Le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, a mis en garde vendredi contre des “dangers extraordinaires” auxquels le Liban est exposé sur le plan intérieur en raison de l’effondrement socio-économique qui paralyse l’État depuis trois ans. Il a également souligné que le pays “recouvre ses droits maritimes” dans le conflit frontalier qui l’oppose à Israël. “Sur le plan interne, nous faisons face à des dangers extraordinaires en raison de l’effondrement économique et social qui a frappé toutes les institutions et déstabilisé les structures de l’État. Cela nous pousse à être vigilants et prudents afin de protéger le Liban et son peuple”, estime le général Ibrahim. “S’il n’y a plus de sécurité, il ne restera plus rien de l’État ni du peuple”, a-t-il prévenu. Selon lui, “continuer à déployer des efforts et faire des sacrifices pour appliquer la loi constituent des pas sûrs et solides pour affronter cette situation dure et difficile”. Recouvrer les droits maritimes Le directeur de la SG a estimé, par ailleurs, que “sur le plan extérieur, le Liban mène une bataille sainte pour recouvrer ses droits maritimes de l’ennemi israélien et contrôler les points de passage terrestres, conformément à la loi”. Cette information intervient alors que des rumeurs font état d’un départ massif de membres des forces de sécurité et de l’armée libanaise en raison de la crise économique. Ainsi, la solde d’un militaire représente aujourd’hui environ 20 USD par mois, perdant 95% de sa valeur en dollar suite à la détérioration de la parité de la livre libanaise face au dollar. Parallèlement, les militaires libanais bénéficient désormais d’une aide alimentaire accordée par la communauté internationale.

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