Le port de Beyrouth

Le ministre de l’intérieur a annoncé la saisie de plus d’un million de pilules de captagon au Port de Beyrouth. Les stupéfiants étaient dissimulés dans une cargaison de raisins à destination du Koweit via un transit au Soudan.

Une drogue dont la production s’est étendue à la faveur de la guerre civile syrienne

La production de captagon, une sorte d’amphétamine, s’est en effet propagée au Liban, en Irak et surtout en Syrie, à la faveur de la guerre civile syrienne.

Elle permettait ainsi aux belligérants et notamment Daesh, avaient indiqué les autorités américaines qui avaient réussi à saisir en 2016 près de 300 000 pilules d’une valeur de 1.4 millions de dollars, d’une part de maintenir leurs hommes dans un état second lors des combats mais également d’avoir accès à des sources de financement via son exportation vers les Pays du Golfe et de la Péninsule Arabique. 

Les relations avec les pays arabes s’étaient fortement dégradées après que l’Arabie Saoudite, suivie par les pays membres du conseil de coopération du golfe ont décidé de mettre en place un embargo des produits alimentaires libanais, Riyad accusant Beyrouth de mener des efforts insuffisants pour contrôler ses frontières, avant de décider de retirer leurs ambassadeurs au Liban.

Depuis, l’ambassadeur d’Arabie saoudite est revenu au Liban.

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