Après la publication en décembre d’un rapport pages, intitulé « ‘As If You’re Inhaling Your Death’: The Health Risks of Burning Waste in Lebanon », l’ONG Human Right Watch a lancé cette semaine une campagne contre l’incinération des déchets au Liban.

Cette opération, qui consiste dans campagne publicitaire et dans le lancement d’une pétition en ligne,  appelle les autorités libanaises et notamment le parlement et le conseil des ministres à adopter un plan national de gestion des ordures pour l’ensemble du Pays, alors que les responsables politiques viennent d’adopter l’extension du programme d’enfouissement des déchets dans la décharge de Costa Brava, à proximité immédiate du littoral, en violation des traités internationaux et la mise en place d’incinérateurs dans les 6 mois destinés à la capitale libanaise. Ces mesures sont largement critiquées par les défenseurs de l’environnement au Liban.

Ce plan, indique HRW doit être conforme aux meilleures pratiques environnementales et de santé publique actuelles et compatible avec le droit international, indique le communiqué de l’ONG.

Bruler les déchets à ciel ouvert, un risque sanitaire pour le citoyen libanais

Dans le collimateur de HRW, les pratiques malheureuses de bruler les déchets à ciel ouvert. En décembre 2017, le rapport de HRW  estimant que l’incinération de déchets à ciel ouvert, une pratique dangereuse et facilement évitable, résulte de l’incapacité du gouvernement, depuis des décennies, à gérer les déchets solides de façon à respecter les lois environnementales et sanitaires destinées à protéger les personnes. Des études scientifiques ont montré les dangers pour la santé humaine des fumées de combustion de déchets ménagers en plein air. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement exposées à ces risques.

HRW indiquait que  l’absence d’actions efficaces de la part des autorités libanaises pour s’attaquer à la pratique répandue de combustion des déchets en plein air, ainsi que l’absence de dispositif de surveillance ou d’information sur les effets sanitaires, viole les obligations du Liban aux yeux du droit international.