Liban/Jour 22: Les étudiants à nouveau dans la rue

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La matinée de ce jeudi a été marquée par le retour dans les rues de plusieurs milliers d’étudiants et d’écoliers, déjà après la journée d’hier. La journée de mercredi a également été celle de la mobilisation des femmes, mères et filles qui ont défilé dans les rues de Beyrouth, notamment Place des Martyrs et Place Riad el Solh en frappant sur leurs marmites et casseroles.

Ce jeudi, les étudiants et écoliers ont débrayé à Ashrafieh, ainsi qu’à Nabatiyeh et à Saïda au Sud du Liban, à Jounieh dans le Kesrouan et manifestent devant les administrations publiques comme hier. Devant le Ministère de l’Education également, un grand nombre d’étudiants s’est réuni, exigeant la possibilité de pouvoir étudier à des coûts raisonnables et de pouvoir travailler au Liban à l’issue de leurs études. Ils dénoncent également la corruption qui ravage les administrations publiques.

Comme ce mercredi, une centaine de personnes s’est également rassemblée devant la centrale électrique de Zouk ou encore le siège de l’Électricité du Liban à Mar Michael à Beyrouth, un des principaux gouffres financiers de l’Etat dont l’endettement atteint plus de 150% du PIB.

Place Riad el Solh et Place des Martyrs, les manifestations se poursuivent. Les protestataires demandent toujours la constitution d’un gouvernement de technocrates, des élections législatives anticipées et dénoncent également la corruption, induite, selon eux par la classe politique.

Côté politique, aucune percée majeure n’a été réalisée dans les discussions visant à mettre en place un nouveau gouvernement, après la démission du Premier Ministre Saad Hariri. Ce mercredi, une nouvelle réunion – la deuxième – entre ce dernier et le Ministre des AF s’est déroulée au Grand Sérail.

Côté économique, les nouvelles ne sont guère réjouissantes, avec la Banque Mondiale qui estime que le Liban risque d’avoir 50% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté en raison de la crise économique et la récession désormais plus importante que celle attendue. Un rapport de Global Credit Suisse note toutefois une augmentation de la richesse nette des libanais, estimée à plus de 232 milliards de dollars. Cependant, cela est indicatif d’un décalage de plus en plus importants entre les couches sociales.

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