Saad Hariri avec Walid Joumblatt. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Saad Hariri avec Walid Joumblatt. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Le journal arabophone Al Anbaa a indiqué dans son édition du vendredi 25 janvier que le Premier Ministre désigné, Saad Hariri, actuellement en déplacement privé à Paris, pourrait « quitter » sans donner plus de précisions, si le gouvernement n’était formé « d’ici samedi ».

Le quotidien précise que le Premier Ministre n’a également pas précisé s’il s’agissait du samedi 26 janvier ou de celui du 2 février, à l’issue d’une rencontre avec l’ancien député druze Walid Joumblatt à Clémenceau. Pour rappel, le journal Al Anbaa est proche du Parti Progressiste Socialiste dont le dirigeant n’est autre que Walid Joumblatt.

Ces déclarations interviennent en dépit d’un regain optimisme en début de semaine en dépit de nouveaux obstacles « internes à la formation du prochain cabinet gouvernemental.

Il s’agissait alors de nommer 2 ministres supplémentaires, portant le nombre de prochains ministres à 32 au lieu de 30. Le premier ministre aurait accepté cette proposition si les deux ministres supplémentaires étaient sunnites et non alaouite, alors que la proposition initiale visait à nommer un ministre sunnite et un ministre appartenant à une communauté religieuse chrétienne minoritaire.

Cette proposition de 2 ministres sunnites supplémentaires aurait été déjà refusée par la coalition chiite d’Amal et du Hezbollah, qui n’obtiendraient alors que 6 ministres quand les sunnites obtiendraient 7 ministres, ce qui augure d’un nouveau blocage.

La formation du gouvernement retardée par les crises entres partis politiques

Pour rappel, la formation du prochain cabinet s’est heurtée à plusieurs écueils, notamment au niveau de la répartition des ministères entre partis politiques et communautés religieuses.

Ainsi, à chaque progrès enregistré sur le front de formation du prochain gouvernement, une nouvelle polémique éclate avec la participation de l’opposition druze Walid Joumblatt d’abord refusé par ce dernier puis acceptée, après de rudes négociation avec Talal Arslan, la question de l’attribution de certains ministères aux Forces Libanaises, question désormais réglée, et aujourd’hui la présence de l’opposition sunnite à Saad Hariri au sein du prochain cabinet au détriment des sunnites qui lui sont proches.

Face à ce dernier conflit, il a été proposé à ce que l’opposition sunnite puisse disposer d’un ministre nommé sur le quota attribué à la présidence de la république. Cependant cette solution a été refusée par l’opposition sunnite en raison d’une querelle sur les personnes et sur le fait que ce dernier soit considéré comme appartenant au bloc des ministres proches du Président Michel Aoun.

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