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Depuis hier, bien avant certains commentaires postés par nos lecteurs, nos auteurs avaient entamé une réflexion au sujet de la situation actuelle vis-à-vis du secteur bancaire, touché comme par une crise continue depuis ces 3 dernières années, caractérisée par d’importantes pertes, élément intangible pour la population, mais aussi par un contrôle informel des capitaux, élément tangible pour elle, puisque cette mesure lui interdit – illégalement faute de textes – de disposer librement de ses fonds.

Elément plus grave, ces mêmes banques interdisent aujourd’hui de disposer de ces fonds même en cas de problèmes majeurs, comme l’illustre le cas de Sali Hafiz qui souhaitait simplement disposer de la somme nécessaire pour faire soigner sa soeur atteinte d’un cancer.

Que cela soit sur notre plateforme ou encore ailleurs et notamment à l’étranger, une difficulté s’est vite imposée, celle des mots pour décrire la situation: Braquage, hold-up paraissent ainsi illustrer dans une situation normale de la chose mais dans le cas présent, il s’agit de personnes, victimes des banques qui souhaitent disposer de leur propre argent pris en otage depuis 3 ans et qui ont recours à cette extrémité parce que l’état de droit ne s’applique pas.

De nombreuses plaintes ont en effet été déposées devant la justice. De nombreuses procédures judiciaires ont été menées et de nombreuses fois, les banques ont été condamnées sans pour autant que le jugement ne puisse être au final appliqué, cela dès 2020, avec des menaces de grève générale.

Et quand finalement elles pensent avoir obtenu raison devant les cours de justice en dépit d’importantes pression exercées sur elles, ces victimes éprouvent beaucoup de difficultés toujours à percevoir leurs droits comme la décision de la juge Mariane Amani dans l’affaire Fransabank le prouve quand cet établissement proposait un chèque bancaire pour transférer le solde d’un compte d’un client au sein d’un autre établissement et que tous ses derniers refusaient.

Ainsi, si violence il y a, il y a aussi au final une responsabilité de l’état qui ne s’exerce pas comme si l’état des banques est plus fort que l’état de droit. Face à un état de non-droit, au final le droit à l’autodéfense devient malheureusement légitime.

Ces termes de braquage ou de hold-up sont ainsi péjoratifs induisant une violence qui est en effet effective, puisqu’il y a usage ou menace d’usage d’armes factices ou réelles. Cependant, le terme aussi est mal choisi au final, parce que les braqueurs supposés ne veulent que de disposer de leurs droits à l’épargne d’une vie, la leur. Il ne s’agit pas d’un vol. Et parfois, il s’agit simplement même d’une question de vie ou de mort. La violence réelle n’est donc pas des supposés braqueurs mais plutôt des banques qui refusent de répondre favorablement face à ces urgences.

D’autres termes pour décrire exactement la situation actuelle sont donc à trouver comme par exemple “retrait forcé”… À vous aussi de participer à cette réflexion et de nous transmettre vos suggestions.

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