Des photographies du Liban confronté au coronavirus. Lundi 23 mars 2020. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com

Le Ministère de la santé a annoncé que son comité scientifique a recommandé un confinement d’une durée de 2 semaine, avec une fermeture du Liban à l’exception de l’Aéroport International de Beyrouth face à la hausse du nombre de personnes contaminées par le coronavirus COVID19.

Cette information intervient alors que le Pays des Cèdres fait face à une importante augmentation du nombre de cas d’origine domestique avec d’importantes difficultés à identifier les clusters locaux à l’origine de cette forte hausse.

Hier, 168 personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus, portant à plus de 2000 cas, le nombre de cas actuellement actifs au Liban, amenant les autorités et experts à craindre que le Liban ne soit en train de perdre le contrôle de la situation.

Depuis le 21 février, date de l’apparition de la maladie au Liban, 3746 ont été ainsi diagnostiquées positives dont 2 822 localement et 924 en provenance de l’étranger. Le nombre de personnes guéries est de 1 672 et le nombre de cas actuellement actifs de 2 074. Parmi elles, 137 personnes sont hospitalisées dont 34 dans un état considéré comme grave. 4 décès sont également à déplorer. 

51 personnes – dont 4 pour la seule journée de ce dimanche – sont ainsi décédées depuis l’apparition de la maladie au Liban. 

Pour le moment, le ministre de la Santé a indiqué qu’il s’agit de prendre des mesures préventives face à l’épidémie et que le centre de gestion des catastrophes mettra en place une antenne disponible 24h sur 24 à l’hôpital universitaire Rafic Hariri après que plusieurs autres hôpitaux n’ont pas pu recevoir des patients infectés.

La santé contre l’économie

Ces propos du ministre de la santé interviennent alors que son homologue de l’intérieur, Mohammed Fahmi, a écarté tout confinement généralisé pour des mesures plus ciblées alors que le Liban fait face – non seulement à l’épidémie du coronavirus COVID19 – mais également à une situation économique critique, avec une crise qui a débuté en 2018 et qui s’est révélée au grand jour, il y 1 an.

Ainsi, 50% de la population active serait actuellement au chômage alors que 65% de la population au total se trouverait actuellement vivant sous le seuil de pauvreté. Cette crise économique est accompagnée par une dévaluation brutale de la livre libanaise et du pouvoir d’achat de la population.

Parmi les institutions touchées, les hôpitaux libanais – essentiellement privés – comme l’American University Hospital (AUH) qui a dû se séparer d’une partie de son personnel en raison de difficultés financières.

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