28 personnes seraient décédées et 79 personnes blessées, indique le dernier bilan sur les 200 personnes présentes au moment de l’explosion d’une citerne d’essence située dans la localité.

Selon l’ANI, l’explosion a eu lieu lorsque le propriétaire des lieux a tiré vers le rassemblement afin de séparer les personnes présentes et dégager les lieux. Les équipes de l’Armée libanaises avaient déjà quitté les lieux. Il semblerait que cette information ne serait pas précise, selon plusieurs témoins sur place.

D’autres témoignages accusent le fils du propriétaire des lieux, aujourd’hui arrêté par l’Armée Libanaise d’avoir jeté une cigarette en représailles contre la foule présente, provoquant ainsi l’explosion du carburant stocké sur place.

Selon le maire de Tlal, Joseph Mansour, l’entrepôt où la déflagration a eu lieu appartient à un certain Georges Rachid, et les citernes d’essence sont la propriété d’un habitant de Wadi Khaled dénommé Ali Sobhi Faraj qui se trouve en prison depuis 4 mois. 14000 tonnes de mazout et d’essence ont été retrouvés stockés dans les lieux. Mansour a démenti les rumeurs qui disent que ces entrepôts alimentaient la contrebande de fuel vers la Syrie.

Toujours selon le maire, des manifestants s’étaient rendus durant la nuit dans cet entrepôt après y avoir découvert du fuel stocké illégalement. Après plusieurs discussions, notamment avec les services de renseignement de l’Armée, il a été décidé de distribuer l’essence aux membres de l’Armée libanaise habitant dans la région. Toujours selon lui, la plupart des personnes présentes sur les lieux n’étaient pas originaires de Tlal.

Cet incident intervient alors que le Liban plonge dans une pénurie de fuel, avec plusieurs hôpitaux menaçant de fermer leurs portes faute de diesel pour alimenter leurs générateurs alors que les pannes de courant atteignent les 22 heures par jour, suite à l’annonce unilatérale par le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, de la fin du programme de subvention qui finançait jusqu’à présent ces achats.

Le chef de l’état met en garde contre la politisation du drame

Le président de la république, le général Michel Aoun, a indirectement répondu à l’ancien premier ministre Saad Hariri, qui l’accusait d’être à l’origine du drame, mettant en garde, lors de la réunion du Conseil supérieur de défense, contre « la politisation de la tragédie survenue à Tlal et l’exploitation du sang des martyrs pour lancer des slogans et lancer des appels qui révèlent clairement les intentions de ceux qui l’ont lancé et leur implication dans des stratagèmes visant à nuire au régime et à ses institutions.

Il appelle également la population à faire preuve de solidarité dans les circonstances actuelles.

Par ailleurs, le chef de l’état appelle les services sécuritaires à redoubler d’efforts face “groupes extrémistes pour créer une sorte de chaos”.

Le drame de Tlal, un autre résultat de la corruption selon Hassan Diab

Présent lors de cette réunion, le premier ministre sortant Hassan Dian a estimé que le drame de Tlal est ” le résultat de la corruption qui est devenue la norme dans le pays”, à cause des “corrompus qui monopolisent, amassent, fuient et privent les gens.”

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