Le Parlement libanais a désigné les 7 députés membres de la Haute Cour de Justice, cour destinée à juger les anciens et actuels ministres et Président de la République, conformément à l’article 80 de la Constitution Libanaise.

Ont été élus 

NomPartiNombre de voix
George OkaisForces Libanaises95 
Ali Ammar Hezbollah100
Faysal SayeghPSP105
Georges AttalahCourant Patriotique Libre97
Hagop PakradounianTashnaq95
Samir JisrCourant du Futur97
Elias HankashKataëb63

Un deuxième scrutin aurait dû être organisé entre les députés Elias Hankash du parti Kataëb et Albert Mansour du Parti Socialiste Nationaliste Syrien (PSNS) avant que ce dernier ne décide de se retirer de la course. Elias Hankash a été alors désigné comme membre de cette cour de justice. 

Parmi les députés qui s’étaient prononcés contre le Président de la Chambre qui désirait désigner seul, les membres de la Haute Cour de Justice, Elias Hankash, Paula Yacoubian et Ali Darwish du mouvement Azm s’étaient portés candidats.

À ses 7 députés, 3 députés de réserve ont été désignés par le Président de la Chambre Nabih Berri, il s’agit d’Ali Ousseiran pour le Mouvement Amal, Roula Jaroudi pour le Courant du Futur et Salim Aoun pour le Courant Patriotique Libre. 

Pour être rendue opérationnelle, les autorités politiques doivent encore désigner 8 juges au sein de la Haute Cour de Justice. Pour qu’un verdict doit être rendu, 10 voix sont nécessaires. 

Cette annonce intervient alors que différentes polémiques ont dernièrement éclaté au Liban au sujet d’affaires de corruption supposées de hauts responsables politiques notamment au sujet de l’implication supposée de l’ancien premier ministre Fouad Saniora dans la disparition 11 milliards de dollars durant son mandat de 2005 2009 suite aux déclarations du député Hassan Fadlallah lors de la lecture de la déclaration d’intention du gouvernement Hariri III au mois de janvier.

Cette proposition aurait été, de source médiatique, très mal accueillie la semaine dernière par des responsables du Courant du Futur. Ils estiment qu’il s’agit là, d’un moyen de pression politique à leur encontre, alors que des accusations de corruptions sont véhiculées à l’encontre de certains d’entre eux.

Le Président de la République avait également déclaré hier qu’aucune immunité ne serait accordée à d’anciens responsables.

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