Le parti Phalangiste a annoncé la démission de ses 2 ministres du gouvernement du Premier Ministre Tammam Salam, a annoncé son dirigeant, le député Sami Gemayel.

Cette démission intervient alors que le Liban passe par une grave crise sécuritaire, notamment avec l’attentat qui a visé l’établissement de la Banque BLOM au Liban, ce dimanche. « Ils ne se sentent pas impliqués dans la protection du système bancaire contre les attaques verbales et ils ne se préoccupent pas du plan économique proposé par le Ministre de l’économie », a accusé le dirigeant du Parti Kataëb, Samy Gemayel. Ce dernier poursuit accusant le gouvernement actuel de vouloir passer des affaires suspicieuses, allusion à la mise en place des décharges de Costa Brava et de Bourj Hammoud, respectivement au Sud et au Nord de la Capitale et du Barrage de Jannah, « deux affaires désastreuses visant chaque citoyen au Liban ».

« J’ignore s’il y a une relation entre la poursuite des travaux du barrage de Janna et l’approbation du dossier des déchets » poursuit-il accusant certains qui ministres qui s’étaient opposés à l’approbation du plan d’avoir cependant voté en faveur de la mise en place de décharges sur le littoral libanais.

Abordant la question du barrage de Janna et rappelant avoir proposé un plan alternatif, Samy Gemayel a indiqué que 2 des 3 études environnementales effectuées concluaient sur une note négative, tandis que la 3ème étude mettait en garde contre des risques potentiels d’incidents. Le député rappelle aussi l’implication du constructeur du barrage dans une affaire de corruption au Brésil et appelle à la suspension des travaux en attendant une enquête.

Les Ministres démissionnaires, le Ministre de l’économie et du commerce, Alain Hakim et son homologue du Travail, Sejaan Qazzi ont également eu des discussions houleuses avec leur collègue de l’information, Ramzi Jreij qui a finalement décidé de rester au sein du cabinet actuel estimant qu’il n’appartient pas au parti Kataëb.

Cependant, pour que la démission des ministres devienne cependant effective, elle doit être acceptée par le Premier Ministre. Par le passé, ce dernier nommait à la place des ministres démissionnaires, des ministres par intérim comme ce fut le cas quand le ministre de la Justice Ashraf Rifi avait annoncé l’arrêt de sa mission.

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