L’ex-commandant de l’Armée Libanaise aurait été mis en examen par la justice libanaise, indique le quotidien The Daily Star. Le Général Jean Kahwaji serait accusé d’enrichissement illicite.

8 autres militaires dont l’ancien directeur des services de renseignement de l’armée libanaise, le général Edmond Fadel ainsi que les anciens responsables des services de renseignement pour Beyrouth, le général Georges Khamis, pour le Nord du Liban, le général Amer al Hussein, l’ancien chef d’état major, le général Mohammed al Husseini ainsi qu’un certain nombre de généraux à la retraite ont été mis en examen dans le cadre de cette affaire.

Ils seraient ainsi accusés d’enrichissement illicite, d’abus de biens sociaux dans le cadre de leurs fonctions, d’avoir accepté des pots de vin ou encore d’avoir admis certains officiers au sein de l’armée libanaise en échange de services financiers.

Le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire, le juge Fadi Akiki aurait ouvert une enquête à ce sujet après que de nombreux médias aient révélé les nombreux biens des militaires, propriétés ou encore fonds dans des entreprises, alors que le gouverneur de la Banque du Liban aurait refusé de transmettre au magistrat les informations sur l’origine des fonds de ces officiers, indique une dépêche de l’Agence Nationale d’Information.

Le dossier a également été transmis au procureur général le juge Ghassan Oweidat qui a chargé le juge Abou Haidar de poursuivre l’enquête. Il s’agit de la première fois que la nouvelle loi concernant l’enrichissement illicite est appliquée au Liban, indique le quotidien anglophone.

Le dossier a été depuis transféré au premier juge d’instruction de Beyrouth, Charbel Bou Samra qui devrait faire prochainement connaitre sa décision.

Pour rappel, Jean Kahwaji a été nommé commandant de l’Armée Libanaise suite à l’élection en 2008 de son prédécesseur, le général Michel Sleiman comme Président de la République. Il est resté à ce poste jusqu’en 2017.

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1 COMMENTAIRE

  1. Mieux vaut tard que jamais. Merci au gouvernement de Hassan Dhiab qui a lancé avec le soutien du président Aoun, du CPL et du Hezbollah cette campagne anti-corruption que Riadh Salamé et les forces politiques du 14 mars cherchent à étouffer et à entraver. Nous, libanais nous devrions sortir dans la rue pour réclamer le maintien comme chef du gouvernement de Hassan Dhiab. Il est insultant pour nous libanais que le premier responsable de la corruption durant des années soit nommé pour diriger le gouvernement à un moment critique pour le Liban et après la colère de la rue avant que la révolution ne soit fourvoyée par les interventions étasuniennes.

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