n’ont fait la guerre à personne, mais se sont plutôt défendus héroïquement. Les patriarches ont mené ce processus jusqu’à la naissance de l’État du Grand Liban le premier septembre 1920 sous la direction de l’honorable patriarche Elias Howayek, la réalisation de l’indépendance totale en 1943 sous la direction du patriarche Antoun Arida, et le rétablissement de la souveraineté en 2005 sous la direction du Triangle de la miséricorde, le patriarche Nasrallah Boutros Sfeir pour la fortification de l’État, l’indépendance et la souveraineté avec un système de neutralité active. 

Le patriarche ensuite estimé que ses prédécesseurs n’ont pas seulement œuvré pour le bien seul des maronites et pour le bien de tous les Libanais chrétiens comme musulmans.

Notre patrie est basée sur le pluralisme culturel et religieux, sur le fait de vivre dans l’égalité entre communautés chrétiennes et musulmanes, sur la démocratie, l’ouverture et les libertés publiques, comme approuvé par le projet de loi sur les droits de l’homme, et sur l’économie libérale éthique qui garantit la dignité de la personne humaine. 

Le patriarche a également dénoncé la classe politique, qui aurait fatigué le peuple et la communauté internationale, rappelant tout refus de lui accorder toute confiance désormais.

Il s’agit d’imposer une solution politique conforme aux constances du Liban et aux aspirations des Libanais, compatible avec son identité, son affiliation arabe et sa charte nationale. Cette solution doit représenter le partenariat islamo-chrétien.

Le prélat maronite a ensuite écrit les coups d’état contre les constances libanaises comme étant des violations du partenariat visant à cette entité libanais. Il s’agit d’améliorer les mécanismes de travail constitutionnel et institutionnel et non de modifier les rapports entre les religions.

Toute solution qui n’inclut pas la neutralité active, la décentralisation élargie et la législation civile n’est pas une solution mais plutôt un projet de crise plus profonde, dure et des plus dangereuses
Le Patriarcat, fort de sa foi, de son peuple et de ses amis, se réserve le droit de rejeter tout projet de solution qui contredit la cause de l’existence du Liban, son message et son identité distinctive. 

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