Reconstruction: prêts annoncés, conditions durcies, et retour des créanciers
Le Liban veut lancer la reconstruction depuis le Sud, mais avance sous contrainte: les financements évoqués sont des prêts (75 millions d’euros côté français, 120 millions de dollars via un fonds koweïtien) assortis de conditions durcies. Réformes, transparence, énergie et système financier redeviennent les clés pour convaincre bailleurs et créanciers.
Emploi et sous-emploi : les dégâts cachés de la désagrégation du marché du travail...
Au Liban, le chômage dépasse les chiffres officiels et le sous-emploi s’étend. Plus de 65 % des travailleurs vivent dans l’informel, sans contrat ni protection, tandis que jeunes et femmes quittent le marché. Fermetures de commerces, émigration des compétences et absence de politique publique aggravent les fractures régionales encore durablement.
Banque du Liban: l’offensive judiciaire comme deuxième front de souveraineté
La Banque du Liban, sous la direction de Karim Souaid, lance une offensive judiciaire pour récupérer des fonds et créer de la liquidité au profit des déposants. Sociétés écrans offshore, dossier Fori, « compte des consultations » et possibles complicités internes sont visés, avec saisies d’actifs, gel et coopération internationale, sur fond d’héritage Riad Salameh.
Gaz égyptien: bouffée d’air pour l’électricité, mais prix élevé et dépendance aux routes régionales
Le retour du gaz via la “route ancienne” (Jordanie–Syrie–Liban) pourrait relancer des centrales à l’arrêt et réduire les coupures. Mais entre prix élevé, financement des réparations et dépendance au transit régional, l’aide énergétique ressemble à un pari sous contraintes.
Les États membres de l’UE approuvent l’accord Mercosur en dépit de l’opposition de la...
Les États membres de l’UE ont approuvé le 9 janvier 2026 la signature de l’accord UE-Mercosur, malgré le vote contre de la France. Le texte relance le débat sur l’agriculture, les normes sanitaires et la déforestation. Prochaine étape: ratification au Conseil et au Parlement européen, sous pression des syndicats agricoles.
Karim Souaid annonce des poursuites judiciaires pour récupérer les fonds détournés à la Banque...
Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, a annoncé ce 8 janvier 2026, lors d’une conférence de presse au siège de l’institution à Beyrouth, le dépôt d’une plainte pour corruption, enrichissement illicite et détournement de fonds publics visant les pratiques de l’ancienne direction. Sans nommer explicitement Riad Salamé, qui a dirigé la BDL pendant trente ans, M. Souaid a insisté sur la nécessité de recouvrer ces fonds afin de « dégager des liquidités pour rembourser les déposants », tout en affirmant que les banques commerciales n’étaient en rien impliquées dans ces irrégularités.
Balance des paiements et transferts de la diaspora : une dépendance croissante mais instable
En 2025, la balance des paiements libanaise reste déficitaire (plus de 4,3 milliards $) malgré les transferts de la diaspora, estimés à 6,9 milliards $ et essentiels à la consommation. Mais ces flux contournent les banques, alimentent le cash et restent volatils faute de stratégie publique pour les canaliser durablement.
Une croissance à confirmer : ce que disent vraiment les chiffres du rebond économique...
Le PIB libanais rebondit en 2025 (+3,5 % réel), mais la reprise reste fragile. Transferts de la diaspora, dollarisation et économie informelle soutiennent la consommation, tandis que déficit commercial, chômage caché, salaires réels en baisse et investissements faibles limitent la croissance. Une stabilité monétaire jugée artificielle nourrit l’incertitude encore durablement.
Inflation à deux vitesses : analyse des hausses de prix généralisées et sectorielles au...
En octobre 2025, l’inflation annuelle ralentit à 192,3 % mais les hausses restent massives. Éducation (+258,5 %), santé (+228 %) et loyers (+145 %) dépassent la moyenne, tandis que l’alimentaire se stabilise à un niveau élevé. Dollarisation, salaires comprimés et statistiques fragiles entretiennent une crise durable du pouvoir d’achat nationale.
Banques et trésor public : complicité historique dans l’accumulation de la dette
Au Liban, les banques commerciales opèrent en faillite non déclarée depuis 2019. Dépôts illiquides, retraits plafonnés et « lollars » convertis à taux décotés amputent jusqu’à 85 % du pouvoir d’achat. Faute de capital controls et d’audits IFRS, le crédit s’effondre et l’arbitraire alimente colère et procès contre l’État aussi.
Baisse des prix des carburants au Liban : l’essence 95 octane à 1,308 millions...
Au Liban, la grille publiée le 7 janvier 2026 annonce une nouvelle baisse des carburants : l’essence 95 octane recule à 1 308 000 LL, la 98 à 1 348 000 LL et le mazout à 1 232 000 LL, tandis que la bouteille de gaz augmente légèrement aujourd’hui encore.
Les États-Unis saluent l’approbation par le cabinet libanais de la loi sur la brèche...
Le cabinet libanais a approuvé le 26 décembre 2025 la loi sur la brèche financière visant à répartir les pertes bancaires depuis 2019 et protéger les dépôts jusqu’à 100 000 dollars. Les États-Unis saluent une étape décisive pour restaurer la confiance du FMI, Banque mondiale et investisseurs.
FSDR : un projet de loi contesté sur la restitution des dépôts et ses...
Le gouvernement a adopté le projet de loi FSDR pour rembourser progressivement les dépôts gelés depuis 2019. Petits comptes payés en cash, dépôts convertis en titres ABS adossés aux actifs de la BDL. Le mécanisme, jugé fragile et inéquitable, est critiqué par économistes, BDL et FMI avant le débat parlementaire.
Dépôts bancaires: le Parlement sous la colère, et les banques face à leurs responsabilités
La loi d’intizâm financier sur la restitution des dépôts arrive au Parlement sous la colère des déposants et la riposte des banques. L’Association des banques dénonce un texte « sans chiffres », tandis que le débat se durcit sur la liquidité, le partage des pertes et la reddition de comptes entre État, Banque du Liban et secteur bancaire.




















