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Le Patriarche maronite Mgr. Béchara Boutros Rahi a dénoncé les incidents qui ont eu lieu hier lors des manifestations au centre-ville de Beyrouth entre communautés sunnites, chiites et partisans du Hezbollah/Amal contre ceux des Forces Libanaises entre Chiyah et Ein el Remmeneh.

S’exprimant lors de son sermon dominical, le prélat a rappelé que « toute autorité a été donnée dans le ciel et sur la terre ». Il a également estimé qu’il est impossible « d’accepter un état fragmenté entre partis politiques et sectaires qui se réfugient derrière un ensemble de systèmes spécifiques à chacun, afin de protéger leurs intérêts légitimes et illégaux. Ces intérêts vident le trésor, et remplissent les poches de leurs employeurs et des personnes influentes. »

Le patriarche s’est également interrogé sur le rôle de l’état qui n’arrive pas à répondre aux besoins des libanais, confrontés pour moitié à la faim et à la pauvreté, au chômage et à l’immigration, « l’argent public est gaspillé dans les opérations de contrebande via l’aéroport et les nombreux ports et passages illégaux entre le Liban et la Syrie ».

Il a également appelé au recouvrement de l’argent détourné des finances publiques avant d’appuyer les manifestations « immunisées contre les personnes infiltrées » qui seraient à l’origine des incidents.

Nous lançons avec vous un cri contre la corruption et le gaspillage croissants, contre le coût élevé et l’effondrement des critiques nationales. Et nous saisissons le capital dans les banques. Nous pleurons avec vous face à la lenteur des agences de contrôle et à la réticence du pouvoir judiciaire, sous l’influence de l’ingérence politique, à tenir les grands chefs responsables et directement responsables des opérations de corruption. Avec vous, nous appelons le gouvernement à mettre en place un plan de réforme qui améliore pratiquement l’économie et améliore la vie des citoyens. « 

Le Patriarche Rahi a ainsi souligné que « ces demandes ne sont-elles pas communes à la jeunesse libanaise, sans aucune association avec leur religion, secte, parti ou région », regrettant les incidents qui se sont déroulés hier et dénonçant les destructions des institutions et magasins ou encore les attaques subies par les forces de sécurité et armée libanaise.

Ces sentiments de rancune, de haine et de haine se nichent toujours dans le cœur, dénonçant l’utilisation de la religion pour diviser politiquement la population libanaise et l’utiliser comme argument de conflit.

Pourquoi donnons-nous à la communauté arabe et internationale cette image déformée du Liban? Ces pratiques conflictuelles aident-elles le gouvernement à consolider la stabilité nécessaire pour sortir de notre crise? Quant à nos responsables politiques, ils n’ont pas le droit de gouverner avec la même mentalité et le même style, loin de la ligne tracée par la constitution, la Charte nationale et le document de l’Accord de Taëf, dans la lettre et l’esprit. Comment l’aide arabe et internationale peut-elle nous parvenir sans garantir la stabilité politique, corriger la gouvernance, adopter une politique de neutralité, tenir la main et unir les efforts?

Le Patriarche a conclu en indiquant que l’Eglise poursuit ses efforts, de son côté pour mettre en oeuvre un plan de sauvetage alimentaire, agricole et sanitaire, en coordination entre les paroisses, les paroisses et les monastères, mais également avec Caritas Liban, la mission papale, la Croix-Rouge, l’Association Mar Mansour de Paul, la Fondation Maronite pour la propagation et la Fondation patriarcale pour le développement et la Fondation patriarcale pour le développement L’ensemble, ainsi que d’autres institutions et associations.

Il s’agit de créer un réseau sur l’ensemble du territoire souligne-t-il.

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