Cessez-le-feu : les violations israéliennes s’accumulent

0
Le cessez-le-feu en vigueur au Liban apparaît de plus en plus vidé de sa portée concrète. Depuis la nuit du 20 avril, les faits signalés dessinent une continuité de violations israéliennes : destructions de bâtiments à Chamaa, Naqoura et Bayyada, frappe sur Tayri, maison visée à Borj Qlaouiyeh, drones à basse altitude au-dessus de Tyr, de Baalbek, de Beyrouth et de la banlieue sud, jusqu’à Qasmiyeh où une opération de recherche de deux corps s’est déroulée sous surveillance aérienne. Pour les habitants, la trêve existe encore sur le papier, mais elle ne recrée plus un véritable espace civil.

Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve

0
Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.

Liban: Israël confirme que le soldat photographié frappant une statue de Jésus est israélien

0
Israël confirme que le soldat frappant une statue de Jésus au sud du Liban est bien l’un des siens, relançant la question des sanctions.

La FINUL peut-elle accéder aux zones de la ligne jaune ?

0
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban menace l’accès de la FINUL à sa zone d’opérations et entre difficilement dans le cadre de la résolution 1701. En limitant la liberté de mouvement des Casques bleus, elle fragilise le cessez-le-feu, le retour des civils et la souveraineté libanaise.

Béchara Raï rejette la guerre imposée

0
À Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï a donné à son homélie une portée nettement politique. Devant des délégations venues du Sud, il a dénoncé une guerre « imposée », rejetée selon lui par la population comme par l’État, et rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir hors du cadre étatique. Son message lie la fin des combats, le retour des déplacés, la reconstruction de la souveraineté et la nécessité d’un règlement négocié qui ne laisse ni le Sud ni l’État à la marge.

Naim Kassem pose ses conditions au Liban

0
Naim Kassem affirme que le Hezbollah n’a pas été vaincu et rejette toute lecture du cessez-le-feu qui placerait son mouvement en position de recul. Dans un texte mêlant défi militaire, ouverture politique et dénonciation de la médiation américaine, il se dit pourtant prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l’État libanais. L’enjeu dépasse la seule rhétorique : il touche au rôle futur du Hezbollah, au retour des déplacés, à la reconstruction et à la définition même de la souveraineté au Liban.

Reprise des déplacements depuis le sud du Liban sur fond de tensions régionales

0
Des départs de civils ont repris depuis le sud du Liban vers Saïda et Beyrouth malgré le cessez-le-feu. Entre opérations israéliennes ciblées, destructions d’habitations et tensions régionales, ce nouvel exode révèle une perte de confiance persistante des populations face à une trêve encore incapable d’assurer une stabilisation réelle.

FINUL: le Hezbollah nie après l’attaque ayant couté la vie à un soldat français

0
Le Hezbollah a démenti toute implication dans l’attaque qui a coûté la vie à un militaire français de la FINUL dans le sud du Liban. Ce démenti, publié par l’Agence nationale d’information, intervient après les accusations d’Emmanuel Macron et alors que les autorités libanaises ont multiplié les condamnations. Joseph Aoun a assuré que les responsables seraient poursuivis, tandis que Nabih Berri a dénoncé l’attaque et présenté ses condoléances. L’enquête militaire libanaise devient désormais le point central d’une affaire à la fois sécuritaire, diplomatique et politique
Ils sont rentrés avant l’Etat : le Sud reprend vie au milieu des gravats

Ils sont rentrés avant l’Etat : le Sud reprend vie au milieu des gravats

0
Dès les premières heures de la trêve, les habitants du Sud sont rentrés avant même que l’État soit prêt. Entre gravats, logements abîmés, services fragiles et absence d’encadrement suffisant, ce retour révèle une société qui reprend vie seule, imposant son propre calendrier à un après-guerre encore inachevé, précaire et administrativement vide.

FINUL: un soldat français tué au Liban

0
Un soldat français de la FINUL a été tué au sud du Liban lors d’une attaque contre le contingent français. Emmanuel Macron met en cause le Hezbollah, tandis que Nawaf Salam annonce une enquête immédiate. Ce drame fragilise la trêve et replace la sécurité du Sud au centre des tensions.

Ormuz: l’Iran resserre à nouveau l’étau

0
L’Iran a replacé le détroit d’Ormuz sous contrôle militaire strict moins de vingt-quatre heures après avoir annoncé sa réouverture. Des pétroliers traversent encore, mais sous menace. Entre tirs signalés, blocus américain et incertitude maritime, Ormuz redevient un levier central de pression sur l’énergie mondiale et les marchés.

Cessez-le-feu: Geagea met l’État au défi

0
Pour Samir Geagea, le cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël n’est pas une simple pause militaire. Le chef des Forces libanaises y voit un test concret de la capacité de l’État à rétablir sa souveraineté, à appliquer ses décisions et à reprendre la main sur la question des armes. Dans ses déclarations, il place le désarmement du Hezbollah au sommet des priorités, tout en insistant sur la protection des villages chrétiens du Sud et sur la nécessité de rendre à l’État la décision de guerre et de paix.

Beyrouth au centre des priorités de l’État

0
À Baabda, Joseph Aoun et Nawaf Salam ont placé Beyrouth au centre de l’après-cessez-le-feu. Négociations, retour des déplacés, sécurité de la capitale et autorité de l’État y sont liés. La réunion marque une tentative de cohérence au sommet, avec Beyrouth comme premier test concret de crédibilité politique nationale.
Dix jours de trêve, quarante-cinq jours de guerre : ce que change vraiment l’arrêt du feu

Dix jours de trêve, quarante-cinq jours de guerre : ce que change vraiment l’arrêt...

0
Après quarante-cinq jours de guerre, dix jours de trêve changent le rythme sans clore la crise. L’arrêt du feu rouvre le retour des déplacés, expose les failles de l’État, replace la question des armes au centre et inscrit davantage le Liban dans une séquence régionale encore instable et disputée.