Les unités féminines des FSI. Source Photo: Site des FSI

Deux membres des Forces de Sécurité Intérieure, un officier et un sous officier, ont été arrêtés sur ordre du juge militaire Hani el Hajjar.

Ils sont suspectés d’être impliqués dans des affaires de corruption, indique l’Agence Nationale d’Information, ce vendredi 8 mars. Le sous-officier appartiendrait à l’unité en charge de lutter contre les trafics de drogue, précise la dépêche.

Le juge Hani el Hajjar aurait également demandé la levée de l’immunité d’un membre du barreau de Beyrouth en vue de le mettre en examen.

Ce dernier aurait tenté d’obtenir par certaines voies illégales des informations liées à l’affaire.

L’ANI indique également qu’un nombre important de membres des services de sécurité, ainsi que des civils font l’objet d’interrogatoires dans le dossier de la lutte contre la corruption.

Ainsi, de nouvelles affaires seraient découvertes quasiment quotidiennement.

Le mois dernier, l’arrestation de 5 officiers des Forces de Sécurité Intérieure, également accusés de corruption, avait provoqué une vive polémique, un de ces officiers, le colonel Waël Malaeb, étant proche de l’ancien député Walid Joumblatt.

Le gouvernement Hariri III a fait de la lutte contre la corruption l’un de ces principaux chevaux de bataille.

Selon un rapport publié par Transparency International en octobre 2018, le Liban serait le 17 pays le plus corrompu au Monde, certaines sources indiquant que jusqu’à 4 milliards de dollars étaient ainsi détournés annuellement.