Le député Assem Araji. Crédit Photo: Parlement Libanais

Le président de la commission parlementaire de la santé Assem Araji a souligné que sa commission devrait demander ce vendredi à la Banque Mondiale, la poursuite du prêt permettant au programme de subvention des médicaments de se financer, faute de quoi les institutions sanitaires devraient s’effondrer et les prix de ces derniers être multipliés par 5.

Pour l’heure, il n’a pas été décidé si l’arrêt des subventions concernera tous les médicaments ou juste certaines catégories de médicaments.

La commission parlementaire de la santé devrait ainsi décider s’il s’agira d’arrêter totalement ce programme, de le rationaliser ou encore de le maintenir.

Cette intervention du député a été faite alors que plusieurs commissions parlementaires se sont réunies ce mercredi pour discuter de l’épuisement prochain des réserves monétaires disponibles de la Banque du Liban qui servaient jusqu’à présent à financer le programme de subvention à l’achat des produits de première nécessité.

De source étrangère, on estime aujourd’hui que sans accès à l’aide internationale, plusieurs produits pourtant critiques pourraient connaitre d’importantes pénuries au cours des prochains mois, voire des prochaines semaines, soulignant déjà que certains médicaments ou équipements médicaux ne sont plus disponibles localement.

Cette réunion s’est déroulée en l’absence du gouverneur de la Banque du Liban lui-même, qui a toutefois délégué un représentant. Cette absence a été fortement critiquée par les députés présents mais défendue par le Président de l’Association des Banques du Liban Salim Sfeir.

Le représentant de la BdL aurait ainsi admis que les réserves en or de la Banque du Liban n’auraient été vérifiées la dernière fois qu’en 1996, soit il y a 24 ans. Il aurait également refusé que communiquer aux parlementaires, des informations et des chiffres provoquant un tollé parmi les parlementaires présents.

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