Chirac, c’est un peu un Homme qu’on a toujours connu que cela soit en France, ce qui sera évidemment évoqué, mais aussi au Liban. Une figure quasi-paternelle…

Au Liban, durant la guerre civile, on ne peut que se souvenir du positionnement de Chirac par rapport au conflit et de son soutien aux régions libres autant qu’il le pouvait aux responsabilités ou encore dans l’opposition. On pourra se souvenir de la fameuse délégation du RPR – il n’en faisait pas parti, si ce n’est par le coeur – qui était venu durant la dernière phase de la guerre, quand François Mitterrand, lui discutait notamment avec la Syrie. 

On se souvient aussi de l’appui de Jacques Chirac dans la reconstruction et le soutien au Liban de l’après guerre civile avec la mise en place de structures comme l’ESA dont il en fin de compte, n’en déplaisent à d’autre, le fondateur. 
C’est par son élan aussi qu’on eu lieu les fameuses conférences Paris I, II et III. 

Mais Chirac aussi, c’est la voix aussi de l’ami du Liban dans la souffrance, avec déjà son action au niveau diplomatique, notamment durant le conflit de 96 et de l’envoi d’Hervé de Charrette, mais aussi lors du conflit de juillet 2006, 10 ans après avec Philippe Douste-Blazy. 

Evidemment, on ne peut être d’accord sur tout. Il était ami avec la Syrie jusqu’à l’assassinat de son plus proche ami Rafic Hariri. L’amitié ne veut pas signifier obligatoirement le fait d’être d’accord sur tout ou de faire violence à ses convictions profondes: 
Entre 1990 et 2005, même lors qu’il était devenu à partir de 1995, le Président de la République Française, il a mis son amitié avant l’intérêt des libanais et s’était fait plutôt discret sur la question de l’occupation syrienne du Liban, jusqu’à aller à l’enterrement du Père Assad, en 2000, en Syrie, justement à cause de cette amitié personnelle, au grand désarroi de ceux qui se souviennent de ses critiques concernant la diplomatie française sur le dossier libanais lors de la précédente décennie. 
Ce n’est qu’à partir des pressions subies par l’opposition à l’occupation syrienne puis surtout à partir du décès tragique de celui qu’il appelait son ami qu’il a pris une tournure plutôt en faveur du retrait des troupes syriennes hors du Liban. 

Nous aurions voulu l’entendre beaucoup plus, beaucoup plus fort, à ce moment-là comme précédemment.

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