Le Palais Présidentiel de Baabda (Liban)
Le Palais Présidentiel de Baabda (Liban)

Le vide présidentiel au Liban demeure un prétexte légitime qui fait perdurer un système politique cloisonné, souvent inconciliable avec la réalité, incohérent et disloqué. Il ne sert plus qu’à réanimer le leurre d’un « dévouement » national et les remontrances « traditionnelles ».

Néanmoins, elles ne trompent plus personne, ni même leurs représentants qui persistent à défendre l’inconsistance des mesures superficielles malgré de multiples urgences nationales. Les affaires des politiciens façonnent la mise en scène ratée des manoeuvres « propices » afin de « sauvegarder » des échéances constitutionnelles complètement décalées. Cependant, la solidarité récente entre les chefs chrétiens nécessiterait au moins des comportements ouverts et dignes de la chrétienté pour secourir ses adhérents. Ainsi on pourrait valider les actes attendus depuis longtemps par tous les citoyens.

Ceux qui se consacrent à réduire chaque jour et concrètement, la souffrance de nombreux libanais. Ils subissent dans la retenue, la dignité, le froid et la crise des ventres creux, la suffocation lente due à de nombreuses pollutions et injustices. La majorité des gens crie d’abord et surtout au secours dans un faux climat de convivialité, souvent désertique et sans véritables répondants. Ainsi, la solidarité circonstancielle des points d’accords pour la nation demeurera un événement isolé sans la réelle compassion de servir les démunis par tous les moyens. L’initiation et l’application d’un programme pragmatique d’aide humanitaire pourrait servir à traduire la volonté des chefs de partis pour sceller une union fonctionnelle. Elle servira à réduire tant d’insensibilites et de distances au quotidien. Grâce à la précieuse coalition des partis et de la société civile on pourra alléger l’épuisement de nombreuses personnes et familles défavorisées. Les initiatives bourrées de bonnes intentions suffisent quand elles célébrent des réconciliations observables, dans l’ici et le maintenant.

Quand le fossé dramatique entre les besoins des libanais et les préoccupations de leurs représentants se réduira, le citoyen pourra alors croire qu’il participe à un nouveau lien, au début d’un respect et à une première marque de confiance avec ses élus.

Joe Acoury