L’art d’émouvoir par l’art et l’art de faire une révolution grâce à l’art, les Libanais et les Libanaises en sont les orgueilleux messagers et en toute modestie. 

Multiples, inégalables et sublimes sont les expressions artistiques qu’ils exposent solennellement dans le musée de leur cœur, Loubnan.

Leur obstination est de placer leur chouchou de pays au cœur du monde. Leur priorité est de séduire et de fédérer par leur créativité.  

Fructueuse, poétique et harmonieuse, leur façon d’entreprendre est parfaitement confectionné dans les règles de l’art. 

Débordant de créativité dans leur mode opératoire, ils impriment aisément la saveur de leur talent hors norme. Nos révolutionnaires se sont avérés être des artistes émérites. 

Ce qu’on a vu défiler dans leurs rassemblements et leurs mobilisations nous rappelle le travail de grands artistes : artistes peintres, sculpteurs, chanteurs, écrivains, chorégraphes, presque tous les domaines de l’art y sont représentés. 

Les slogans et les graffitis ingénieux, amusants et touchants, qui interpellent tels les tableaux d’artistes transmettent un cri de douleur où prévalent l’amertume et la consternation. Un cri qui veut être l’expression d’une nostalgie d’un Liban meilleur celui de leur idéal et de leurs aspirations. Des formules et des dessins qui sont devenus des emblèmes et qui vont droit au cœur ;

Les discours prononcés lors des manifestations sont si authentiques, si spontanés et si poétiques jusqu’à impressionner nos poètes les plus cocardiers et les plus patriotes aussi morts que vivants. Je pense surtout à Said Akl qui aurait été encore plus fier de lui, fier des Libanais et si fier de son appartenance à ce pays ; 

L’émotion est à son apogée quand l’hymne national tintinnabule dans l’aéroport de façon spontanée par nos compatriotes rentrants dans le pays. On dirait une chorale aguerrie, si parfaitement préparée pour présenter leur meilleure performance pour leur seul et unique concert, le concert de la rentrée définitive dans leur pays chéri ; 

Les rues et les places qui se transforment pour un temps, grâce à l’imagination débordante de nos jeunes, en de centres sportifs où des corps vivants bien sculptés s’exposent pour être médités et contemplés pour leur beauté et leur charme et quand l’amour d’un pays rencontre ces sculptures cela se traduit en un spectacle merveilleux et inédit par sa splendeur ;

Sur les réseaux sociaux qui ont permis la libération de la parole, où non seulement des écrivains et des journalistes, des femmes et des hommes d’esprits, des artistes et des célébrités s’expriment et enflamment la toile, mais également le commun des frustrés et ces derniers ont montré des richesses intellectuelles et littéraires sans précédent et avec beaucoup d’humilité et de passion, comme expressément pour contrer ce qu’a dit une fois Umberto Ecco sur les légions d’imbéciles qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Une phrase qui se poste en ces moments par les serviles et les lèche-bottes avec leur condescendance et leur orgueil ! 

Des tableaux humains avec des dizaines de milliers de libanais, organisés à la perfection, digne des chorégraphies les plus grandioses, comme pour les cérémonies d’ouverture officielle des plus grandes compétitions mondiales, la leur, car dans leur détermination ils veulent  jeter à la face du monde leur combat, leur persévérance et leur engagement ; 

Le symbole témoin de la guerre de 75 a vu ses toits embellis par les couleurs de notre drapeau, il s’est enorgueilli d’être toujours là pour témoigner encore une fois de la volonté indomptable d’un peuple avide de liberté ! Il participe fièrement à hisser trop loin leur quête vers le bonheur d’un vivre ensemble unis sous les trois bandes et le cèdre de la paix. 

Boris Cyrulnik a récemment écrit un livre intitulé « la nuit, j’écrirai des soleils ». Pour celles et ceux qui me disent qu’on est en train d’écrire l’histoire je leur dis qu’on est en train d’écrire des soleils pour illuminer la nuit de notre pays qui n’a fait que trop durer, des soleils à leur Zénith, très forts et très brillants. 

Pascale Stephan 

Nov. 2019

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