Démission du Gouvernement, vers une remise en cause de certains projets économiques?

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La démission du gouvernement libanais intervenue la semaine dernière via la déclaration de son premier ministre Najib Mikati, aura évidemment certains impacts sur la situation économique du Pays. Ainsi, certains projets seront probablement remis en cause par le prochain locataire du Grand Sérail, siège du Président du Conseil. On peut notamment penser à l’augmentation insensée de la grille salariale du secteur public, mesure si adoptée alourdira les dépenses publiques d’environ 1,5 milliards de Dollars en lieu et place de la stratégie de l’augmentation du pouvoir d’achat comme déjà analysée ici-même.

Par les autres mesures qui ne devraient pas souffrir d’être remises en cause et qui se trouvaient être sur la table des projets de loi pour trouver des revenus afin de financer l’augmentation des dépenses publiques, l’étage Mikati, mesure qui consiste à augmenter les surfaces allouées à certains types d’unités immobilières.

D’autres mesures ne devraient pas être elles remises en cause, comme le plan EDL, consistant à la réhabilitation des unités de production électrique actuelles et à la mise de nouvelles unités (pour environ 4,5 milliards de Dollars à dépenser dans les prochaines années), ainsi que par le financement des Forces Armée Libanaises dont le plan quinquennal est estimé à 5 milliards de Dollars. Ces 2 mesures pourront permettre de résoudre 2 problématiques importantes pour l’économie libanaise, le problème de production d’électricité nécessaires et la mise en place de la sécurité, préalable important au développement de nouveaux secteurs d’activité et alors que le Liban pourrait prochainement exploiter de nouvelles ressources et notamment ses ressources pétrolières et gazières. Pour rappel, il est prévu que les premiers forages d’exploration de ces ressources aient lieu dès 2014.

La démission du gouvernement intervient dans un contexte politique et économique rendu difficile par les circonstances actuelles, tant avec la crise syrienne que le ralentissement de la croissance libanaise, en deçà des seuils nécessaires de 4,8% – la croissance économique libanaise est estimée entre 2,8% à 3% en 2012 selon divers organismes économique locaux et internationaux – pour contrôler le taux dette/PIB

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