Liban/Jour 49: de nombreuses routes bloquées alors que Khatib semble devenir le favori pour succéder à Saad Hariri

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De nombreux incidents ont eu lieu durant la nuit, notamment à Beyrouth au Ring Fouad Chéhab où les forces de sécurité intérieure (FSI) ont fait usage de gaz lacrymogène, après l’annonce par le Premier Ministre sortant Saad Hariri, de soutenir l’homme d’affaire Samir Khatib comme son possible successeur.

Par ailleurs, la journée de mardi a été marquée par les grèves de nombreuses écoles et universités. Le personnel enseignant entend protester contre les retards pris dans le paiement de leurs salaires, parfois même amputés des 2/3.

En ce 49ème jour, les barrages routiers ont refait leurs apparitions dans le Nord Liban, à l’entrée de Tripoli au niveau de Bohssas comme déjà hier, à Minyeh, dans le Akkar et également à Zahlé dans la Békaa.

Durant la nuit, l’autoroute Beyrouth-Tripoli a été brièvement bloquée au niveau de la localité de Jounieh.

À Tripoli, une manifestation a empêché les camions de sortir du port de la ville. Aussi, des manifestations ont actuellement lieu devant les branches locales d’Ogero ou de l’EDL (La compagnie publique de Qadisha), pour empêcher les employés de pénétrer dans les édifices.

Les protestataires entendent dénoncer les propos du Premier Ministre sortant qui s’est déclaré hier en faveur de Samir Khatib comme étant son successeur mais également les rumeurs concernant l’attribution des portefeuilles au sein du prochain gouvernement. Ils estiment ainsi que la nomination de l’homme d’affaire au Grand Sérail ne change pas grand chose, puisque ce dernier serait impliqué dans quelques scandales financiers et notamment dans l’affaire des fibres optiques. Aussi, les rumeurs font état de la présence d’hommes politiques au sein de la prochaine équipe alors que les protestataires souhaitent un gouvernement exclusivement technocratique.

Pour rappel, le Liban connait d’importantes manifestations depuis la nuit du 17 au 18 octobre 2019. Les protestataires dénoncent une classe politique qu’ils considèrent comme étant corrompue et d’avoir mené le Liban vers la quasi faillite financière avec un taux d’endettement atteignant 154% du PIB, un important risque de récession économique mais également le risque d’avoir 50% de la population vivant sous le seuil de pauvreté en 2020, selon une étude de la Banque Mondiale.

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