Sud-Liban : vers un début de retrait israélien ?
Le retrait signalé de nombreux véhicules israéliens de Khiam vers Mazraat Sardah et Al-Amra relance l’hypothèse d’un début de retrait du Sud-Liban. Aucun départ global n’est confirmé, mais la séquence diplomatique a changé. L’Iran affirme que la fin de la guerre au Liban est la question centrale de l’accord avec Washington, tandis que la presse israélienne évoque des pressions sur Netanyahu. Le dossier du visa d’Itamar Ben Gvir ajoute un signal politique aux tensions entre Washington et l’aile dure israélienne.
Iran menace Israël après les frappes au Liban
L’armée iranienne a menacé Israël d’une « réponse sévère » après des frappes au Sud-Liban ayant tué au moins quatre personnes à Mayfadoun et Choukine. Cette mise en garde intervient malgré l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran censé ouvrir une désescalade régionale. Israël affirme avoir intercepté des roquettes du Hezbollah et détruit un lanceur, tandis que l’Iran exige désormais le retrait israélien des zones occupées au Liban.
Sud Liban/Hadatha : 18 morts recensés après les raids
La Défense civile a recensé 18 martyrs à Hadatha après les agressions israéliennes contre cette localité du caza de Bint Jbeil. Ce bilan préliminaire local ne concerne pas uniquement la frappe menée mardi contre un van sur la route Hadatha-Haris, dont le conducteur a survécu avant d’être évacué par l’armée libanaise. Des bombardements ont aussi visé Nabatieh al-Fawqa, Kfar Rumman et Habboush.
Trump veut confier le Hezbollah à la Syrie en envahissant le Liban
Donald Trump a affirmé, en marge du sommet du G7 d’Évian, avoir suggéré à Israël de laisser la Syrie « s’occuper » du Hezbollah au Liban. Le président américain juge que l’affrontement entre Israël et le mouvement chiite dure depuis trop longtemps et coûte trop de vies. Cette déclaration intervient alors que Washington défend un accord-cadre avec l’Iran, qu’Israël refuse de se retirer du Liban et que Beyrouth réclame le retour exclusif de l’État sur son territoire.
Après Islamabad: Geagea et Gemayel face au Hezbollah
Les Forces libanaises de Samir Geagea et les Kataëb de Sami Gemayel ont réagi aux accords régionaux en replaçant le Hezbollah au centre du débat libanais. Les deux partis refusent qu’un cessez-le-feu reconduise l’ancien équilibre sécuritaire. Ils réclament le monopole des armes par l’État, le retrait israélien, la reprise de la décision de guerre et la reconstruction par les institutions. Mais la séquence régionale leur impose un terrain politique difficile.
Liban : Aoun et Salam cadrent Washington après Islamabad
Le communiqué publié après la réunion entre Joseph Aoun et Nawaf Salam fixe les cinq constantes de la position libanaise avant les négociations de Washington. Le Liban réclame un arrêt définitif du feu, le retrait israélien des territoires occupés, le déploiement de l’armée jusqu’aux frontières internationales, le retour des prisonniers libanais et le lancement de la reconstruction. Derrière cette formulation brève, Beyrouth cherche à encadrer une séquence régionale ouverte par l’accord américano-iranien.
Revue de presse: le Liban face au test immédiat du cessez-le-feu américano-iranien
Le Liban devient le premier test du cessez-le-feu américano-iranien annoncé le 16 juin 2026. Entre retours précipités des déplacés, frappes persistantes, refus israélien de retrait et attentes de garanties américaines, Beyrouth reste suspendue à un accord régional qu’elle n’a pas négocié mais dont elle paie le prix immédiat, humain et politique.
Aoun et Berri réactivent le canal iranien
La communication Iran-Liban reprend au niveau institutionnel, avec deux appels d’Abbas Araghchi à Joseph Aoun et Nabih Berri. Les propos officiels insistent sur la souveraineté du Liban, la stabilité régionale et l’application immédiate de la clause d’arrêt de la guerre contre le pays. Cette reprise de contact intervient après une période de tension diplomatique, mais le dossier central reste l’application concrète du cessez-le-feu au Sud-Liban.
Netanyahu rattrapé par l’accord USA-Iran, tente de défendre son bilan en poursuivant l’occupation du...
Benjamin Netanyahu a finalement réagi à l’accord entre les États-Unis et l’Iran. Le Premier ministre israélien affirme que son pays restera au Liban, préservera sa liberté d’action militaire et empêchera Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire. Mais sa prise de parole révèle une contradiction majeure : Israël voulait éliminer la menace iranienne et garder la main au Liban, alors que le protocole irano-américain limite déjà sa marge diplomatique.
Conseil des ministres : trêve, examens et réformes
Le Conseil des ministres libanais a examiné les derniers développements politiques, sécuritaires et humanitaires, dans l’attente de l’application effective du cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran. Nawaf Salam a appelé à poursuivre les efforts pour obtenir le retrait israélien, la libération des prisonniers et les moyens de la reconstruction. Le gouvernement a aussi temporisé sur les examens officiels, tout en approuvant plusieurs dossiers administratifs, financiers et publics, dont l’audit de fonds, l’aéroport de Beyrouth, l’Inspection centrale, la politique des prix et la gestion des déchets.
USA-Israël : la lune de miel se fissure, Ben Gvir privé de visa
L’annulation annoncée du voyage d’Itamar Ben-Gvir aux États-Unis, en raison de difficultés liées à l’obtention d’un visa selon la presse israélienne, intervient dans un moment de crispation entre Washington et Tel-Aviv. L’accord entre les États-Unis et l’Iran, qui inclut le Liban, provoque une opposition ouverte de plusieurs ministres israéliens. L’affaire Ben-Gvir devient ainsi le symptôme d’une lune de miel abîmée, sans rupture stratégique formelle.
Le Liban peut-il reconstruire sans réforme bancaire ?
Le Liban peut réparer certaines urgences sans réforme bancaire complète, mais il ne peut pas reconstruire durablement sans système financier crédible. Les dépôts bloqués, l’absence de crédit, l’État en défaut, la liste grise du GAFI et la défiance des bailleurs forment un même verrou. Les aides internationales peuvent financer des projets ciblés, mais une reconstruction nationale exige des banques assainies, une loi de règlement des pertes et une hiérarchie claire des responsabilités.
Banques libanaises : conformité sous pression
Les banques libanaises font face à une pression de conformité croissante depuis l’inscription du Liban sur la liste grise du GAFI. Le contrat entre la Banque du Liban et K2 Integrity vise officiellement à renforcer la lutte contre le blanchiment, la fraude et le financement du terrorisme. Mais le dossier suscite des inquiétudes sur le coût, le rôle réel du cabinet américain, l’accès aux données et le risque d’une surveillance perçue comme une tutelle financière.
Liban : l’été touristique déjà compromis
Le tourisme libanais aborde l’été avec des réservations en recul, des annulations d’hôtels, des billets reportés et des événements suspendus. La guerre a brisé une saison qui devait soutenir les devises, l’emploi et la consommation. La diaspora reste un socle, mais elle hésite davantage face aux risques aériens et sécuritaires. Les visiteurs étrangers se détournent plus vite. Un cessez-le-feu durable peut limiter les pertes, sans garantir une vraie relance.





















