Plus de 400 personnes feraient l’objet d’une plainte déposées par un le juge Fawzi Khamis dans le cadre de l’enquête concernant les embauches illégales au sein de la fonction publique.

Parmi les personnes visées, plusieurs hauts responsables dont le directeur général de la Société OGERO ainsi que 453 personnes de cette même compagnie, 3 membres du Ministère de la Culture, et 4 de la loterie nationale.

Le directeur général d’Ogero, Imad Kreidieh, ainsi que 3 de ses collaborateurs serait ainsi soupçonné d’avoir facilité l’embauche de plusieurs centaines de fonctionnaires durant le moratoire

Pour rappel, 5 413 personnes auraient ainsi bénéficié d’un emploi au sein de la fonction publique en contravention avec la loi visant à limiter les dépenses publiques et adoptée en août 2017. Ces embauches ont participé au déficit budgétaire de l’année 2017 et 2018. Ce dernier a atteint la somme record de 6.7 milliards de dollars contre 3.5 milliards de dollars prévus à l’origine. Certaines de ces embauches auraient été motivées pour des buts électoraux lors des élections législatives de mai 2018.

Ces découvertes sont intervenues suite à une enquête entamée par la commission parlementaire des Finances et Budgets. Son président, le député Ibrahim Kanaan, a salué la décision du juge Fawzi Khamis estimant qu’il s’agissait là, d’une première étape sur la voie de la réforme.

Cependant, la mise en examen des ministres durant cette période pourrait s’avérée ardue: Ils ne peuvent être entendu par la justice que suite à un rapport de la cour au parlement. Seul le parlement sera alors compétent dans la conduite de l’enquête via la constitution du haut conseil judiciaire. Alors que 7 députés ont été élus par l’institution, on est toujours dans l’attente de la désignation des 8 juges qui devraient également la composer.

En cause, la possible implication de l’ancien premier ministre Fouad Saniora dans le détournement de fonds publics. La constitution de la haute cour de justice avait été ainsi considérée par le courant du futur comme un moyen de pression sur ses responsables politiques.

Il n’a cependant, pour l’heure, jamais abouti la mise en examen d’un responsable politique.

Aoun: Les enquêtes concernant les irrégularités se poursuivront

Le Président de la République a indiqué ce vendredi que l’approbation du budget 2019 aide à lutter contre les irrégularités financières. Cette lutte se poursuivra lors de l’examen du budget 2020. Il s’agira également de mettre fin à l’évasion fiscale qui grève les finances publiques.

Le chef de l’état a également estimé que les enquêtes en cours concernant les embauches illégales se poursuivront.

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